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 Aurelio Pastore

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Aurelio Pastore

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HOBBIES : Inventer des misères à mes personnages
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MessageSujet: Aurelio Pastore   Ven 23 Juil - 11:19

La vostra identità

NOM; Pastore
Qui signifie berger … Je vous laisse deviner par la suite à quel point il déteste ce nom !
PRÉNOM; Aurelio
Qui signifie « en or », ce qui convient très bien à son ancienne situation plutôt confortable. Je pourrai aussi vous laisser deviner par la suite à quel point il déteste ce prénom …
SURNOM; Elio
SEXE; Masculin
DATE DE NAISSANCE; 22/11/2004, ce qui lui fait donc 21 belles années de vie derrière lui.
LIEU DE NAISSANCE; Dans la banlieue très banlieusarde de Turin.
SITUATION SOCIALE; Célibataire
MÉTIER; Il a fait des études de psychologie, mais il ne s’en sert absolument pas aujourd’hui et méprise tout ce qui peut définir un état d’esprit, tout ce qui limite les sentiments tels que la douleur, la colère et tout ce qui se targue d’analyser les êtres humains. Actuellement, pour vivre, Aurelio travaille dans un bar, ce qui lui permet de vivre la nuit. Le « Love's out » est d’autant plus fréquenté par les jeunes gens de Milan depuis qu’il y travaille, avec sa réputation d’offrir un service après le boulot …
NATIONALITÉ; Italienne


La vostra persona

EXTÉRIEUR;
Il est difficile d’utiliser les mots pour décrire quelqu’un, et rien ne vaut une photographie qui capture ce qui est déjà le passé, mais donne une vague impression aux ignorants de ce à quoi peut ressembler le présent. Mais il m’est ici demandé d’utiliser des lettres pour mettre des mots sur une image, alors faisons un effort et mettons nous à l’ouvrage. Le plus simple est encore de partir d’un souvenir, d’une image précisément, pour tenter d’offrir des adjectifs pertinents.

Aurelio n’est ni grand ni petit, ni moche ni magnifique, ni faible ni musclé. C’est un monsieur tout le monde, du moins l’était-il, puisque les quelques rougeurs et autres contusions fleurissant ça et là sur sa peau d’albâtre ne sont pas forcément chose commune dans la population « normale » de Milan. Sa silhouette est plutôt fine, tout comme ses traits qui se sont cependant endurcis depuis quelques années. Avant d’être brun, d’un noir de jais aux quelques reflets plus clairs, Aurelio avait les cheveux bien moins sombres. Il y a quelques temps, le jeune homme virait d’avantage sur le châtain fadasse, sans aucun charme particulier, sans aucune classe. Mais, succès oblige, la teinture est devenue une habitude dans ses préparatifs dans le seul et unique but de plaire. De fade adolescent aux cheveux marron, aux yeux assortis, à la silhouette un peu grassouillette et au sourire d’ange, Aurelio est devenu un jeune homme mince, à la chevelure sombre et à la mine renfrognée, la plupart du temps. Mais il ne suffit pas de parler de loin, d’une allure et d’un ensemble trop ordonné et global. Penchons nous un peu plus sur les détails de son anatomie, tandis qu’il se prête au jeu et accepte de se laisser approcher …

A force de vivre la nuit, Aurelio a donc acquis ce splendide teint macabre, qui pourrait faire fuir les clients si cela ne lui donnait pas cette petite touche d’irréel, en tranchant merveilleusement avec ses mèches d’ébène. Celles-ci folâtrent joyeusement sur le front et dans la nuque d’Aurelio, avec une excellente habitude de ne jamais se plier aux demandes de leur propriétaire, lui donnant un petit côté « je sors d’une nuit torride au fond du lit mais je suis parfaitement prêt à recommencer … » qui lui convient parfaitement. Ses pupilles, réactives et affutées même après quelques grammes d’alcool dans le sang, sont constamment en train de chercher qui pourrait se révéler un bon client à attirer dans le bar où il travaille. Ou bien qui pourrait lui faire oublier, l’espace d’une nuit, la solitude qu’il se refuse à accepter, mais c’est une autre histoire ... D’un brun chaleureux qui ne lui ressemble pas, ses iris sont teintés d’une touche dorée, parfaitement adaptée à son prénom, qui ne donne pourtant aucun éclat à son regard. Cette nuance ne fait qu’assombrir ce si délicieux chocolat, pour le rendre plus froid et plus dur, presque métallique. Pourtant, nombreux sont celles et ceux qui se sont noyés dans ces deux puits sans fond, qui n’aspirent qu’à la provocation et au défi, soulignés d’une illusion de tendresse grâce à de longs cils fins, qui s’amusent à dessiner une ombre délicate sur le haut de ses joues.

Les traits de son visage sont plutôt fins mais certainement pas parfaits, avec des pommettes basses, un front légèrement aplati et un nez qui semble préférer le côté droit de son visage, sans doute à cause des coups de poings réguliers qu’il reçoit, faute de bon caractère. Pour adoucir ces petites manifestations de son imperfection, et pour accentuer un visage dans son asymétrie, quelques grains de beauté se mêlent à la danse, l’un pour souligner le regard, l’autre pour relever son fin menton. Reste à me parler de sa bouche, véritable invitation aux baisers dont les demoiselles et autres messieurs ne se privent pas. Elles n’ont pourtant rien d’exceptionnel, mais leur petit rose s’ajuste parfaitement au sourire malin et provocant qu’il se plait d’afficher, transformant l’ange en incube. Il ne reste plus, semble-t-il, qu’à évoquer les deux boucles d’oreilles qu’il a sur l’oreille droite, tandis qu’une seule orne la gauche, et voilà que le visage d’Aurelio devrait vous être familier.

Pour servir dans un bar, vous imaginez bien qu’il faut savoir mettre son charme naturel en valeur, aussi Aurelio table-t-il le plus souvent sur des habits légers et faussement nonchalants. Une chemise manches longues, souvent à moitié ouverte, un pantalon noir ou blanc, selon les circonstances et un collier au cou, qui pourrait donner l’impression qu’une corde ne lui fait pas peur … Les jours où il ne travaille pas, et en journée lorsqu’Aurelio réalise qu’il doit sortir, il enfile de préférence un jean confortable et une chemise moins cintrée à manches trois quarts ou bien un t-shirt, dans ses jours les moins plaisants. Sa démarche se fait féline lorsqu’il prospère pour la clientèle du bar, aguichante quand ses clients lui demandent un extra et totalement nonchalante le reste du temps. Chaque geste de séduction est calculé chez Aurelio, il ne s’amuse pas sans raison à jouer de son charme, et passe d’ailleurs plutôt inaperçu dans la foule lorsqu’il le souhaite, chose surprenante si on le regarde en détail. Seulement, l’ensemble de sa personne est tellement harmonieux qu’il peut se glisser entre les gens en baissant le regard, rentrant ses mains dans les poches et … tout le monde n’y voit que du feu. On dit même que certains de ses clients ne le reconnaissent pas dans la rue, dans ces moments où Aurelio ne cherche pas le regard des autres mais d’avantage un silence réconfortant.

Que me reste-il à évoquer de ce beau jeune homme, source de nombreux fantasmes malgré ses imperfections ? Peut être la jolie couleur dont s’orne ses flancs de temps à autre, d’un joli bleu qui à lui seul témoigne des mauvaises habitudes du mauvais garçon qu’Elio devient. Ou encore, ce qui tranche merveilleusement avec le détail précédent, les moins rares marques de lèvres parsemées sur son cou, dont la pâleur fait ressortir ces preuves de popularité. En résumé, le beau gosse qui le sait, l’assume, en joue, mais qui reste distant et comme inaccessible en toutes circonstances.


INTERIEUR
Pour comprendre Elio, il faut avant tout parler d’Aurelio Pastore. Ce dernier était bon vivant, très naïf, plutôt sympathique et extrêmement serviable et docile. Il acceptait la plupart des propositions de ses amis, rendait facilement service à ses voisins ou sa famille, et souriait en permanence, quitte à ce que certaines personnes médisantes l’appellent Séraphin, à cause de ce sourire d’ange, de sa chevelure claire et de son allure empotée. Jamais Aurelio ne se fâchait réellement, jamais il ne se formalisait des misères que ses compagnons de classe pouvaient lui faire, jamais il ne rechignait à faire le travail des autres … Bref, un véritable petit angelot descendu du ciel. Vous devez certainement tous en connaitre un, gentil comme tout, un peu con sur les bords et surtout totalement ignorant des réalités des autres, de leurs souffrances et de leurs erreurs. En étant compatissant et éternellement souriant, Aurelio s’attirait beaucoup d’ennemis, pas vraiment méchants, mais agacés au plus haut point par cette pureté éclatante qui luisait par tous les pores de sa peau. Ses parents en étaient toutefois très fiers, et Aurelio ne se formalisait de rien, avec ses deux meilleurs et seuls amis à ses côtés. Bref, un caractère plat, sans aucune surprise ni rebondissement, sans aucun intérêt pour la plupart des gens … Absolument rien qui me permette de vous allécher, en tout cas. Heureusement pour nous, Aurelio n’est plus vraiment lui-même actuellement, et Elio n’a plus rien à voir avec cette sommaire description.

Elio est arrogant, méprisant, sûr de lui, vaniteux, susceptible, colérique, et j’en passe … Son principal trait de caractère est cependant la sympathie, même si elle est absolument fausse. Le jeune homme est aimable au travail, sourit de temps en temps pour enflammer les foules, et sait rester maître de lui dans beaucoup de circonstances. Toutefois, et en toute connaissance de cause, Elio apprécie de « lâcher la bête » et de faire sauter toutes les barrières qui contiennent ses défauts depuis si longtemps, ce qui explique notamment les bagarres et autres mauvais coups auxquels il se retrouve mêlé. Dans ces moments là, Elio perd toute trace de sourire et de manières délicates, arbore un regard qui ne laisse aucun doute à son adversaire sur ses intentions : s’il faut aller jusqu’à le défigurer pour satisfaire son besoin de violence, Aurelio n’y verra aucun inconvénient. Dénué de toute pitié et de toute morale, le jeune homme ne recule devant rien lorsqu’il juge que quelque chose lui est profitable ou utile. Une femme mariée, un homme, un adolescent un peu trop jeune … Tout le monde peut avoir la chance de satisfaire Elio, si celui-ci est d’humeur et qu’il est satisfait de son partenaire. La seule chose qu’il se refuse à faire, c’est d’ôter la vie. Il ne sait que trop bien que voir mourir quelqu’un, c’est ne jamais pouvoir lui dire ce qui compte, et il ne peut se résoudre à faire subir ça à quelqu’un d’autre. C’est là sa seule conduite morale qui l’empêche de partir totalement à la dérive et de briser sa conscience en deux sur l’autel de ses pulsions.

Il a été vif, éveillé et inventif par le passé, au point d’aimer plus que tout passer de longues heures à dessiner dans sa chambre, mais maintenant il concentre toutes ces qualités sur son travail, où il s’amuse à créer différents cocktails pour ceux qui le méritent. Totalement subjective, sa vision du monde est basée sur la beauté, la force et le sexe, qui sont selon lui les trois grands piliers de notre société actuelle. L’intelligence n’est rien face à un coup de poing bien placé, la finesse et la morale fléchissent toujours devant la luxure et les privilèges restent toujours accordés aux personnes les plus avenantes. L’argent, lui aussi, est une constante importante. Il fait tourner le monde, peut être encore plus que le sexe, et cause des dommages parfois plus mortels que l’alcool. Il aime cet argent, qu’il ne touche pourtant pas tellement. En étant hébergé, nourri et logé, son travail ne lui rapporte que de quoi s’acheter ses habits et ses cigarettes. Il n’a d’ailleurs pas besoin de plus, étant donné qu’il ne songe même pas à quitter son emploi et à partir on ne sait où à la recherche d’une utopique joie de vivre et d’un amour qui n’existe plus que dans les rêves. En ayant cet esprit de noble, cette attitude d’aimer l’argent et les belles choses, Elio joue un rôle très convaincant alors qu’il est sans le sou. Il ne fait alors que se complaire dans cette philosophie un peu particulière, qu’il partage avec la plupart des clients qui fréquentent le bar dans lequel il travaille. De plus, Aurelio aime les difficultés, les défis le stimulent et réveillent son esprit de contradiction, entre vivre tranquillement son quotidien bien rodé ou laisser libre cours à cette impulsion qui l’habite de toujours s’essayer à la folie de l’instant présent. Cet instant présent, si important pour lui qui ne se tourne plus ni vers le passé ni vers l’avenir, deux notions qu’il a totalement perdues en même temps que son cœur. Elio est quelqu’un de simple, à défaut d’être simplet comme avant. Il aime l’alcool, la cigarette et le sexe, le tout teinté d’un peu de violence de temps à autre, lorsqu’il trouve un prétexte pour entamer un petit combat d’arrière bar.

Elio déteste plus que tout les personnes qui se targuent de comprendre les autres, comme il a pu l’être par le passé. Que quelqu’un vienne lui taper sur l’épaule en compatissant à son sort, et le jeune serveur démarre au quart de tour pour lui expliquer gentiment que ce sentiment de faiblesse et de fausse amitié n’est qu’un leurre, jamais récompensé autrement que par une autosatisfaction personnelle peu reluisante. Il trouve également particulièrement ridicule les illuminés qui croient à l’amour, qui ont besoin des autres pour vivre. Très individualiste, Elio a cependant lui-même un grand besoin des autres, étant donné qu’il ne peut vivre s’il n’est pas admiré, adulé, aimé … Son magnétisme est la base de toute sa construction narcissique, et ses soit disant efforts pour satisfaire les autres permettent uniquement de combler ses envies et ses propres désirs. Les gens l’aiment, et il le leur rend bien, en se moquant de leur attraction factice pour sa beauté et son jeu de séduction, alors que lui-même fonctionne exactement sur ce mode de pensée. Elio en vient alors à mépriser ses pairs. En résumé, Elio déteste ceux qui ressemblent à ce qu’il a pu être et à ce qu’il fuit de toutes ses forces, et aime tout ce qu’il a un jour méprisé ! Il se délecte des vices humains, et jouit de tomber toujours plus profond dans la recherche éternelle d’un bonheur illusoire et fugace, le seul qui peut selon lui ravir sans jamais blesser quand il disparait.

Il vaut mieux rencontrer Elio de nuit, où il est séduisant, attirant et parfaitement enclin à réaliser tous les désirs de ses clients, puisque le jour le jeune homme ne sort que peu, et que le soleil ne convient absolument pas à son teint pâle et à sa mauvaise humeur. De plus, le jeune homme a moins de chance de croiser trop de voitures de nuit … En effet, Aurelio a une peur bleue et irrationnelle des voitures : il se déplace toujours à pied et panique rapidement si on lui propose de faire un tour … Le bruit d’un moteur le rend mal à l’aise, l’odeur trop forte de l’essence le fait vaciller et les crissements des pneus sur la chaussée lui percent les tympans. Voilà sa seule faiblesse, sa seule inquiétude, que personne ne connait à part la patronne de son lieu de travail.

Enfin, avec tout cela, on pourrait croire qu’un jeune voyou rebelle et combattif au cœur de Milan aurait de grande chance d’entrer dans un clan ou deux, tous plus louches les uns que les autres. Mais Elio ne tient pas à défendre quelque idée politique, éthique ou morale. S’il se bat, et plutôt bien, c’est pour évacuer son trop plein d’impulsions, aussi a-t-il toujours refusé en bloc les propositions très alléchantes qu’on a pu lui faire … Dommage, il aurait eu le look approprié, avec sa clope au bec, sa chemise noire et un verre dans la main. Que peut-on sauver de ce mauvais caractère ? Pas grand-chose. Toute trace de pureté et de gentillesse a disparu, il agit sur des coups de tête mais toujours dans son intérêt, et ne souhaite pas plus que ça changer son train de vie ou son état d’esprit. Ceci dit, peut être demeure t-il quelque part au fond de lui une once de tendresse ou d’humanité. Qui sait ? En attendant, sa sympathie feinte convient à tout le monde et personne ne s’est plaint de son imitation de la tendresse, qu’il exerce particulièrement bien sous les draps.

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Aurelio Pastore

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MessageSujet: Re: Aurelio Pastore   Ven 23 Juil - 11:19

la vostra vita

HISTOIRE;
Le véritable Bloody Mary :
Vodka, jus de tomates, jus de citron, sauce worcestershire, tabasco, sel de céleri, sel et poivre

Au début de notre histoire, Aurelio Pastore a dix huit ans tout juste. Mais pour le comprendre à cette époque là de sa vie, il faut revenir un peu sur le contenu des belles années de son enfance. Le petit Aurelio est né un mois de novembre au cours de l’année 2004, et il eut la chance d’arriver dans une famille aimante et aisée. Son père était un fonctionnaire qui avait pris du grade et sa mère travaillait pour la mairie de Turin, bien que la famille habite dans un petit village mitoyen à la grande ville. Leur maison était à la hauteur de leur situation : respectable, et Aurelio n’a jamais manqué de rien dans cette bâtisse chaleureuse et rassurante. Pendant de longues heures, il s’amusait à explorer les moindres recoins de ces vieilles pierres ou à dessiner les paysages italiens qui défilaient sous ses yeux selon les saisons. Le petit garçon a en effet développé très tôt un don pour reproduire la réalité dans ses peintures, où il utilisait beaucoup la craie sèche au risque de tâcher tous ses vêtements et faire pester sa mère. Les murs de leur grande demeure étaient ainsi joyeusement décorés des œuvres du fils unique et adoré de la famille Pastore. Aurelio grandit dans l’amour et le confort, dans la politesse et les valeurs. Il allait à l’église tous les dimanches, aidait très volontiers ses voisines âgées lorsqu’elles rentraient du marché et se faisait connaitre dans tout le village comme étant le très gentil fils de la famille la plus importante de la région.

Quand vint l’heure d’aller au collège, Aurelio dut quitter sa campagne pour étudier à Turin dans une école classique, où personne ne connaissait sa position dans un petit village inconnu de tous. Heureux d’apprendre quoique peu doué pour les études -il redoubla d’ailleurs sa dernière année de collège-, le jeune garçon partit le cœur léger s’installer chez une tante à Turin pour lui éviter les allers retours constants et lui offrir de meilleurs conditions d’étude. Dès ses premiers jours, Aurelio était convaincu de trouver dans l’enseignement les amis qu’il désirait à tout prix, étant donné que dans sa région natale, il s’en était fait beaucoup. Mais à la ville, les enfants sont plus rapidement plongés dans la réalité du monde, et se parent de défenses se manifestant par des attitudes d’attaques parfois très violentes. Aurelio, par sa naïveté et sa gentillesse à la limite de la niaiserie, devint rapidement le souffre douleur des élèves de l’école, sans que cela ne laisse jamais filtrer la moindre réaction de peine de sa part. Pourtant, Aurelio perdait sa foi en ce à quoi il avait toujours cru, et la désillusion lui fit très mal, au point de souvent verser des larmes en silence, et de rester distant quant à ses anciens camarades qu’il revoyait le week end en rentrant chez lui. Mais ce n’était pas une raison pour perdre sa bonne humeur, son sens des valeurs et sa grande pureté. Aurelio se disait qu’il finirait bien par rencontrer quelqu’un qui ne le méprise pas et qui ait le courage de l’accepter pour ce qu’il était … Sans se moquer de son nom de famille, de son village ou de son allure.

C’est à son entrée au lycée que son vœu se réalisa. En changeant de niveau, tous les élèves étaient brassés et Aurelio eut la chance de rencontrer Anaelle et Camillo. Les deux jeunes gens étaient natifs de Turin et se connaissait depuis quelques temps déjà, mais tout de suite le courant passa, ses deux nouveaux amis s’intéressant à l’histoire d’Aurelio. C’était la première fois qu’il pouvait parler librement des joies de la campagne, qu’il montrait timidement ses dessins qu’Anaelle adora tout de suite, qu’il parlait de ses parents et de ses anciens amis … Pendant tout le lycée, Aurelio fut heureux. Il progressa en cours grâce à Camillo, développa son sens artistique et sa communication à l’aide d’Anaelle et découvrit le véritable sens du mot amitié. Tous les soirs, ils se réunissaient chez Anaelle pour discuter, réinventer le monde ou jouer avec l’adorable chien de la demoiselle, animal particulièrement attaché à Aurelio, qui le lui rendait bien. Sauf que, l’âge faisant son office, les sentiments qu’il éprouvait envers la très jolie Anaelle changèrent du tout au tout. C’est en la dessinant au fusain un beau jour de mai qu’il se rendit compte à quel point ce visage était beau, avenant et tendre. Des cheveux châtains cascadant noués en tresse faite à la va-vite, des yeux verts envoutants et une peau hâlée par le soleil, qui s’alliait si bien avec sa silhouette fine et dansante. Aurelio était amoureux de celle qui fut la première femme à oser lui sourire en passant sa main sur sa joue. Aurelio était heureux, tellement qu’il en oubliait son meilleur ami Camillo, lui aussi désespérément amoureux de la belle, et ce depuis des années. Pendant de nombreux mois, Aurelio se convainquit qu’Anaelle pouvait faire un choix et que rien n’était perdu, mais en observant le regard que celle qu’il connaissait si bien posait sur Camillo, il dut se faire une raison … ou du moins pendant un temps.

C’est à partir de là qu’Aurelio perdit du poids, délaissant cet aspect de poupon sage, qu’il s’exerça au sport pour sculpter son allure, se rendant plus beau pour la fille qu’il aimait … en vain. Il sentait que tout cela était inutile, il savait que Camillo et Anaelle s’aimaient en cachette de lui, il se rendait bien compte qu’il les empêchait d’être heureux. Et à la fin du lycée, les deux jeunes gens n’avaient toujours pas pu s’afficher devant Aurelio tellement celui-ci était devenu tendu sur le sujet … Le couple naissait sans lui, et le jeune homme se sentait rejeté, renié, abandonné. Et c’est après le bac que tout arriva. Les examens une fois en poche, les trois amis se réunirent pour fêter cela, et durant la soirée … Camillo embrassa furtivement Anaelle, mais trop lentement pour échapper au regard d’Aurelio, qui partit dans une colère noire et rentra chez lui, dans son village, loin de tout pour oublier, au moins le temps des vacances. Une semaine plus tard, il apprenait dans les journaux que deux adolescents de dix-huit ans se tuaient au volant, accompagnés d’un berger allemand, tandis qu’ils roulaient vers Milan, un accident qui n’avait rien de bien exceptionnel mais qui rendait bien dans la rubrique faits divers du quotidien. Leur photo ne laissait aucun doute, et quelque chose se brisa dans le cœur d’Aurelio. Ce n’était pas possible, pas possible. Camillo n’avait pas le permis, il savait tout juste conduire, en théorie seulement. S’ils étaient partis, c’était sa faute. Pour le fuir, quitte à emprunter la voiture du père d’Anaelle et de partir, dangereusement. Pourquoi fallait-il qu’il ait été aussi bête ?

Aurelio pleura très longtemps. Il ne sert à rien de tenter de mettre des mots sur sa douleur, qui dura un certain temps. Prostré dans sa chambre, le jeune homme se laissait mourir de faim, perdait les muscles qu’il avait mis longtemps à se forger, et imaginait constamment les circonstances de l’accident. Le volant tourné trop fort dans une route montagnarde d’Italie, les roues qui crissent, le frein enfoncé, le véhicule qui s’emballe et le silence, puis le vacarme de l’accident. Les cris d’Anaelle et Camillo, les amants en fuite. Personne ne mérite de mourir aussi jeune, et Aurelio se noyait dans sa culpabilité d’avoir réagi ainsi au lieu de laisser les deux adolescents vivre leur amour en paix. Ils auraient pu être tous les trois réunis, les amis de toujours, les seuls amis qu’il ait jamais eu … Et Aurelio continua ainsi jusqu’à un fameux soir de pleine lune.


Tequila sunrise, coucher de soleil :
Tequila, jus d’orange et sirop de grenadine

Il faisait froid cette nuit de décembre mais Aurelio, du haut de ses dix-neuf ans, ne sentait pas la morsure du vent sur ses bras dénudé. Comme toutes les nuits depuis des mois, il ne trouvait pas le sommeil. Le cauchemar revenait encore et encore, même après six mois, toujours semblable et toujours aussi douloureux. Encore une fois, il venait de se réveiller en sueur, en larmes et en cris, et sa mère venait de lui apporter un verre d’eau avant de repartir, en silence. Mais Aurelio voyait bien que les cernes se creusait sous les yeux en amande de sa mère, il sentait que ses parents étaient au bout du rouleau, de ne rien pouvoir faire pour ce fils si traumatisés. Le jeune homme savait bien que son père commençait à parler d’un psy, alors même qu’il avait toujours affirmé que ce n’étaient que des charlatans. C’était dire à quel point leur fils était tombé bas … Ce soir, accoudé à sa fenêtre, Aurelio plongeait son regard si vide dans les cratères de la lune, qui était pleine cette nuit-là. Il était rare d’y voir aussi bien à une heure aussi avancée de la nuit, mais les rayons de l’astre nocturne s’en donnaient à cœur joie, pour illuminer les oliviers non loin de la demeure des Pastore. Aurelio pensait amèrement à cette époque où il prenait ses couleurs pour redonner vie à ces branches vieilles de plusieurs décennies, leur rendant leur jeunesse d’antan. Il n’avait pas touché à ses croquis depuis le portrait d’Anaelle, et plus jamais il ne dessinerait quoi que ce soit. Aurelio en avait perdu le courage, et la légèreté très pure de ses traits devaient être morts en même temps que Camillo.

Tandis qu’il était perdu dans ses pensées, Aurelio ne réalisait pas que, sous ses coudes au contact du bois, quelque chose attendait. En laissant son regard se noyer dans le paysage, il fit ce qu’il faisait tous les soirs. Il parlait au monde. En lui racontant à quel point il avait été stupide, en lui disant que ses amis lui manquaient, en lui confiant qu’il aimerait avoir un souvenir chaleureux et réconfortant d’Anaelle, une partie d’elle qui lui permette de s’en souvenir comme de son premier amour, et que revoir Camillo serait son vœu le plus cher. Mais cette nuit n’était pas comme les autres, non. Un instant, quelque chose brilla en attirant son regard, mais cela avait déjà disparu. Aurelio soupira, ferma sa fenêtre pour ne plus entendre le crissement des cigales, et se retourna … pour étouffer un cri. Là, devant lui, se tenait un jeune berger allemand au regard vif et à la langue pendante. Il aurait reconnu cet espèce de sourire canin entre tous, c’était celui de la chienne d’Anaelle. Le jeune homme se frotta les yeux pour tenter d’estomper cette illusion, mais celle-ci demeura et le regarda avec amusement … Au moment où Aurelio se demandait s’il n’était pas fou, une voix flutée résonna dans ses oreilles, alors qu’il aurait juré de rien avoir entendu. La voix lui demandait s’il acceptait le pacte. Le jeune homme se serait bien frappé la tête contre un mur, si la chienne devant lui n’avait pas avancé pour lui poser une patte sur la jambe et si la voix n’avait pas réitéré sa question. Aurelio répondit à haute voix quelque chose de confus comme « Quoi ? », et le timbre clair lui répondit instantanément qu’il venait de passer un pacte en souhaitant avoir « un souvenir chaleureux et réconfortant d’Anaelle, une partie d’elle qui lui permette de s’en souvenir comme de son premier amour », ainsi qu’une occasion de « revoir Camillo ».

Aurelio tombait des nues, s’assit sur son lit et caressa machinalement le crâne de la chienne devant lui, alors que celle-ci lui expliquait ce qu’elle était, à savoir une sorte de machine à vœu. Elle disait faire partie des stellas ombra et qu'elle était en train de réaliser son vœu à sa manière … Le jeune homme écouta, sans même mettre en doutes les dires de cette étrange créature, lui que plus rien n’étonnait. Il retourna se coucher en se disant que tout ceci n’était qu’un rêve, accepta ce fameux pacte pour faire taire la voix insistante, et se dit que demain tout serait redevenu normal. Mais au matin, quelle ne fut pas sa surprise de se faire réveiller par le même berger allemand laissé pour compte la veille au soir. Dans un premier temps, alors que le jeune homme était encore dans les brumes du sommeil, Aurelio vit les bons côtés d’adopter un pareil chien : pas de dépenses en nourriture, ses parents lui passeraient tout ce qu’il voulait et … Et non, ce n’était pas normal. Mais sa vie n’avait rien de normal, ces derniers temps. Sa seconde discussion avec cette chienne eut lieu ce matin là, alors qu’elle lui expliquait que son pouvoir était l’illusion, et que cela permettait de réaliser la deuxième partie de son vœu, revoir Camillo. Pour lui prouver sa bonne foi, la « chose » s’écarta et Camillo apparut devant lui, tout sourire, du sang coulant le long de sa tempe … C’est là qu’Aurelio s’énerva pour la première fois depuis le drame. Dans son accès de colère, il envoya valser tout ce qui se trouvait à proximité alors que la chienne lui répondit d’une voix haut perchée, amusée de son petit effet du tour qu’elle avait joué à Aurelio. Elle lui dit qu’elle avait scrupuleusement suivi les désirs qu’il avait énoncés, et que s’il n’avait pas précisé « Anaelle » et pas « un partie d’elle en souvenir » ainsi que « Camillo comme je l’ai connu » et pas « Camillo », il aurait été possible de changer tout ça … Mais plus maintenant. Apparemment, le stella avait été d'humeur joueuse en réalisant ce vœu ... Aurelio apprit qu'il était un "Pactisant", ce devant quoi il n'eut pas une réaction particulière, juste un haussement d'épaules. Il avait encore du mal à croire à tout cela ...

Pendant un an, Aurelio passa par plusieurs réactions : le déni, la colère, la tristesse et enfin l’acceptation. Durant quelques mois, il vécut un semblant de bonheur au rabais en compagnie de la chienne de son premier amour et de l’illusion de son meilleur ami. Ses parents, plus ou moins rassurés par le sourire de leur fils mais encore inquiets de le voir parler seul ou avec son chien, ne savaient plus comment gérer cette évolution plutôt anormale de la situation. Un jour de pluie, alors qu’Aurelio se promenait en compagnie de sa chienne et du fantôme de son meilleur ami, tous trempés jusqu’aux os, il se retourna vers eux et leur fit un sourire triste, inspira à fond et murmura un « Pardon » qui venait de loin, de la partie sombre et froide de son cœur qu’il avait fermée à clé et qui se libérait à présent. Un poids lui fut enlevé, en même temps qu’il entendait résonner un rire aigu et satisfait dans sa tête. Une voix qui lui disait qu’il avait été bien bête jusqu’au bout, que son véritable vœu avait été de pouvoir exprimer sa culpabilité et de se voir pardonner, ce qui était en train de se produire. La chienne jappa, fit demi tour et s’éloigna alors que Camillo s’effaçait peu à peu en un sourire pour disparaitre complètement, laissant Aurelio seul sous la pluie, enrhumé et désespérément triste. En un rien de temps, tout finissait comme tout avait commencé. Une année et demie s’était écoulée depuis l’accident, Aurelio avait bientôt vingt ans et il revenait à son point de départ, un soit disant vœu secret de son inconscient ayant été réalisé … Au cours de cette expérience, Aurelio ne s’était pas rendu compte qu’il n’était plus comme avant. Jamais il n’avait envie de rendre service, il parlait mal à ses parents, il lui arrivait de mentir et toutes ses anciennes qualités n’étaient plus que du vent. Mais au départ du stella, Aurelio perdit une grande partie de lui-même, il n'était plus qu'un semblant d'humain …


Le Zombie, équivoque :
Rhum ambré, rhum blanc, liqueur d’abricot, citron vert, sirop de grenadine, jus d’ananas et sirop de sucre de canne.

Un an plus tard, Elio se réveillait dans sa petite chambre de bonne au dessus d’un bar appelé le Love’s out. Il se redressa, s’assit sur son lit et chercha à tâtons son paquet de cigarette. La soirée d’hier avait été particulièrement longue, et sa tête le lançait encore un peu. Il était environ trois heures de l’après midi, et le jeune homme venait de commencer sa journée en allumant une clope. Il était temps de s’habiller, et de descendre pour commencer à préparer la soirée de ce soir, qui était une fête spéciale pour un ami de la patronne. Le lit grinça quand son propriétaire se redressa, et Elio se dirigea vers le seul autre meuble qui occupait sa chambre : une armoire, avec un grand miroir sur l’extérieur. En se regardant dans la glace, il revint une année en arrière pour se souvenir …

Après l’épisode du vœu, Aurelio était devenu un mauvais garçon, peu à peu. Il avait immédiatement quitté le domicile familial, n’en pouvant plus de cette campagne miteuse et insupportable, abandonnant ses parents sans s’en soucier d’avantage. Il acheta un billet de train pour Milan, là où Camillo et Anaelle voulaient s’installer. C’était à lui de vivre, dorénavant, et sa culpabilité s’était enfin envolée, le laissant libre de profiter de la vie. Sauf que tout n’est pas rose pour un jeune campagnard sans le sou débarquant à Milan. Pendant plusieurs mois, Aurelio traina dans la ville, s’amaigrissant et prenant de mauvaises habitudes. Pour se loger, il suffisait de trouver une jolie fille qui accepte de l’héberger en échange de ses services. Pour étancher sa soif, rien n’était plus simple que de se faire offrir à boire dans un bar, et pour le reste, la cigarette était ce qui lui permettait de gérer son impatience. Entre la rue et les lits des femmes, puis des hommes de la ville, Aurelio se perdait de plus en plus. Il abandonna son prénom si clinquant, se faisant appeler Elio, s’habitua à ne plus ressentir aucune tendresse ni pitié. Il avait très bien compris ce que son vœu lui avait coûté : sa naïveté, sa candeur, tout ce qui avait pourri sa vie. Maintenant il était beau, il était attirant et il était sans aucun regret. Le monde s’ouvrait devant lui et il allait le saisir, en oubliant ce qu’il avait été. Il le voyait enfin tel qu’il était vraiment : sale, déplaisant, ignoble, luxuriant. Au fur et à mesure des semaines, Elio se faisait de plus en plus attirant, en prenant exemple sur le souvenir qu’il avait de Camillo le beau gosse, et il plongea rapidement dans l’alcool, la cigarette, le sexe et la violence gratuite, sans jamais s’approcher de trop près des groupuscules louches qui lui proposaient parfois de les rejoindre. Un petit voyou ridicule sans rien de bien exceptionnel, en somme, de ceux que tout le monde oublie …

Un soir pourtant, sa vie avait pris un nouvel essor, grâce à une coïncidence bienvenue. Alors qu’il trainait dans les allées milanaises sans avoir trouvé âme qui accepte de l’héberger, à moitié saoul, Elio traversait une rue quand une voiture déboula à toute allure et le frôla de très près, sans toutefois le toucher. Le jeune homme se sentit mal et, à cause du traumatisme et de l’alcool, tomba dans les vapes. Une femme d’un certain âge passa heureusement par là, le traina à l’écart et le réveilla avec un breuvage devenu inconnu à Elio : de l’eau. Quand il eut repris ses esprits, le jeune homme toisa sa sauveuse d’un air méprisant, sans que ladite sauveuse ne semble s’en offusquer. Elle l’emmena en silence devant un bar désaffecté, pour lui expliquer qu’elle comptait le reprendre, en faire un lieu où l’amour n’existerait qu’en façade, où les clients pourraient laisser leurs soucis dehors et que seuls compteraient le plaisir, l’instant présent et les consommations. Elle recherchait un serveur capable d’apprendre rapidement à préparer les boissons, un serveur prêt à tout laisser derrière lui pour lui être fidèle. Ce serveur serait nourri et logé en échange de son travail, recevrait un petit salaire et devrait seulement lui être éternellement fidèle. Quand Elio lui demanda comment le bar s’appellerait, elle répondit « Le Love’s out », en passant sa paume contre la joue d'Elio, accompagnant son geste d'un sourire. Sur un nom et un souvenir de ce geste, le jeune homme accepta de la suivre et scella ainsi sa promesse : trouver comment vivre dans une philosophie qui lui conviendrait, à savoir profiter de la vie sans se prendre la tête et ne pas penser au lendemain. C’est là qu’Elio apprit réellement à oublier ses sentiments, qu’il devint froid et séducteur, qu’il apprécia l’alcool à sa juste valeur sans prendre des cuites monumentales, le sexe et l’argent. Parfait serveur, Elio a perdu le reste de son âme ce soir là.

Le jeune homme sourit au miroir. La patronne devait l’attendre, aussi se dépêcha-t-il de s’habiller pour commencer cette journée comme les autres, comme il l’avait toujours fait. Le monde n’était qu’un éternel recommencement, son passé n’était plus rien, et le futur ne lui promettait pas plus. Elio était heureux, à sa manière, sans réellement l’être puisque la notion même de l’émotion lui échappait. Un dernier regard au miroir pour juger de son allure, un geste pour ajuster sa chemise en soie noire, et voilà qu’Elio dévala les marches pour rejoindre son comptoir.

Un éternel recommencement.


Il futuro

RUMEURS, RUMEURS;
Il est bien évidemment au courant puisqu’il a fait un pacte récemment, cependant il ne tient pas à en parler, étant donné que cette réalisation de vœu fait partie d’un passé qu’il veut oublier. Silencieux, Elio n’a jamais dit à personne que la rumeur disait vrai …

NON ? OUI ? ;
C’est hors de question, pour Aurelio, de réitérer un quelconque pacte avec qui que ce soit. Il ne compte pas s’aliéner de son plein gré à une créature étrange, qui réaliserait un vœu en lui faisant beaucoup de mal au passage.


voi

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Andrea Vitaly

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MessageSujet: Re: Aurelio Pastore   Ven 23 Juil - 11:27

Prem's prem's prem's ! *Réaction très gamine je sais*
Mais c'est parce que je t'aime plus que tout <3

Je lirais et éditerais ce post plus tard, là j'ai vraiment pas le temps xD

Edit : Victoiiiiiiiiiiiire ! Commence ça j'ai presque mit une heure à lire ta fiche ? Je faisais des commentaires et je bavais en même temps voila tout. Je me répète encore mais j'aime ta fiche, j'aime ta façon d'écrire, j'aime Elio, je kiffe Elio (Je kiffe Vito aussi rassure toi la folle de La Ciotat) Ta fiche est excellente, j'ai adoré la lire, même si à l'heure qu'il est et avec ma fatigue, j'ai du mal à aligner correctement mes pensées et mon écriture. Alors j'ai plus que hâte encore plus que plus (Aha) de rpiser avec toi.
Je t'aime je t'aime je t'aiiiiiiiiime. Et je nous aime aussi par la même occasion, et j'aime Elio et Andy aussi, et puis aller j'aime tout le monde pendant que j'y suis !
*Se dit qu'il faut vraiment qu'elle aille dormir là ça va plus du tout*


Dernière édition par Andrea Vitaly le Ven 23 Juil - 19:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Aurelio Pastore   Ven 23 Juil - 12:27

Bienvenue ! ^^

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Aurelio Pastore

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MessageSujet: Re: Aurelio Pastore   Ven 23 Juil - 13:10

Merci Aya.

Et vite vite dépêche toi de lire Andy (*.*), je te signale que je te la dédicace cette saleté de fiche qui m'a pris plein de temps XD Elio a été inventé pour toi :D
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Vito Vargas

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MessageSujet: Re: Aurelio Pastore   Ven 23 Juil - 13:46

Yééééééééééé ! Ah ben, ça valait le coup d'attendre la fameuse fiche de la fameuse So- ... Nat- ... bref, Elio <3

Et qu'en dire. C'est super, c'est joli, c'est très très bien écrit, les phrases sont belles et bien tournées, et ça roxxe sa mère du caca lyophilisé. Ceci étant le must du compliment que je puisse faire, hein. Bref bravo c'est génial ! J'ai hâte de voir ce que ça va donner dans le rp' entre Andy & toi : heart :

(Bienviendue, aussi, quoi ! J'kiffe Elio.)
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Aurelio Pastore

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MessageSujet: Re: Aurelio Pastore   Ven 23 Juil - 13:53

Merci Cha ... Vito ... : love :
Et encore, attends de lire le roman qu'on a fait avec Andy entre Nathy-Gab, tu vas comprendre à quel point Nathy est le meilleur *.* (enfin sauf quand il donne envie d'être frappé très très fort tellement il est concon -_-')

Raaah, ça me fait plaisir que tu aimes sachant que tu es le deuxième avis qui compte le plus ici pour moi :D Et j'apprécie à sa juste valeur le haut compliment dont tu me fais l'honneur, venant de toi c'est sûr que ça me fait tout chaud au cœur : kiss :

J'ai hâte aussi de commencer le rp avec Andy, mais surtout j'ai hâte d'en parler avec elle la semaine prochaine pour ancrer tout ça ... Comment les amener là où on veut les emmener ? Dur dur : posh :
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Vito Vargas

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MessageSujet: Re: Aurelio Pastore   Ven 23 Juil - 16:02

(C'est sûr qu'avec 192 pages j'ai du boulot xD Mais ça m'occupera, et Loli m'a déjà parlé des périodes con-con gnan-gnan maniaco-dépressif de Nathy donc même pas peur ! Mais rien ne m'empêchera de laminer le document Word et de remplacer Nathaniel par Nathouille.)

Flattée que mon avis compte en tout cas. Mais il va falloir que tu pondes du lourd avec Andy parce que j'attends ... beaucoup. : evil : Vivement que tu te pointes pour discuter scénarii avec elle. Et t'imagines même pas à quel point ça veut tout dire que je précise ça, parce que ta présence fera que j'aurai plus droit au rp' Andy/Vito. Donc roulez roulez~
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Aurelio Pastore

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MessageSujet: Re: Aurelio Pastore   Sam 24 Juil - 4:03

Oui Andy je nous aime aussi, et je détaille pas vu qu'on en parle en mp et que y'a rien à rajouter à tout ça ...

Vito > Nathouille ? Naaaan c'est Nathy, Nath, Nathychou mais pas Nathouille !!! Le pauvre. En tout cas bonne lecture et tu as intérêt à me donner ton avis aussi, je veux pas que Gab ait toute l'exclu de tes réactions >.<
Et voui ton avis compte, forcément. Et t'en fais pas, je suis prête à pondre du lourd, du lourd autant que tu veux ... J'ai bien envie de me lâcher avec Elio vu que c'était pas trop le genre de Nathy :D
Oo Je me rends compte en effet de ce que ça signifie et ça me fait d'autant plus plaisir \o/

Bon, sur ce j'attends l'avis des grands pontes du fofo avant de commencer à penser à mon premier post avec Andy ...
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MessageSujet: Re: Aurelio Pastore   Dim 25 Juil - 6:01

Grands Pontes du forum... Léchage de bottes ??? *Papats Aurélio* Ahhh, j'A-DoOoRE ça ! : cheer :

Bonjour et Bienvenue sur UA :)

Alors, t'as parfaitement compris et intégré les réponses à tes questions (alors que moi je m'y perdais carrément, shame on me !), c'est riche, fluide et bien tourné, j'aime beaucoup ton écriture ! Les personnages sont bien trouvés et je Surkiffdesamère j'adore Aurélio.

July m'a aussi donné son feu vert donc, sans plus attendre :


tu peux faire une demande d'habitation, ta fiche Rs et commencer à rp ! =D

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Aurelio Pastore

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MessageSujet: Re: Aurelio Pastore   Dim 25 Juil - 6:17

Oui je suis très douée pour le léchage de bottes, ça me réussit plutôt bien XD Enfin je me dis surtout que vu que j'ai déjà commencé à embêter le monde avec mes questions tatillonnes, je pouvais au moins faire un effort pour ne pas me faire détester XD

Ah, je suis contente que tout convienne malgré les prises de tête que je t'ai sûrement amenée à avoir, je n'étais pas sûre que mon histoire alambiquée soit acceptée de suite. Et puis je te remercie pour ces jolis compliments, surtout que je reprends le rp après pas mal de temps donc j'angoissais un peu (maintenant je vais prendre la grosse tête : cool : ). Je vois que tout le monde apprécie mon grand dadais d'Elio, c'est bien ça me permettra de tous vous violer *sbaaaaf*

Je vais faire tout ça, oui. Merci encore : blush :
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Aurelio Pastore

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