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 Tomorrow may not be better

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Livio Gianelli

livio
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MESSAGES : 382
HOBBIES : Fantasmer dans son coin
HUMEUR : Généralement, peu avenante

MessageSujet: Tomorrow may not be better   Lun 18 Juin - 13:23

Why wont you come over here
We've got a city to love
Why wont you come over here
We've got a city to love


C’était un peu le bordel, sa vie, quand même. Livio venait de faire le point, alors qu’en plein boulot il ne songeait généralement à rien d’autre. Depuis un mois qu’il avait recroisé Valente dans cette ruelle où la haine était encore montée d’un cran entre eux, les choses ne s’étaient pas arrangées, loin de là. Ils s’étaient recroisés à plusieurs reprises. Jamais bien souvent, jamais bien longtemps. Mais suffisamment pour avoir encore l’occasion de tenter de se détruire l’un l’autre. Valente comme lui-même excellait dans cet art subtil qui consistait à s’en foutre plein la gueule sans jamais franchir la ligne jaune qui leur donnerait envie de s’entretuer pour de vrai. Tout était dans la provocation, l’exagération et tout ce qui allait de pair avec des paroles acides. Une attitude méprisante, des gestes qui rabaissaient l’autre. Tout était prétexte à faire souffrir son ancien meilleur ami. Car à chaque fois qu’il le faisait, son ventre s’ornait d’une délicieuse sensation d’excitation. Oui, cela le rendait totalement accro, à force de lui faire vivre un enfer. Ses journées entières passaient parfois, sans qu’il ne pense à autre chose qu’une nouvelle manière de lui faire payer. Ce qu’il avait fait, ce qu’il avait dit, ce qu’ils étaient devenus. Chaque heure de son quotidien se tournait vers l’envie de lui faire du mal, de toucher juste. Comme il le faisait parfois, bien que Livio refuse catégoriquement de le lui montrer.

Les blessures les plus superficielles avaient bien cicatrisé, et seules certaines perduraient en marquant son corps. Sa cuisse était toujours un peu faible, malgré les nombreux entrainements qu’il s’acharnait à faire chaque jour pour récupérer force musculaire et souplesse. Mais la douleur le renvoyait souvent dans ses pénates, d’où il sortait avec un bon aller simple pour son bureau et la paperasse. Ce qu’il détestait. Dès qu’il allait mieux, Livio ressortait sur le terrain, et tant qu’on ne lui appuyait pas sur sa blessure, les choses se faisaient plutôt bien. Il avait simplement perdu en vitesse de course, mais sa précision et ses stratégies n’étaient en rien altérées. Pas comme son caractère, encore plus noirci à l’idée de ne jamais récupérer totalement. Valente n’avait pas conscience que sa jambe lui était si précieuse ? Il connaissait pourtant le terrain, alors l’avoir réduit à un poste aménagé pour un pseudo handicap qu’il refusait de reconnaitre, c’était vraiment salaud de sa part. Heureusement, la douleur le quittait dès qu’il ne sollicitait pas trop son membre, et les missions qui ne demandaient pas de course poursuite étaient toujours aussi bien menées à terme par le militaire, qui refusait tout traitement de faveur. A part quelques cicatrices qui devaient même être là avant, Livio n’en ayant plus vraiment souvenir, seule celle de son bras était encore présente et fragile. Sa peau, brûlée profondément et restée sans soin pendant trop de temps, était devenue un peu cartonnée au toucher, et il avait perdu toute sensibilité à cet endroit précis. La peau était un peu rosée, mais de ce rouge qui e cicatrisera jamais. On sentait que cette zone était morte sous la morsure du métal brulant, et elle resterait comme cela éternellement. On pouvait voir distinctement le cercle du canon de Valente, là où la peau était la plus abîmée, alors que la périphérie de la marque était un peu moins rouge car brûlée par diffusion de chaleur.

Livio y avait passé de la crème pour retrouver la douceur de sa peau, mais celle-ci restait un peu dure et rigide à cet endroit. Définitivement morte, cette partie de lui symbolisait son amitié avec Valente. Encore présente, mais recouverte par la mort et la nécrose. Quelque chose d’irrécupérable et d’immuable. Le jeune homme aimait cette marque, qui dessinait presque un soleil sur sa peau, et qui lui faisait parfois mal quand il l’effleurait. Mais mal au cœur, et non sur une peau qui ne sentait plus rien, qui ne sentirait plus rien même en étant brûlée à nouveau. Elle lui rappelait le visage apeuré de Valente. Le plaisir qu’il avait eu à le voir ainsi, et aussi la pulsion qui l’avait poussé à vouloir le dominer là tout de suite. Avec le recul, il se rendait compte à quel point cette pensée était dérangeante, inacceptable. Mais il était incapable de s’en détacher, et repensait sans cesse à ces lèvres, qu’il aurait dû embrasser alors que le timing était parfait. Si seulement il l’avait fait ... Juste pour voir. Valente le haïrait encore plus, et la violence serait sans aucun doute à son apogée entre eux. Comme si, actuellement, ils avaient encore une marge de progression. Mais Livio y croyait, et savait bien que quand il frappait Valente, il pourrait se montrer plus cruel. Il cherchait simplement à lui faire mal, et ne désirait pas lui laisser de séquelles trop importantes, handicapantes. Il refusait de le réduire à l’état de larve car alors il n’aurait plus pris aucun plaisir à le voir se débattre contre lui.

Et, si le moral n’était pas au plus haut, c’était également à cause d’Ilana. Son nouveau sous-lieutenant, elle remplaçait Luca. Il la détestait. C’était une femme, incompétente de ce qu’il avait pu voir, dangereuse, jamais ponctuelle, incapable de lui obéir ou de remplir les papiers liés à leur boulot. Elle mangeait comme quatre, disparaissait pendant des jours sans l’en informer, le mettait perpétuellement dans la merde et s’en moquait. Elle le méprisait alors qu’il avait essayé de faire fi de ses états de services peu reluisants. Personne ne voulait d’elle, alors il avait accepté de la prendre sous son aile et de lui laisser une chance mais ... Si seulement elle avait été volontaire, motivée pour travailler correctement. Luca était mauvais sur le terrain, mais on voyait qu’il était dévoué à son travail et respectueux envers son supérieur. Livio ne comprenait même pas comment elle faisait pour avoir autant d’insolence dans une si petite bouche. Elle se montrait insupportable et gâchait tout son potentiel dans des erreurs stupides, ou un manque d’encadrement qu’elle fuyait comme la peste. Ilana était un caillou pointu dans sa chaussure, collé à la super glue sur sa semelle. Bref, un élément gênant qui chaque jour le faisait regretter son ancien subordonné. Mais il s’était juré de laisser Luca à l’abri, maintenant, et en plus le jeune homme lui en voulait beaucoup et lui parlait à peine. Sauf pour le supplier de le reprendre, avec son regard si attendrissant ...

Livio avait du prendre sur lui pour refuser. Luca n’était pas son genre, mais son expression était totalement renversante, avec ses larmes au coin des yeux. Mais Livio avait tenu bon. Et il se coltinait une Ilana dont il devait faire tous le boulot dont madame refusait la charge. A savoir, beaucoup de papiers chiants à remplir. Livio non plus n’aimait pas particulièrement cela, mais il fallait le faire alors il s’exécutait sans broncher. Ou en bronchant un peu, voire pas mal mais sans aucun succès. Cette fille était apparemment dépourvue d’amour propre, pour à ce point refuser de lui répondre sans péter un câble, et pour continuer ses accès de n’importe quoi malgré les menaces de son supérieur. Normalement, elle devrait avoir envie de bien se faire voir par Livio, au lieu de quoi elle se trimballait dans tous le GDP sans rien avoir à faire des regards amusés, pire en s’en moquant elle-même. Et elle le faisait devenir fou, à disparaitre il ne savait où du jour au lendemain pour revenir crottée, épuisée, une prise en main et un grand sourire sur le visage. Le genre d’expression qui veut dire « je te l’avais bien dit ! » et qui le mettait totalement hors de lui sans qu’il ne trouve rien à redire sur son résultat. Et Livio savait que ses propres supérieurs marchaient aux résultats. Si Ilana en avait de bon, il ne pouvait pas faire grand-chose si ce n’est continuer à la sermonner en espérant un jour que les choses évoluent et qu’elle grandisse, toute gamine qu’elle était.

Ce matin c’est donc tout cela qui tournait en boucle dans sa tête, alors qu’il avait été mandaté pour recueillir un témoignage d’un protégé très important du gouvernement. Apparemment une mission classique, qui ne solliciterait pas trop sa jambe. Mais c’est lui qui avait été envoyé malgré tout, à cause du risque important de complications. Les opposants au GDP pouvaient très bien avoir envie de supprimer celui qu’il voulait interroger. Après tout, c’était un traitre qui comptait lui révéler la cachette d’un des plus grands Stella de la ville. Stella. Un mot un seul qui résumait la haine que Livio éprouvait pour cette fille qu’il traquait depuis longtemps. Elle se disait être américaine, mais c'est parce que son pactisant aime cette nationalité. Elle disait être chanteuse, mais elle ne fait que pousser trois notes sur une guitare et laisser son pactisant faire le reste. Un rêveur, qui se fait peu à peu bouffer par son pouvoir immense. Livio ne saivait pas encore quel était ce pouvoir ni ce qu'elle cherchait à Milan, mais une chose était sûre : elle n'était pas comme les autres. Elle parlait trop, divulguait des choses à tout le monde, et surtout elle lui échappait avec une aisance remarquable. Hailey, c'est un peu LE mythe puisqu'il ne l'a vue qu'une ou deux fois, traînée de cheveux blancs filant dans le soir. C'est LE stella par excellence, celui qu'il faut haïr et traquer. Et Livio s'en mordait les doigts, ses nuits se hantant de son ombre et de son rire, fugace. Elle le passionnait depuis, elle le fascinait, il la détestait, il la désirait. Il la voulait sous le canon de son arme, il voulait la piétiner de ses propres pieds. Mais ce qui est sûr c'est qu'il faudrait commencer par la trouver. Milan paraissait bien grande, tout à coup, et Hailey se jouait totalement de lui et des limites de la ville. Autant dire que l’information qu’il allait recueillir paraissait importante ...

Mais c’est en passant dans une petite rue calme qu’il comprit. Cette rue était normalement animée, par les commerçants du coin qui aujourd’hui avaient tous fermés boutique. Elle était moins éclairée, et totalement déserte. Même les chiens se terraient sous l’ambiance lourde qui en découlait. Une odeur de danger que seuls les animaux peuvent détecter avec autant de finesse. Et Livio, tout à ses réflexions, ne l’avait pas senti venir. Une embuscade, c’était évident. Le militaire ne tenta même pas de se retourner, car il savait qu’au moins deux hommes bloquaient déjà sa retraite. Tout à coup, il regrettait de ne pas avoir un sous-lieutenant performant. Avec sa jambe, ça allait être compliqué de courir pour leur échapper. Ne restait alors qu’une solution, l’affrontement de face. Livio soupira, certain de s’en sortir malgré tout, même si un renfort en la personne de Jilano n’aurait pas été de refus. Il était plus faible, ces derniers temps, et seul Valente parvenait à ranimer sa haine et sa combativité. Il était bien meilleur quand il détestait son adversaire, aussi ne se sentait-il pas vraiment d’humeur à tuer des innocents qui agissaient sur commande sans même savoir ce qu’ils faisaient là, pour la plupart.

Le blond soupira encore, et regarda autour de lui. Ils étaient six. Ça allait être un peu plus compliqué que d’habitude, et Livio se dit que ses adversaires avaient du se renseigner. On envoie rarement autant de monde sur une seule cible au risque de se gêner. A moins de connaitre l’ennemi et d’avoir mis en place une stratégie qui avantageait leur nombre. Ce qui, au vu de leur placement et de leurs mouvements, semblait être le cas. Livio se dit tout de même que la tâche ne serait pas aussi aisée que prévu. Et quand ils se mirent en cercle asymétrique autour de lui pour l’attaquer de tous les côtés et sans relâche, exploitant bien sa blessure à la cuisse, Livio dut se préparer à recevoir. Alors qu’il n’avait réellement pas envie de se confronter à eux. Il n’avait plus l’envie de grand-chose, à part de refaire le portrait à Valente Genovese. Les coups commencèrent à pleuvoir, mais Livio en donnait autant qu’il en recevait et réussissait à mettre en place une stratégie visant à accepter tous les coups qui n’avaient rien de vraiment vital ou dangereux, ou ceux qui le cloueraient sur place de douleur. Autant faire le tri, puisqu’il ne pourrait pas tous les éviter. C’était donc une sorte de danse complexe qu’il commença, grimaçant souvent mais rendant toujours les coups d’un geste précis et bien plus efficace que celui qu’on lui donnait. Ils n’étaient pas des amateurs, mais pas non plus les meilleurs combattants que Livio ait vu.

Mais bordel, un contre six il n’était pas vraiment en bonne posture. Et Livio savait que l’épuisement qu’ils avaient choisi comme tactique principale marchait souvent bien sur un adversaire isolé. Il avait beau être résistant et patient, à six ils le seraient plus, au bout d’un moment, car pouvant se relayer. Et c’est à ce moment là que les choses se compliqueraient. Rapidement. Mais le militaire, stoïque en toute circonstance, se disait que les choses arriveront comme elles se devaient d’arriver. Et tant pis pour les conséquences.

Old time grudges
Will die so slowly
I know you miss the
Way I saw you
And cold
You're so cold
You're so cold
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Valente Genovese

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MessageSujet: Re: Tomorrow may not be better   Mer 19 Sep - 5:04

When the life in your eyes wants black
Things return
You've come back
With your body and mine raised up
It's good to see you once more



Aujourd’hui était symbolique. Cela faisait assez de temps pour que Valente puisse retirer ses habits de deuil. Il avait donc troqué ses habits et chapeau noir pour une veste grise et un chapeau blanc, comme sa chemise. Ca lui avait manqué il fallait dire. Mais porter la mort de son cousin avait été éprouvante et pour ça aussi il était soulagé de s’autoriser à moins y penser. Car il y avait quelque chose d’étrange, plus les jours passaient, plus sa colère retombait. Elle remontait plus que de raison à chaque fois qu’il recroisait cet abruti de blond gominé. Et sa tension crevait des plafonds. Combien de fois s’était-il retenu de le matraquer avec la crosse de son arme ? Il ne comptait plus. Mais non. Tout était bien pus vicieux, ils en venaient rarement aux mains maintenant, pansant chacun leurs plaies. Mais chaque blessure était régulièrement ouverte à nouveau par le poison qui se répandait de leurs lèvres. Si Valente savait plutôt bien sur quoi taquiner le meurtrier, il se révélait que Livio était tout aussi doué à ça, et ne s’en privait pas. Ils se connaissaient trop bien et c’était extrêmement dangereux. Car même sans montrer que ça le touchait, Livio le voyait quand même, et en rajoutait une couche, pour voir le sang du mafieux arriver à ébullition par sa faute. Il prenait son pied. Heureusement que Val arrivait à lui rendre suffisamment la pareille. Car il s’avérait qu’ils avaient aussi ça en commun. Ils adoraient voir l’autre lutter pour ne pas sauter à la gorge de son interlocuteur car on avait appuyé sur un point un peu trop sensible. Et il se défendait bien le bougre. Et rien que d’y penser, ça lui redonnait envie de lui encastrer la tête dans le mur.

Et parfois, seulement parfois, il repensait aussi à certaines émotions qui le prenaient. Qui l’avaient prit, comme durant cette altercation il y avait approximativement un mois. Cette envie de le posséder, de le voir autrement. Car Livio avait ce charisme fou et magnétique. Et quand il était en colère, ça prenait Valente à la gorge. Lui qui adorait les belles choses autant que les choses qu’il considérait comme digne d’intérêt et même sexy, il était servi. Jamais au grand jamais il n’avait regardé son meilleur ami de la sorte à l’époque. Du sexe, il pouvait en avoir avec n’importe quoi, quand il le souhaitait. Avec Livio, il voulait juste discuter, rire, boire, et faire quelques fois des conneries. Avec ce nouveau Livio, des nouvelles envies étaient apparus. Et c’était tordu à vrai dire, car pourquoi voudrait-il chauffer l’homme qui avait tué son cousin par excès de zèle ? Il avait envie de l’énerver, de le faire souffrir, et même de le faire bander. De le faire plier. A vrai dire ce n’était même pas pour asseoir un quelconque pouvoir non, ce qu’il avait envie, c’était de la baise. Avec Livio. Il avait murement réfléchi cette envie qui paraissait stupide au premier abord. Bien sur qu’il avait toujours cette envie de le faire plier, de lui prouver que c’était lui le plus fort. Mais le regard de haine, de mépris, moqueur que lui lançait parfois Livio lui donnait trop d’envie. A vrai dire, il avait peut être canalisé ses envies de meurtre et de vengeance en quelque chose de plus tordu. Car assurément, ça l’était. Et ça posait de nombreux problème. Avec sa famille. Avec sa sœur.

Valente n’en voulait pas à Lucilla. Elle s’était inquiétée, était tombé sur quelque chose qu’elle n’aurait pas du voir, soit, ça arrivait. Et Lucilla était une fille intelligente. Le problème c’était que le rien n’avait de sens dans le désordre qu’était devenu la vie du cadet de la famille. Du coup, ça avait été compliqué d’expliquer à sa chère petite sœur qu’il valait mieux que pour l’instant, elle ne parle pas de ses problèmes avec Livio. Ce cher agent du GDP. Il se doutait que jamais son ex meilleur ami ne ferait quelque chose de concret contre ses sœurs. Même s’il avait menacé la sienne. Car jamais il n’aurait touché non plus un cheveu de Lucia. Jamais. On ne touchait pas aux enfants. Ce n’était même pas une règle, c’était normal. Mais Lucilla avait aussi cette facilité à se mettre dans les ennuis. Franca était bien plus insouciante et malgré son sale caractère, elle n’allait pas où ça sentait mauvais. Lucilla si. Et ça l’embêtait. Car comment lui expliquait que Livio son meilleur ami, enfin, ce qu’il en restait, était responsable de la mort de leur cousin, qu’il le savait, mais qu’il ne l’avait ni tué, ni dénoncé ? Elle ne savait pas tout, mais était capable d’en parler un peu à tord et à travers. Et ça l’embêtait. Car c’était son problème. Un très gros problème d’ailleurs. Qui lui faisait encore mal vu toute la violence dont il avait fait preuve avec lui. Mais comme il le lui avait bien rendu, ça passait au final. Mais comment rassurer sa sœur avec ses bleus et ses marques ? Quel goujat ce Livio.

Il aurait du déjà l’avoir tué, quand parfois la même haine bouillonnait dans ses veines comme au premier jour. Mais il ne pouvait pas, il n’avait pas pu la première, ni la seconde fois. Et plus le temps passait, moins ça semblait facile. Mais pourtant il le détestait. Différemment. Et c’était pour ça qu’il avait besoin de trouver un autre échappatoire qui le concernait. Et pour Valente, ça avait été évident que ça tombe sur le sexe. En ce moment il était un peu trop hargneux d’ailleurs. Depuis la mort de son cousin et de son amitié, il ne faisait plus l’amour, il baisait. Et plus récemment, il baisait en imaginant parfois des cheveux blonds et des mots méprisant plein la bouche. Et ça l’énervait encore plus alors il ne laissait aucun répit à son coup d’un soir. Homme comme femme. Valente était rarement serein ces derniers temps et tout était prétexte à l’explosion. Un action de travers, son frère, une balle mal placée, un ordre mal exécuté, son frère, Livio, son père, sa situation, ses envies bizarres et son FRERE ! Putain mais Cristiano le rendait dingue ! Et blabla que je suis le plus fort, que je peux tout endurer, que je suis meilleur que Valente, que je suis le prochain parrain, que je vais trouver qui a causé cette tâche au sein de la famille. Mais c’était juste qu’un ROBOT ce mec ! Putain ça le rendait malade. Soit il était mal baisé, soit pas baisé du tout ce qui était aussi plausible car personne ne pouvait supporter cet arrogant antipathique connard de première catégorie. Et il faisait de son mieux pour l’éviter pour ne pas qu’ils aient encore à se mettre sur la gueule. Parce que bon voilà, il en avait assez d’avoir mal quand il marchait, quand il mangeait, sa mâchoire le faisait encore souffrir, quand il regardait son image dans le miroir en voyant les dernières traces de coups s’effacer. Putain pourquoi il avait pas un meilleur ami pour en parler merde !

Il attrapa sa veste et sorti dehors pour prendre l’air car ça devenait étouffant. Lui-même s’étouffait à ressasser et penser à lui sans cesse. Il s’alluma une cigarette, car sa grand-mère devenait assez tatillonne sur le sujet à l’intérieur de la maison et ça l’énervait de ne plus pouvoir fumer sa nicotine à volonté alors il était obligé d’aller se les cailler dehors ! Heureusement qu’il ne pleuvait pas.. Et merde maintenant il allait forcément pleuvoir maintenant qu’il l’avait pensé, c’était évident. Il n’espérait pas, pas alors qu’il avait enfin rangé son habit noir au placard. Il était tellement énervé qu’il s’en grilla deux avant même d’arriver à son café préféré. Là pour le coup, il aurait bien échangé une belle joute verbale avec Livio, histoire d’évacuer un peu sa haine contre quelqu’un qui l’avait mérité. Enfin, Cristiano l’avait mérité, mais c’était un peu tendu au sein de la famille. Sa tante était toujours à la maison, elle encore en noir et son père ne décolérait pas sur ce qui s’était passé. Et parfois Valente le soupçonnait de savoir qu’il ne disait pas toute la vérité. Alors il s’esquivait d’une pirouette, promettant qu’il trouverait ce meurtrier pour lui faire sa fête. Alors qu’il savait très bien à qui il avait à faire. Il s’attabla au bar et commanda un café, il était trop tôt pour de l’alcool et maintenant, il n’avait plus personne pour le ramener chez lui.

Cette amère constatation – encore plus amère que le gout du café- lui fit un pincement au cœur. Car quand il n’était pas en colère, il était un peu triste. Ce qui arrivait rarement car dès qu’il était un peu triste, il se forçait à être de nouveau en colère. Parce que Valente n’était pas triste. Il était sanguin, avait besoin d’action, de choses à faire, à vivre, là c’était le cas… Mais tout seul… Et ça oui, quand il y pensait un peu trop, ça le rendait triste. Alors il alluma une autre cigarette pour finir son café et sorti le cœur un peu plus lourd, navré de constater qu’un simple café pouvait à ce point retourner son humeur en deux. Il n’avait rien de bien spécial à faire aujourd’hui. Ce soir il avait une lourde soirée à l’Argenta alors il pouvait se permettre de prendre un jour un peu off. Mais la poisse le suivant, ainsi que l’habitude, il se retrouva rapidement dans le genre de quartier de Milan où il fallait, disons, faire attention à soit. Ce n’était pas le plus glauque, le plus excentré, mais il y avait pas mal de divergences de point de vue et de bande pas forcément amicale. Mais qu’on ne vienne pas trop le taquiner car là ce n’était pas le moment. Sauf que ça, le mec venant de le héler dans son dos ne pouvait pas le savoir. Il se retourna donc tranquillement, pensant qu’en fait il était bienvenu car ça allait lui faire un peu de distraction, lui permettant d’oublier un peu ses problèmes.

- Dégage de là, t’as rien à faire ici.
Valente se permit de sourire.
- Ici ou là j’ai un peu le droit d’être partout dans cette ville tu sais. Et en plus si tu me dis que je ne peux pas, évidemment que je vais avoir envie d’y aller.
La suite se déroula rapidement. De toute façon le virtuose de la gâchette l’avait vu venir. Avant même qu’il ait terminé sa phrase, l’autre avait déjà fait mine de dégainer. L’arme de Val était déjà dans sa main. Il était trop proche pour qu’il puisse le manquer mais il se permit de viser brièvement avant de le faire taire à jamais, ayant visé dans sa gorge. Bon lui déjà il ne ferait plus chier. Mais il garda son arme en main et commença à faire attention, si quelque chose se tramait, bien valait être prudent, surtout qu’il était seul. Il ne rencontra personne d’autre et suivit au bruit ce qui semblait être un beau règlement de compte à mains nues.

Et quelle ne fut pas sa surprise, ou sa non surprise car à force, il avait l’habitude et ne croyait plus au hasard, de tomber sur celui qui lui faisait passer ses journées à une tension anormalement élevée. Le bien nommé Livio Gianelli. Mais ce n’était pas lui le meneur, c’était lui qu’on passait à tabac. En même temps il avait du ‘avoir bien cherché. Ca lui arrivait de faire de la merde aussi. Bien qu’à six contre lui c’était presque un peu léger. Quoique il semblait commencer à rencontrer quelques difficultés. Valente renonça à s’appuyer contre un mur pour ne pas salir sa chemise mais l’intention y était. Il jeta sa cigarette entamée pour en commencer une autre avant de faire d’une voix forte.

- Ba alors Livio, je te croyais capable de mieux gérer que ça.

Il tira sur sa cigarette en l’observant. Décidemment quoi qu’il fasse, ses pas et les rues de Milan le ramènerait toujours à lui.

La rage s'enrôle au coeur de l'atome
Nos vieux fantômes, I want go to home
L'espoir nous ronge, faites place au virus autonome
Si je pardonne, je m'offre encore
Je tremble et raisonne
Je reste, je cherche
Si j'oublie je donne
Ma vie mon ombre en somme
Jamais ne m'abandonne
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Livio Gianelli

livio
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MessageSujet: Re: Tomorrow may not be better   Mer 19 Sep - 11:23

A l’origine, Livio n’était pas quelqu’un de violent ou bagarreur. Durant toute sa scolarité, il avait davantage été le bon élève, le studieux petit assidu qui se comporte comme il faut pour ne pas causer d’ennuis à ses parents. Il avait toujours voulu être stoïque, et même en se prenant des réflexions que son comportement sage attirait, il ne ripostait jamais. A l’époque, il était bien plus mince et moins musclé, en somme il tenait plus du rat de bibliothèque que du meneur de bande. Il était donc loin d’avoir appris la bagarre dans la rue ou sur les bancs de l’école, comme Valente l’avait fait dès son plus jeune âge. N’ayant pas non plus de frère auquel s’opposer, Livio avait grandi dans l’ignorance des coups et des meilleures méthodes de combat à mains nues. Ce n’est que tardivement qu’il avait pu rentrer dans ce monde et en découvrir les subtilités. Avec son entrée à l’armée, les choses avaient déjà parues compliquées. Parce que c’est un monde impitoyable, où les jeunes recrues s’en prennent plein la gueule jusqu’à pouvoir montrer suffisamment de force pour s’intégrer au peloton de tête. Un fonctionnement plus qu’archaïque qui régissait absolument tout le camp dans lequel il s’était jeté tête la première. C’était marche ou crève, et les supérieurs ne faisaient qu’observer l’ensemble pour évaluer la motivation, la force morale et physique des nouvelles recrues. Un gigantesque bizutage organisé et approuvé par l’ensemble de l’organisation militaire, dont Livio avait fait les frais.

Il se souvenait encore de son arrivée, tout timide au milieu de certains balourds qu’on envoyait là parce qu’ils n’étaient bons à rien d’autre. Des racailles de la pire espèce qui vouaient leur existence à l’affrontement, la guerre, et finissaient donc logiquement dans un camp militaire qui n’avait plus que la rigueur, l’obéissance et le respect à l’autorité à leur apprendre. Livio avait ça, mais il lui manquait la persévérance, la force, la volonté et la condition mentale pour se forger le corps. Les premières semaines, les premiers mois avaient été durs. Livré au milieu d’autres, on l’avait chahuté dans tous les sens, le traitant de tous les noms possibles, et évidement celui de tapette. Or, Livio savait depuis son plus jeune âge qu’il n’était pas attiré par les femmes que ses compagnons de chambrée affichaient à présent nues et dans des postures équivoques sur les murs du baraquement. Il ne savait pas pourquoi, comment. Ne savait pas d’où cela venait, et longtemps il avait cru à une maladie. Il n’avait donc approché aucun garçon au lycée, se contentant de les regarder en coin dans les vestiaires pour savoir s’il était au moins excité par les corps bien formés des athlètes de sa classe. Et la réponse avait été oui. Les lignes des muscles bien formés l’attiraient, tout comme la courbe d’une fesse ou le gonflement dans un boxer bien serré. Autant de preuves qui ne l’avaient pas vraiment rassurées. Il aurait préféré n’être excité devant rien, pour ne pas mettre ses parents dans l’embarras.

Mais dans son lit, le soir, quand la puberté vint le cueillir, il ne pouvait s’empêcher de fantasmer sur le capitaine un peu trop m’as-tu vu de l’équipe de foot du lycée. Oh oui il le voyait, avec dans le regard la même lueur d’envie que les filles de sa classe et des autres sections. Il était comme une minette en chaleur, même s’il ne lui accordait jamais aucun regard, à lui. C’était pitoyable. Mais il l’imaginait quand même alangui contre lui, nu sous son short de sport, le regard voilé par le désir coupable. Et Livio l’obligeait à se montrer conciliant, il jouait avec lui. Il lui faisait beaucoup de bien, mais rarement ses rêves allaient au-delà d’une simple gâterie proférée en douce dans un vestiaire. Du moins à cet âge. Et il essayant d’être rapide, car il avait vraiment honte de ne pouvoir bander en pensant à une jolie fille ou devant un magazine masculin. Il ne l’avait dit à personne à cette époque, et bien plus tard seulement à sa mère, en lui présentant Natale. Mais il mettait maintenant sa main à couper qu’elle le savait déjà. Carmen était une femme intelligente et elle disait toujours qu’elle connaissait son fils « comme si elle l’avait fait ». Tout ça pour dire qu’en entrant à l’armée, son homosexualité était encore un grand secret, même si les sobriquets l’affublant de ce statut ne manquaient pas. Si seulement ils savaient qu’ils étaient dans le vrai et que ça lui faisait bien plus mal encore que la simple moquerie … Il était donc le pédé du groupe, pendant longtemps. Et les mimes salaces, les propositions de se soulager, les humiliations avaient continué longtemps.

Jusqu’à ce que Livio puisse enfin se défendre. A cause du traitement qu’on lui réservait, le jeune homme s’entrainait deux fois plus que n’importe qui, se musclait bien plus vite et travaillait sa concentration davantage que tous ses camarades. Ce qui lui permit de plonger dans le monde de la violence et du combat. Les premiers ne furent pas fameux, puisqu’il ne savait pas comment utiliser sa force nouvellement acquise ni comment faire bouger son corps en même temps que son cerveau. Mais à force de combats organisés le soir par ses coéquipiers durant lesquels il avait servi de punching ball un certain temps, les choses avaient évoluées. Il avait appris à se battre sans que personne ne lui montre, sans d’autre guide que la souplesse de ses muscles et les coups qu’ils prenaient. Depuis, c’était certainement ce que Livio préférait. Se battre à mains nues, au corps à corps. Sentir ses membres rouler sous l’effort, prédire le mouvement de l’autre, l’esquiver, riposter. Une danse à laquelle il s’adonnait sans relâche depuis des années, et qui avait encore gagné en assurance et en efficacité depuis qu’il avait connu Natale. Parce que trouver enfin quelqu’un avec qui assumer ses envies lui avait permis de comprendre qu’il n’était ni malade ni dégénéré. Qu’il n’avait pas à avoir honte de lui-même. Il avait le droit de vivre comme ça, même s’il était légitime qu’il préfère le faire discrètement pour ne pas s’attirer des réflexions désagréables. Et il était devenu encore plus fort, capable de s’enfermer dans une bulle tout en anéantissant ses adversaires. Jamais sans raison, mais toujours efficace, Livio avait appris à aimer avoir du sang sur les mains.

Et là, il aurait dû être au paradis. Parce que, ne pouvant battre celui qu’il désirait voir roué de coups, il avait l’occasion de se défouler. Et il le faisait, oh oui. Autant que possible. Chaque coup reçu était un délice parce qu’il lui permettait de s’énerver et de taper plus fort encore. Il brisa quelques nez et mâchoires, mais cela ne dissuadait pas ses adversaires qui paraissaient prêts à tout pour prendre le dessus sur lui. Et Livio imaginait perpétuellement que c’était Valente qu’il mordait, dont il entendait les os se briser contre ses phalanges. Dont le sang maculait ses poings et aspergeait son visage et son débardeur blanc. Dans une situation où son espérance de vie serait moins précaire, Livio aurait trouvé ça excitant. Non, en fait c’était le cas malgré tout. Parce qu’il savait de toute façon que sa vie ne tenait qu’à un fil, et cela depuis qu’il avait abattu le cousin de son ancien meilleur ami. Alors chaque jour était comme un supplément, comme un petit moment de répit aménagé par Valente qui s’amusait à jouer avec ses nerfs. Il ne tarderait sans doute pas à payer pour son crime, sans doute que la famille respectait encore l’âme du défunt et attendait la fin de la période réglementaire de deuil, où la violence était mise de côté pour rendre hommage à celui qui était parti. Mais bientôt, il y passerait, la famille Genovese se regrouperait pour décider du sort le plus horrible à lui préserver. Alors sa présence sur cette terre était en sursis, et donc la situation était excitante. Il avait l’impression de vivre, et en fermant les yeux il pensait à Valente. A son visage déformé par la colère, la peur … Et il y associa son premier fantasme de lycée, voyant tout à coup ses traits tordus par un plaisir non désiré mais coupable, intraitable.

Il sourit doucement, amortissant un uppercut au ventre en assouplissant celui-ci, se forçant à respirer profondément. Il serait sûrement capable de le faire crier de plaisir, parce que Valente adorait le sexe, et Livio était convaincu qu’une bonne pipe était une fellation faite par un homme. Il fermerait les yeux pour ne pas penser que c’était lui qui la lui prodiguait, mais il prendrait son pied comme jamais. Les femmes ne savent pas ce qu’il y a de bon là-dedans, elles n’y prennent donc pas de plaisir et ne peuvent donc pas être vraiment efficace. Livio aurait aimé soumettre son ancien ami de cette manière, oh que oui. C’était un doux rêve qui lui donnerait tant de pouvoir sur lui, tant de glorieuses victoires. En le soumettant par le sexe, c’est clair qu’il parviendrait à se venger un peu plus à chaque fois, et Livio était convaincu que cela apaiserait sa rancœur et sa haine. Mais pour l’heure … pour l’heure il était en mauvaise posture. Continuant à maintenir égales les forces des deux parties, Livio savait pourtant qu’il perdait son avantage et que ses forces faiblissaient, doucement mais sûrement. Mais il ne renoncerait jamais, il ne leur donnerait pas satisfaction aussi facilement. Tant pis s’il devait y laisser un bras, des dents ou des côtes avant de passer l’arme à gauche, ce serait dans la fierté et pas autrement.

- Ba alors Livio, je te croyais capable de mieux gérer que ça.

Le militaire blond ne put empêcher un sourire de naître sur ses lèvres, alors que ses adversaires tournaient la tête vers l’intrus, jaugeant de sa dangerosité. Aussi, Livio put croiser son regard moqueur. Et une vague de chaleur bestiale envahit son être et surtout le bas de son ventre, sans qu’il puisse l’en empêcher. Valente était devenu sa drogue, le déclenchement de sa colère, de sa puissance. Il alimentait son corps au moins autant qu’il avait empoissonné son cœur. Et le voir là, enfin de nouveau lui, aussi arrogant, bien habillé et acide qu’à l’accoutumée. Ça faisait du bien, ça faisait longtemps. Livio remerciait chaque fois le destin farceur qui les faisait se rencontrer. Parce que, malgré ses dires, il avait besoin de voir son ancien meilleur ami. De le voir, de lui parler, de lui faire du mal, de le repousser autant qu’il l’attirait. C’était bon. Il ignora la remarque dans un premier temps, se contenant de lui sourire presque avec soulagement. Et puis ses adversaires, estimant que le dandy n’était pas dangereux et encore moins s’il ne se mêlait pas à la danse, reprirent leurs activités. Livio déborda quelques minutes de volonté, en mettant un au tapis, puis un autre. Mais toujours ils se relevaient pour revenir à la charge. Soudain, ils réussirent à l’immobiliser, lui donnant un coup décisif derrière les genoux, le faisant s’effondrer. Ils se mirent donc à six pour l’immobiliser et le maintenir à terre. Dans un éclat de rire sans joie, Livio lança à l’attention de son ancien ami tout en se défendant tant bien que mal :

- Ouais ouais, je gère alors dégage de là, Val. J’ai pas besoin de toi.

Et à ces mots, Livio loucha sur un canon de revolver qui vint se pointer sur sa tempe, appuyant le froid du métal contre sa peau. Cela lui rappelait la brulure de Valente, qui irradiait doucement sur son bras. Il grimaça. Contrairement au mafieux, cet homme-là n’hésiterait pas, il le voyait bien dans ses yeux. Il allait le tuer. Alors il lança à Valente une dernière provocation, tandis qu'il entendait le cran de sécurité sauter dans un "clic" peu assurant.

- Désolé, chéri, j’aurais bien aimé n’être qu’à toi mais on dirait que ça s’arrête là pour moi.

Il lui fit un clin d’œil, un dernier sourire sur les lèvres. Alors c’est cette vision de Val, qu’il emporterait. Pas jusqu’au paradis, mais peu importait. C’était une belle mort, quoiqu’un peu prématurée. Il n’avait pas pu lui rendre suffisamment violemment la déception qu’il lui avait infligé en se comportant de la sorte. Il regretterait peut être au moins de ne pas l’avoir livré plus tôt à ses propres bourreaux, experts en la matière, pour lui faire payer son erreur fatale.
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