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 Vito Vargas.

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Vito Vargas

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MESSAGES : 363
AGE : 27
LOCALISATION : Lyon.
HOBBIES : Me piquer à la nitro'.

MessageSujet: Vito Vargas.   Mar 8 Juin - 19:21

Buongiorno- buongiorno. (Ouarf, ils y croient, ils y croient que je sais parler italien.)

Hem … Après avoir cassé les pieds de tout le monde en tant que Jadis avec mon envie de jouer Mirko, et quelques autres plombes employées à repousser le moment de faire cette fiche 8D … Héhéhé … est venu le moment de poster. Bonne lecture les petits amis.
C’est à croire que ma mère a une vie sociale plus remplie que la mienne, au vu du temps passé à faire l’autiste derrière des fora de rp’.

Thèmes musicaux ♫ :

« Hells Bells » - The Dandy Warhols.
« Eat Me, Drink Me » - Marilyn Manson.
« Horse Pills » - The Dandy Warhols.
« Corrupt » - Depeche Mode.


La vostra identità
NOM; Vargas.
PRÉNOM; Vito.
SURNOM; Ouais, ouais. C'est ça. Amusez-vous à m'en donner un, que je rigole aussi.
SEXE; Quand vous voulez. (Hmm, masculin, si ce n'était pas évident.)
DATE DE NAISSANCE; 28 Février 1999. Ce qui lui fait 27 ans.
LIEU DE NAISSANCE; Rome.
SITUATION SOCIALE; Célibataire. Mais là aussi, c'est quand vous voulez.
NATIONALITÉ; Italienne.



La vostra persona
INTÉRIEUR; Vito Vargas, soyons clairs, est loin de constituer un modèle de gentillesse. Il n’est pas un mauvais bougre, pas plus que son fond ne saurait en être qualifié, mais la trame de son passé est tissée par une délinquance qui, bien que plus ou moins dépassée, ne peut que mouler un certain caractère. Des antécédents du jeune homme est née une attitude toute particulière le définissant aujourd’hui. Il va de soi que cette dernière est parfaitement assumée ; il faudrait accorder un peu trop de crédit à un hypothétique sens du tact de la part du jeune homme pour espérer déceler chez lui un semblant de malaise envers ce qu’il est. Ou ce qu’il n’est pas. Surtout ce qu’il n’est pas.

S’il se donnait la peine de sacrifier ne serait-ce qu’un fragment de son planning à la compagnie d’êtres normaux, l’on verrait peu de temps s’écouler avant que ceux-ci n’en arrivent à décider, d’un accord tacite, que Vito n’était qu’un abruti de rustre. Voire un abruti tout court. Ou un gros con. Dans la forme, il faut reconnaître que c’est bien la seule image que peut dépeindre son allure de délinquant, mais ne nous attardons pas sur le physique ; préférons-lui plutôt les faits, instrument favori des juges pressés de rendre leur sentence …

Les actions du scientifique de terrain sont autant d’illustrations d’un tempérament brutal et coléreux. Prompt aux réactions peu réfléchies, Mr. Vargas peut se targuer d’être doté d’un sang chaud qui ne fera qu’un tour avant de lui dicter l’attitude à ne pas tenir. Ne nous y trompons pas : les critiques ne l’atteignent pas mais il se plaît à leur retourner un écho matériel – physique, pour donner dans l’euphémisme. En outre, il a la réplique facile et possède pour ce faire une verve peu commune qui n’a pu que renforcer son goût pour les confrontations bien souvent inutiles. Ecorcher son interlocuteur d’un petit mot glissé avec soin au beau milieu d’une réponse, même banale, est l’un de ses péchés mignons. De par son naturel fonceur, il n’est pas inhabituel pour Vito de répondre au quart de tour lorsque survient un élément perturbateur, et il hésitera d’autant moins à se montrer vulgaire qu’il nourrit un amour prononcé pour tout un panel de termes grossiers. (Celui-ci a connu une croissance rapide, jusqu’à arriver à un stade où l’évolution offre bien peu de places à la nouveauté. Fait qu’il compense par une grande inventivité dans ses compositions. Vous découvrirez tout cela bien assez tôt.)

Pour ne rien gâcher, le jeune homme se plaît à adopter un comportement de brute régie par le phénomène de cause à effet. Un écart de conduite de la part de son vis-à-vis entraînera sans plus tarder une réplique de sa part, qu’elle fût verbale ou physique. L’usage de la force ne le répugne pas ; cartésien, il aime attribuer à toute chose une fonction précise, logique s’appliquant à son corps comme à son sens de la répartie. Mr. Vargas, dans cette optique devenue inconsciente à force d’habitude, n’a donc aucun scrupule à ne pas faire dans la dentelle – aspect de sa personnalité avec lequel son entourage a dû apprendre à composer. N’oublions pas qu’il est en outre d’autant plus agressif, arrogant et sûr de lui que Mère Nature a instillé en lui un degré d’obstination peu couramment rencontré chez un homme aussi jeune … Nombreux sans doute seront ceux à me faire la remarque que c’est là un défaut qui fait la qualité d’un scientifique en herbe. Et ils auront raison, au détail près que l’abnégation des chercheurs ne les aliène pas toujours à leur entourage et ne s’applique généralement qu’au champ de la seule science. C’est là l’une de ces limites dont Vito ne saisit pas la subtilité.

Mais ne laissons pas cet aspect ombrageux que dépeignent les actions du jeune homme nous impressionner ; traversons le rideau de nuit qu’il jette sur les environs de sa personne, ignorons la forêt de ronces et leurs épines, et plongeons dans le puits de son âme pour en révéler les facettes invisibles. A commencer par un point qu’il nous faut balayer de tout doute : Vito Vargas a certes le verbe haut, il n’en a pas pour autant le plafond bas. Il héberge de fait un intellect délicat que les années ont vu germer, puis fleurir avant de s’épanouir avec volupté dans le jardin de la science. Avoir un passé de voyou n’ayant pas de lien systématique avec un échec complet, Vito, par un heureux tour du destin, a su éviter le mur et prévenir toute collision avec celui-ci. Qui aurait pu croire que l’imbécile heureux du quartier se révèlerait par la suite porteur d’une rare finesse intellectuelle ? Et plus encore, d’un humour singulier quoique grinçant et déplaisant ?

Notre scientifique n’est pas seulement un sale con génial ; il est aussi appliqué dans ses mauvais côtés que dans les bons. Peu peuvent affirmer haut et fort qu’ils supportent Vito, mais bien moins nombreux encore sont ceux qui refuseront de reconnaître son talent. Lequel est doublé d’un amour pour le travail bien fait – perfectionnisme exempt chez lui des impasses dans lesquelles bien des grands cerveaux s’enlisent. Un pas vers la logique en amenant un autre, ce goût pour l’aboutissement de ses actions ne peut se faire que dans le cadre du tempérament volontaire de Vito. Comptez sur lui pour faire la tronche, pas pour demeurer inactif et bâcler sa tâche.

Dernier conseil, autre que celui de ne pas le sous-estimer : sachez apprécier Mr. Vargas, sinon en tant qu’ami, au moins en tant qu’allié. Sa force de caractère lui tient lieu de courage et il fait preuve d’un dévouement remarquable si l’un de ses proches se trouve dans le besoin. Il aura beau se draper de mépris vis-à-vis de ses contemporains, il est un voyou avec le sens de l’honneur et capable des sentiments les plus humains, donc. A contrario, gardez en mémoire pas que sa fonction de scientifique l’a maintes fois entraîné sur le terrain de la dissection, aussi bien mentale que matérielle, … et qu’il a aimé ça.


EXTÉRIEUR; (J’ai décidé de m’en tenir, quant à la couleur des cheveux notamment, à l’avatar … *Espère ne pas avoir déshonoré Squalo*)

Vito Vargas est un jeune homme de haute stature et possédant la musculature caractéristique des bretteurs : fine et taillée à coups de serpe. Toute en attaches déliées dont le gage principal est celui de la souplesse qu’elles octroient à leur possesseur. Gringalet lorsqu’il n’était qu’un gamin arpentant les rues des environs de son logement HLM, c’est avec satisfaction qu’il a vu l’âge, la baston et la pratique de l’escrime le doter d’une physionomie qui, sans se montrer imposante, laisse deviner une certaine aisance physique.

Là ne réside cependant pas le détail qui, le premier, attirera votre attention chez Mr. Vargas ; non, vous noterez avant une toute autre chose, occultant le reste, à savoir la cascade de longs cheveux décolorés qu’il arbore comme une traîne funèbre. Ils pleuvent sur ses reins en un rideau lisse, voluptueux, dont l’éclat capturera la moindre source de lumière. Pour révéler une teinte lunaire que des reflets mauves se font un plaisir de relever … Il est aisé de se perdre dans cet univers désaturé, tentant d’effleurer les méandres qui le régissent, mais gardez-vous en, car ce serait vous abandonner le plus librement du monde entre les griffes du propriétaire de cette perfection. Pour en finir avec la légende capillaire de Vito, pointons les mèches plus courtes encadrant et balayant son visage avec la douceur de l’astre nocturne.

Ces appendices, bien qu’enjôleurs, ne sont toutefois pas suffisants pour voiler son minois et son regard. Son visage, victime des derniers échos de la jeunesse, reflète aussi bien la variété d’émotions composant avec son tempérament que la volonté qui le pousse continuellement de l’avant. Ses traits fins, modelés par une main habile, dessinent une mâchoire volontaire et un profil insolent, tout en reliefs décidés que seraient venues souligner des arrêtes fines. Cet ensemble dépeint une beauté anguleuse, expressive, qu’encadre une sa chevelure ; la teinte lunaire de celle-ci est relevée par l’éclat limpide de ses yeux. Il faut reconnaître au regard de Vito l’aptitude à en accrocher bien d’autres ; la fleur sombre que surmontent des sourcils à l’inclinaison soutenue offre en effet un jeu de nuances que l’on ne saurait ignorer. Ainsi, elles comprennent un camaïeu dont les valeurs courent et virevoltent, flammes glacées, du givre le plus pur au ciel d’orage, en faisant escale par un aspect métallique saisissant.

Le charme du scientifique de terrain n’est pas que physique, même s’il y contribue grandement. Il émane de sa personne une aura enjôleuse dont il n’a qu’une conscience limitée et qu’il utilise pourtant sans vergogne (à l’insu de son plein gré pour les connaisseurs) pour obtenir gain de cause. Il ne peut que susciter l’admiration de la gent féminine – ainsi que de la part de bien des hommes, bien que son penchant pour le sexe faible lui ôte toute objectivité quant à cette réalité.

Néanmoins, d’aucuns conviendront que la beauté de Mr. Vargas a pour principal attribut d’être dangereuse, car son aspect presque caressant n’ajoute qu’à son allure de délinquant. Nul ne doutera un instant, face à Vito, d’être en présence d’un homme dont il lui faut se méfier sous peine de risquer plus que quelques remarques arrogantes. C’est le vaurien brutal que l’on devine dans l’ombre de ses gestes et de son attitude agressive ; c’est le scientifique capable de tout sacrifier à ses recherches, jusqu’à la vie de son cobaye, qui nous parle lorsque ses lèvres se meuvent. Mais de tout cela, il n’en a cure et laisse libre cours à des excentricités vestimentaires qui confortent dans une défiance toute instinctive. Il voue une grande affection aux manteaux sombres, de préférence longs et à col haut – agrémenté de fourrure par temps froid –, qu’il porte ouverts sur une invariable de chemise de lin blanc. Il est rare de ne pas voir ses membres inférieurs gainés de cuir noir ; plus rare encore que Vito n’exhibe pas les bottes en cuir souple, assorties à son bas, que l’on peut inculper de claquements sourds quand leur propriétaire se déplace.

Dernier détail et non des moindres, notre ami porte son arme dans son dos, au moyen d’un fourreau que retient une sangle en bandouillère, laquelle enserre son torse et s’ancre à son épaule droite par le biais d’un petit baudrier.

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Dernière édition par Vito Vargas le Ven 13 Aoû - 17:12, édité 4 fois
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Vito Vargas

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MessageSujet: Re: Vito Vargas.   Mar 8 Juin - 19:21

la vostra vita
HISTOIRE; Vito Vargas n’est pas un de ces personnages dont le passé est aussi riche que la destinée que lui a offerte sa vie. En fait, il est même peu de choses dignes d’être narrées lorsque l’on procède à un examen approfondi de son enfance. A commencer par le détail qu’aucun mystère n’entoure son enfance ; loin, bien loin de là, il est né d’une copulation des plus ordinaires entre un père au chômage et une mère femme de ménage, fruit d’un mariage où il n’était pas rare de voir l’homme consommer plus d’argent que la femme n’en rapportait. Donc, pas de parent décédé non plus, et nul drame relatif à un traumatisme psychologique – au contraire, Vito est l’aîné d’une fratrie de trois enfants, lui-même ayant cinq ans de plus que ses deux sœurs jumelles, Carla et Oluchi. La première a toujours été une petite peste fascinée par la vulgarité, qu’elle éleva au rang d’un art ; Vito ne s’entendit jamais bien avec celle-ci. L’autre, en revanche, lui offrit le bonheur que pouvait apporter une relation aux fondations simples mais sincères.

Il n’était pas possible d’en dire autant des rapports qu’il entretenait avec ses beaufs de parents. Oh, bien sûr, ils l’aimaient. Oui, ils l’aimaient comme on peut aimer un enfant plus enclin à collectionner les écarts de comportement que les bonnes notes. C’est-à-dire qu’ils avaient pour lui l’affection qu’ont par défaut les parents pour leurs rejetons, mais cela n’alla jamais au-delà. Loin de pousser au-delà d’un matérialisme terre à terre leurs activités et autres centres d’intérêts, ses géniteurs n’eurent jamais le souci de lui inculquer les bonnes manières, moins encore de lui transmettre les valeurs qu’ils n’avaient de toute façon jamais intériorisées. Lorsqu’ils comprirent que leur laxisme leur refuserait à jamais la moindre emprise sur le comportement de leur gosse, ils cessèrent de le corriger à coups de pied aux fesses lorsqu’il ramenait un bouquet de bulles en guise de bulletin et lui lâchèrent la bride. Ce fut là une résolution de froussards, nous sommes d’accord, mais c’est peut-être ce qui permit aux deux époux de se concentrer sur l’éducation de leurs jumelles, lesquelles ne tournèrent pas trop mal s’il en est.

La famille Vargas vivait au dernier étage d’un logement HLM qui ne s’illustrait parmi ses pairs que par son ascenseur en panne. D’ailleurs, d’après ce que Vito en sait, ses parents et Carla, moins avancée que sa sœur, habitent encore le lieu. Ce T3 n’avait rien de bien remarquable non plus, et Vito ne le considéra jamais comme le nid douillet qu’affectionnent la plupart des enfants. Il comportait une pièce à vivre combinant les fonctions de salon, salle à manger et cuisine, organisée autour d’une table et d’une petite télévision miteuse. Venaient ensuite les deux autres pièces principales ; une chambre pour les parents, une autre pour les gamins qui s’acclimatèrent fort bien aux lits en hauteur. Pour Vito, cet appartement se divisait en zones stratégiques : une pour manger, une pour dormir et une dernière pour subvenir à ses besoins naturels, lesquels ne plaçaient pas la douche en tête de liste si c’est une question que vous vous posez.

Voilà en ce qui concernait le cadre dans lequel grandit Vito Vargas. Lui-même n’était pas plus reluisant, il me faut bien l’avouer. D’aussi loin que remontent ses actions conscientes, le garçon a toujours été un petit vaurien, un pou récalcitrant dont aucune sanction ne vint à bout. En maternelle, notre petit gringalet prenait pour le comble de la classe que de s’improviser caïd local, au moyen d’un racket basique mais efficace. Il ne souffrait d’aucune discrimination envers les deux sexes : taper sur une fille revenait à tabasser un con d’homologue, à la différence près que la première braillait encore plus fort lorsqu’une mèche de cheveux ou une dent se retrouvait orpheline.

Passer à l’école primaire n’entraîna aucun changement dans le comportement de Vito – du moins, aucun changement positif. Il s’ingénia au contraire à se constituer une petite bande native de la même cité HLM que lui et c’est à la tête de celle-ci qu’il mit au point bon nombre de stratagèmes pour s’attirer la crainte des élèves, ainsi que les foudres des conseillères d’orientation qui n’eurent dès lors de cesse de convoquer ses parents pour leur seriner que leur fils risquait le renvoi définitif. L’équipe administrative de l’établissement n’en fit toutefois rien ; d’expérience, ils décidèrent de garder bonne foi en une possible amélioration de Vito. Et se mirent à compter les jours les séparant de la délivrance qu’ils hâtèrent en lui permettant systématiquement de passer dans la classe supérieure. Aujourd’hui encore, rien n’est prouvé, mais des graffitis sur les portes des toilettes scolaires content que Vito poussa suffisamment à bout une institutrice pour qu’elle en arrive à demander sa mutation …

Puis, le collège. Ou le début de la fin. Vito Vargas, à onze ans tout juste, était le dieu d’une petite bande d’une douzaine de gamins au moins aussi abrutis que lui. Effet de groupe combiné à l’assurance – justifiée, ma foi – que rien ne saurait les contenir dans contrarier dans leur domination incontestée, ils prirent de l’assurance, et ne se limitèrent plus à de simples passages à tabac. Le vol et les vandalisations se firent connaître dans leur tableau de chasse, notamment. Piquer un CD dans un magasin, matraquer l’éventuel gardien qui aurait eu le courage de leur courir après. Terroriser un marchand de journaux afin de le convaincre, poliment bien sûr, de leur refiler une partie de la caisse. S’offrir des repas gratis dans le kebab du coin de la rue. S’emparer du sac à main d’une petite vieille. Guetter le passage d’un bouffon de bourgeois, histoire de lui soutirer quelques ronds. Dédaigner les cours, leur préférer la compagnie du reste de la meute. Enfin, l’escalade ; cela commença, lors d’une visite nocturne dans un appartement, par la découverte d’une arme à feu, dont Vito eut tôt fait de s’emparer ; un p’tit vol à main armée par ci, un autre par là, des menaces toujours plus sérieuses à l’encontre des commerçants locaux, un emprunt de voiture pour une durée indéterminée …

Il faut néanmoins reconnaître à la bande de Vito de ne s’être jamais faite coffrer par les flics. Oh, il coulait de source que nul, dans la cité HLM, n’ignorait qui était à l’origine des problèmes locaux. Les journaux, propriété de l’upper class, ne prenaient jamais la peine de lister les exactions des petits vauriens ; les années passant, tout un chacun finit par les considérer comme une menace banale – dangereuse, avec son lot de risque, mais banale, presque rassurante. Une nuit dominée par le silence, elle, n’avait plus rien de commun. Quant à la police, elle lâcha rapidement prise devant le peu de coopération dont firent montre les commerçants, tant et si bien que la cité se retrouva livrée à elle-même.

Vito employa le temps où il régna en maître sur les environs à soigner son image de petite racaille des bas-fonds. D’où le penchant pour les cheveux décolorés qu’il assume encore parfaitement à l’heure qu’il est. Il troqua son arme contre une épée élégante, garde incurvée et tranchant effilé, petite merveille d’équilibre meurtrier qu’il obtint par le biais d’un ami antiquaire avec son fourreau. Il fit l’acquisition d’une sangle qui lui permit par la suite de l’arborer dans son dos, à l’époque parce qu’il n’était pas assez grand pour éviter à sa lame de balayer l’air trop près du sol lorsqu’il la gardait à sa ceinture, actuellement par goût. Son parler, lui, était un puits de science. Pas la bonne science. Une vulgarité aiguisa sa langue, fit de lui un excellent orateur lorsqu’il s’agissait de faire étalage de mépris ou de claquer son beignet à un con, grand ou petit. L’expérience amena sa main de bretteur à devenir habile, et bientôt l’on ne le redouta plus que pour sa verve. Inutile, à ce stade de l’histoire du jeune homme, de préciser qu’il n’accordait que très peu de temps de sa présence en cours. Chose dont, étrangement, le cadre administratif s’accommoda fort bien.

Ce train de vie, pas plus porteur d’une destinée que le néant dont il était né, aurait pu continuer encore longtemps si n’était pas survenu un élément perturbateur. De fait, la cité HLM voisine abritait elle aussi une bande de jeunes décérébrés, dont le désir d’expansion engloba bientôt la volonté d’asseoir leur domination sur un territoire encore plus grand. La zone de Vito incluse, bien sûr. Notre gringalet de quinze ans et ses acolytes avaient beau être de véritables petits durs, ils ne firent pas le poids contre les envahisseurs. Leurs rivaux étaient plus vieux, plus expérimentés et surtout, plus nombreux ; lorsque qu’une première et unique rixe éclata sur un terrain vert adjacent, ils ne firent qu’une bouchée d’eux. A sa décharge, Vito tint tête plus longuement qu’aucun autre de ses camarades. Il parvint même, dressant autour de lui un mur de sang et d’acier, à se frayer un chemin jusqu’au leader de la bande adverse. Les talents de celui-ci surpassant de loin ceux de notre petite brute, Vito se fit proprement rétamer. Il fut roué de coups, improvisé chronologiquement ballon de football et punching-ball.

Cette dernière fonction, des plus ordinaires, eut raison de la résistance de sa cage thoracique ; il n’eut que le temps d’entendre plus qu’il ne le sentit un terrible craquement dans son torse, après quoi il s’évanouit.

Les rivaux, fiers d’avoir acquis un nouveau territoire mais effrayés par l’état de Vito, vidèrent les lieux. Un ami de notre héros, moins amoché que les autres, eut la présence d’esprit de sortir un téléphone cellulaire et d’appeler une ambulance. Celle-ci parvint bien vite sur le champ de bataille, embarqua les jeunes les plus gravement blessés – dont Vito – et repartit, à destination de l’hôpital.

C’est à celui-ci, où il fut traité, que Vito fit la connaissance d’un certain Dr. Carboni et de son fils, Renzo. Ce dernier suivait des études de médecine à la faculté du coin et allait alors sur sa seconde année d’externat. Outre la simplicité des blessures de Vito, même si celles-ci demeuraient impressionnantes, le lien du sang entre Renzo et son médecin de père fut ce qui fit que le jeune homme s’occupa du cas assez banal du garçon. C’est ainsi que ce dernier eut le coup de foudre. Pas pour Renzo, mais pour les qualités dont fit étalage l’étudiant. Là où Vito n’était qu’un rustre abêti par la vulgarité, là où il se montrait brutal, colérique, presque instable, justement comme tous ceux qu’il avait jusqu’alors connu, Renzo était un modèle de classe et de raffinement. Il était calme, réfléchi, patient. Attentif à tout. Gentil, aussi, quoi que de façon distante. Les mots qu’il employait recelaient des secrets médicaux qui séduisirent Vito, son savoir-faire couronnait un talent précoce. Par-dessus tout, il respirait la culture et rutilait d’intelligence. Notre antihéros en fut grandement impressionné ; il découvrait soudainement qu’être un crack de la baston n’était pas la seule façon d’arriver à ses fins. On pouvait réussir en se concentrant sur l’essence même de ce qui faisait les qualités d’un homme : l’intellect. Et celui de Renzo l’éblouissait. L’éblouit.

Renzo Carboni. Soudain canonisé idole de notre petite frappe, qui n’eut plus alors en tête que de devenir son égal, de se lancer dans les mêmes études scientifiques que lui. La réciproque fut loin d’être concrétisée : l’étudiant en médecine éclata de rire lorsque Vito lui déclara ceci – un rire qui, bien que dénué de toute once de méchanceté, était chargé de cette condescendance typique de l’élite lorsqu’elle se retrouvait confrontée à un moins que rien.

« Parce que tu y crois, toi, microbe ? lui lança-t-il entre deux hoquets de rire. Toi, un scientifique émérite ? Tu n’as pas grand-chose sous le crâne, mais tu es drôle. Va, concentre-toi plutôt sur ta classe de seconde et ton bac, on en reparlera après. »

Cette remarque éclairée laissa Vito muet, mais ne fit pas mouche. Au contraire, elle embrasa son désir de s’engager sur la longue route des sciences exactes. Renzo, pas un instant, ne cessa de se moquer de lui ; il ne prenait clairement pas ses assertions au sérieux. Pourtant, dès sa sortie de l’hôpital, quelques jours plus tard, Vito n’avait plus qu’une idée en tête : s’élever au niveau de son idole, et plus haut encore. Et lui qui n’avait jamais fait montre du moindre intérêt pour les études devint subitement un bourreau du travail. Bien sûr, ses débuts dans ce monde inconnu ne furent pas sans ratés, car l’on ne rattrape pas quinze ans passés à jouer les branleurs en quelques jours. Mais Vito persévéra. Il restait un adolescent insupportable, dont l’arrogance n’avait d’égale qu’en sa vulgarité ; toutefois, il travaillait. Il fit ses adieux aux nuits passées à errer, sans autre but que de se trouver une victime, à travers les cités HLM, et les remplaça par des soirées studieuses, reclus dans un coin de sa zone de repos. Il restait un gamin bordélique, peu attentif en dépit de ses efforts aux cours dispensés par ses profs, mais après un ou deux ans passés à ramer et à se démener comme un beau diable, il obtint son bac scientifique. Mention bien. Une moyenne de quinze aux allures de rêve pour un glandeur tel que lui. Ses enseignants se gardèrent bien de se plaindre de ce retournement de situation, de même que ses parents.

Etudes supérieures. Vito choisit une fac de sciences, en biologie. La médecine le tentait, mais les études demeuraient trop coûteuses pour ce que sa famille pouvait se permettre, en dépit de petits boulots – les classes préparatoires pour réussir le concours de première année, pour ne mentionner qu’elles, n’offraient que des prix exorbitants. Et puis, une dizaine d’années d’études, très peu pour lui ; Mr. Vargas avait hâte de pouvoir mettre à profit ses talents que le temps aiguisait. Ses débuts en faculté furent assez chaotiques ; il n’aimait pas les gens, et ceux-ci le lui rendaient bien. De temps à autre, il retournait à l’hôpital où il avait atterri après la rixe pour discuter avec Renzo, qui avait fini par entamer son internat. Le médecin, bien que surpris par les prodigieux progrès du jeune homme, ne lui accordait toutefois que très peu de crédit, pour ne pas dire qu’il trouvait ridicule l’ambition que Vito nourrissait de devenir comme lui.

Mais si ç’avait été aussi simple ! Non, les études supérieures teintèrent les sciences d’une saveur incomparable aux yeux de Vito. Tout simplement, il aimait les sciences. La science. Il s’épanouit, et son intellect suivit la même envolée gracieuse, dans ce domaine où tout occupait une place bien précise. Un jour, un camarade lui fit la remarque qu’il aimait cet aspect de la bio justement parce qu’elle lui donnait le sentiment qu’il pouvait lui-même espérer trouver une place. (Ce que je ne préciserai pas ici, c’est que le type suicidaire lui ayant jeté ses mots à la figure se vit déposséder de quelques dents. Et d’une symétrie entre ses arcades sourcilières.) Et Vito travailla ; dur, beaucoup, longtemps, souvent. Jusqu’à maîtriser son domaine. Une fille de temps en temps, à usage unique. Quelques sorties avec de vieux potes, mais rien de plus. Il travaillait, point barre. Sa licence ne fut qu’un pâle prélude au master brillant qu’il décrocha : ce fut donc haut la main qu’il sortit de la faculté.

D’aucuns savent qu’avoir un diplôme en poche, aussi bon qu’il fut, ne signifie pas trouver un boulot équivalent. Et Vito, qui cultivait un look de connard de dépravé et un langage mal dégrossi, fut assailli des pires difficultés à dénicher un boulot, même temporaire. Il se renseigna, et découvrit qu’il existait un concours pour intégrer la police scientifique ; il le passa donc et fut compté parmi les admissibles. Durant son stage probatoire d’un an, Mr. Vargas se découvrit une véritable affinité pour la dissection d’indices scientifiques, et l’on apprécia fortement ses aptitudes que plus rien n’entravait. Il était tout bonnement ce que l’on pouvait appeler un passionné, qui plus est un homme décidé, déterminé et empli de cette abnégation que recherchait tout employeur sensé. A l’issue de son contrat en tant que stagiaire, il fut titularisé au sein de la police scientifique romaine. Ne nous y trompons pas : bien peu étaient ceux qui supportaient cet énergumène grossier et lunatique, mais dès lors qu’il se plaisait à sa tâche, aller emmerder son prochain cessait d’être en tête de sa liste de priorités.

Deux ans durant, il travailla à Rome, gravissant lentement les échelons de la hiérarchie. Puis, peu après qu’il eût 26 ans, un organisme le contacta, pour lui faire une proposition. On lui parla de la Lune Rousse. On lui susurra que des phénomènes paranormaux avaient vu le jour. On leva le voile sur les causes d’étranges évènements survenus ces dernières années durant. On agita sous son nez la clé de mystères toujours plus tortueux. On lui demanda de faire partie de cette brigade, frappée du sigle de « GDP », pour écrire l’histoire en tant que scientifique de terrain. Il sembla à Vito Vargas que cette branche fantôme du gouvernement italien ne tolèrerait aucun refus ; mais il n’en eut cure, car sa soif de savoir et de compréhension avait déjà décidé de sa réponse. A plus forte raison, le seul fait qu’une organisation secrète le contactât couronnait de succès sa carrière – il avait prouvé qu’il en était capable, et il aimait son nouveau monde.


Importante ?
GROUPE; Scientifique. Viens que j'te tripatouille les entrailles, honey.
GRADE; Scientifique de terrain.
ARME ; Notre ami porte son arme dans son dos, au moyen d’un fourreau que retient une sangle en bandouillère, laquelle enserre son torse et s’ancre à son épaule droite par le biais d’un petit baudrier. C'est là une épée élégante, garde incurvée et tranchant effilé, petite merveille d’équilibre meurtrier qu’il obtint par le biais d’un ami antiquaire avec sa gaine.
DATE D'ENTRÉE AU GDP; Il y a un an, à 26 ans, en 2025.
RAISON; Pourquoi fait-il partie de cette brigade ? Vito Vargas désire comprendre, repousser les limites de son savoir. Et puis, la chasse n'est-elle pas un instinct fortement ancré chez lui ?


voi

Prénom ou pseudo habituel; Charlotte.
Avatar; Squalo, du manga Katekyo Hitman Reborn!. Dommage qu’il n’y ait pas de Xanxus dans le coin, la Varia va lui manquer, au petiot.
Avez-vous lu le règlement ? Nan, ça gonflait Vito, et moi-même par la même occasion, ces pauvres petites lignes. Code bon By Liam. Surtout leurs effets secondaires.
Comment avez-vous connu le forum ? Comment il m’a connue, vous voulez dire ? Vous pouvez remercier Elissandre Hell, une personne que je n’aime pas du tout. Vraiment pas. D’ailleurs, j’arrête de parler d’elle, c’est un monologue stérile. (Elimimi d’amour ♥.)
Un mot à dire ? Prout. Plus sérieusement, le trip italien a d’la classe, mais il en aurait encore plus si mon niveau d’anglais et d’allemand me permettait de saisir un traitre mot au jargon local O.ô Pour être tout à fait honnête (?), avant de lire quoi que ce soit sur le contexte milanais, j’étais même persuadée que c’était de l’espagnol. C’est vous dire si je m’y retrouve. Mais disons que depuis je suis bilingue je sais que c’était pas de l’espagnol, et ça, c’est encore une victoire de ce cher Captain Obvious !
M’enfin, ça ajoute au charme à la contrée que nous présente l’équipe administrative, et donne envie d’y faire un voyage que je souhaite aussi long que possible. Bravo, cela dit au passage.

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Dernière édition par Vito Vargas le Ven 13 Aoû - 17:12, édité 4 fois
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Angelo Tornioli

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MessageSujet: Re: Vito Vargas.   Mer 9 Juin - 4:56

Ta fiche, elle envoie du poney en boîte de conserve °°' ça doit être l'effet Squalo


Bienvenue, bienvenuuue ♫ Le GDP s'agrandit, c'cool :B
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Vito Vargas

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MessageSujet: Re: Vito Vargas.   Mer 9 Juin - 5:15

Et du concentré de mouton hyperbarre 8D Mais y'a des chances, ce type pue tellement la classe à trois kilomètres qu'il inspire automatiquement.

Merci Angy en tout cas ♥️.
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Elissandre Hell

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MessageSujet: Re: Vito Vargas.   Mer 9 Juin - 6:17

Ahah ça va roxxer du poney !!!!
*Saute partout*

Elimimi ... oh toi tu vas avoir des problèmes ! (Pour les connaisseurs ^^)
Captain Obvious ... ça pue la référence, faudra confirmer.
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April Foggia [Jewel]

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MessageSujet: Re: Vito Vargas.   Mer 9 Juin - 13:19

Bienvenue sur UA !

Bon, bah comme l'a très gentiment fait remarqué Lino, ta fiche, "elle envoie du poney en boîte de conserve" ! : bigsmile :

Rien à redire, personnage très bien compris !


Tu peux aller faire ta fiche de relations (attend-toi à me voir débouler !) et commencer à rp ! : heart :

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Vito Vargas

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MessageSujet: Re: Vito Vargas.   Mer 9 Juin - 13:21

Ooooooh yeah. Merci April, c'est du rapide ! ♥️
Direction fiche de relations, donc. (Et j'suis intéressée, oeuf course, oeuf course.)

@ Eli : Elimoche, me causer des problèmes ? Pfeuh. T'as rien pigé au film, toi.
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MessageSujet: Re: Vito Vargas.   

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Vito Vargas.

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