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 Alitia Toscane

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Alitia Toscane

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MessageSujet: Alitia Toscane    Sam 14 Aoû - 19:35

La vostra identità

NOM; Toscane. Un nom de famille hérité de son père italien, qui par ailleurs n’est absolument pas plus originaire de cette région que le homard breton.
PRÉNOM; Alitia. Ca se prononce comment, allez-vous me demander, d’ailleurs ? Comme vous voulez. Alicia ou Alitiha. Alitia n’est pas vraiment pointilleuse à ce sujet. Et si personne ne sait exactement, c’est parce que ce patronyme est issu du grec « αλήθεια », ce qui veut dire « vérité », si jamais cela vous intéresse. Il ne fallait pas s’attendre à autre chose de la part de parents globe-trotters.
SURNOM; Si ses amis ou ses connaissances la gratifient d’un sobre Toscane quand ils s’adressent à elle, sa famille a l’habitude de la nommer affectueusement Lili.
SEXE; Féminin.
DATE DE NAISSANCE; 04/04/2005
LIEU DE NAISSANCE; Nice, France.
SITUATION SOCIALE; Célibataire.
MÉTIER; Etudiante.
NATIONALITÉ; Franco-italienne. Comme indiqué ci-dessus, c’était son père qui était italien et en conséquence, sa mère qui était française. Enfin, plus vous remontez dans les générations, plus le sang d’Alitia donne l’impression de s’apparenter à toute l’Europe. Actuellement, puisque résident à Milan, elle se sent plus italienne qu’autre chose.


La vostra persona

INTÉRIEUR;
Sortons un scalpel et approchons-nous de la table d’opération. Trifouillons-donc le cerveau fertile d’Alitia Toscane.

La première chose que l’on remarque, c’est son calme, sa passivité. Ce n’est pas qu’elle boude le reste du monde ou qu’elle est perdue dans le sien. C’est juste qu’elle n’a pas envie de parler pour ne rien dire. Qu’elle n’est pas bavarde, comme peuvent l’être les filles. Ni expressive. Les grandes expansions de sentiments, les explosions de joie, les gros sanglots, les gestes à tout bout de champ, ce n’est pas son truc. Elle préfère se taire et écouter. Observer. Sa grande passion. Être spectatrice de tout ce qui se passe, analyser sans juger. Qui est-elle pour dire si telle ou telle action est bonne ou non ? Toscane a toujours l’impression de ne pas vraiment appartenir à la société. Elle se sent trop différente, à part, comme si elle détenait une vérité absolue qui la rend inhumaine. De ce fait, comment peut-elle se sentir impliquée par ce que font ces étrangers ?

Ainsi, Alitia ne semble avoir aucune sensibilité. Et c’est presque vrai. Il lui en faut beaucoup pour qu’elle ait une réaction spontanée inhabituelle. Non, ce n’est pas un zombi, juste une personne trèès calme. Le passé ? Il la conditionne peu. L’avenir ? Elle le décide sans arrêt. Elle ne souhaite pas subir comme la majorité des gens et désire être entièrement maître de sa vie, quitte à faire des concessions. Une forme comme une autre de stoïcisme. Alors, Toscane accepte ce qui se passe, et comme Sisyphe et son rocher, malgré l’absurdité de la vie, elle ne s’y noie pas. D’un autre côté, une fois qu’elle se fixe un objectif, un désir, elle n’hésite pas à intervenir pour que le vent tourne en sa faveur et quitte son poste confortable d’observatrice de la vie des autres s’il le faut. Utilitarisme ? Sans doute. De l’affection ? Parfois, heureusement. Mais ses proches se posent toujours la question. Veut-elle rendre heureuse telle amie parce qu’il est important pour elle que cette amie soit heureuse ? Ou pour le bonheur en lui-même ? On ne sait jamais vraiment. Elle est un peu manipulatrice, Toscane. Et pas très tendre.

Il est difficile pour elle de se lier sincèrement aux autres. De parvenir à ressentir une réelle affection envers eux. Et la compassion n’est pas une activité qu’elle pratique beaucoup. Toujours à cause de cette barrière, de ce sentiment d’être différente, de n’être pas de la même race, la même essence. Et elle n’a pas l’impression d’avoir besoin d’être aimée. Sa marginalité l’a depuis longtemps condamnée à une solitude que rien ne peut dissoudre. Il n’y aura jamais personne pour la comprendre, personne qui sera comme elle, différente. Alors elle a fait un trait dessus, se contente de jouer la comédie, de se camoufler, de passer inaperçue dans cette société où elle n’a pas sa place. Comme si elle était l’un d’entre eux. Elle agit en conséquence. Elle parle, sourit, s’entête, mais ce n’est jamais qu’un masque et elle l’abandonne dès qu’il devient inutile.

Les sensations l’indiffèrent. Elle n’éprouve pas de plaisir plus que ça lorsqu’elle va à une fête foraine avec une amie. L’odeur de la barbe à papa, des pommes d’amour, la grande roue, les montagnes russes lui donnent l’impression d’être un décor de pièce de théâtre où tout est artificiel. Le goût de l’alcool, l’âcreté des cigarettes, elle n’a jamais eu envie d’essayer pour faire genre. Pour savoir ce que c’était. Elle s’en fout. Néanmoins, le sport ne la rebute absolument pas. Au contraire, elle apprécie l’effort, le sentiment de se maîtriser, le vent quand elle court, la puissance de l’organisme, le confort bien mérité qui suit. Quant au côté intellectuel, ça, elle aime. Bouquiner, découvrir, savoir, décortiquer, déchiffrer, analyser. La médecine, la biologie, les lettres, l’histoire, les faits divers, les gens, peu importe. Elle aime, c’est tout. La passion de fouiner, le goût de l’art. Elle aime les romans, la photographie. Prendre des clichés de la vie de tous les jours et des autres. Et puis classer tout ce savoir, tous ces détails dans son notebook assez conséquent, faire des fiches sur les gens qu’elle connaît. Cela lui donne un sentiment de sûreté, comme un guide sur la vie, sa vie. Son notebook dont elle ne se sépare jamais, comme son appareil photo. Il y a presque tout dessus. Sa vie, une sorte de journal sans émotions qui se contente de décrire les journées.

Ce n’est pas une personne qui accomplit, ou qui agit, dans le sens où elle n’est ni ambitieuse, ni dominatrice, même avec noblesse. Son absence de valeurs l’empêche d’avoir de la grandeur et d’être un de ces leaders qui savent entraîner les autres dans leur folie, leur activité fiévreuse. Il ne se dégage pas d’elle cette formidable énergie qui peut transporter des montagnes et faire bouger les gens. Toscane est plus une fille de l’ombre, qui agit dans le silence, seule ou à deux. Oh, elle sait être directive. Elaborer des plans. Elle est précise, facilement concentrée. Quand il le faut seulement. Elle aime bien suivre et en faire brusquement qu’à sa tête. C’est un électron libre, tourné vers l’individualisme. Et si elle semble lunatique quand elle accomplit des actions qui déroutent tout le monde, elle reste très intègre, pondérée à tout instant, très stable.

Patiente mais déterminée, Toscane n’oublie jamais ses objectifs, malgré le temps que cela peut prendre pour les atteindre. Sa ténacité est aussi grande que sa passivité. Et malgré le calme qui jamais ne la quitte, sous son apparence fragile, elle possède un grand esprit d’initiative qui la lance sans effort dans l’action. Son enfance pleine de voyages l’a rendue débrouillarde, d’autant que ses parents l’ont toujours poussée à l’indépendance. Etre seule ne lui fait absolument pas peur, elle sait compter sur ses ressources pour s’en sortir, et cette capacité lui a toujours été utile dans la vie qu’elle mène désormais. De plus, Toscane est très instinctive et se base beaucoup sur ses impressions pour pressentir ce qu’il faut faire. Et en règle générale, ça marche. Pourquoi donc changer ?

Et puis, son talent d’analyse, son sens de saisir les détails mêlé à cet instinct auquel elle se fie la rend particulièrement ingénieuse pour résoudre des problèmes ou des mystères. Ce talent, elle l’utilise surtout pour tacher de découvrir ce qui est arrivé à son frère, mais il lui est toujours utile, ne serait-ce que pour retrouver le chien de la voisine. Avec une certaine efficacité, elle se met toujours vite au travail et son aisance intellectuelle naturelle lui suffit pour suivre ses cours de lettres tranquillement. Non pas qu’elle soit le nouvel Einstein de ce siècle. Absolument pas. Mais elle est l’une de ses personnes qui sans faire beaucoup d’efforts arrivent paresseusement à obtenir quinze ou seize de moyenne au collège ou au lycée. Ce qu’elle fait en fac de lettres ? Elle l’ignore, à vrai dire. Ca c’est trouvé comme ça. Ce qu’elle veut faire plus tard ? Aucune idée. Que peut faire une fille comme elle ? Détective privée ? La belle affaire. Pour l’heure, Toscane se contente de vagabonder gaiement dans Milan, sans projets, à l’aise dans sa précarité comme un poisson dans l’eau. Elle verra ce qu’on lui propose. Elle ne se soucie guère du futur, vit surtout au jour le jour.

Enfin, la dernière chose qui caractérise Alitia Toscane, c’est ce qu’elle cherche, ce qu’elle désire par-dessus tout. A travers toutes ses actions, jour après jour, elle recherche la personne qui sera son complice. La personne qui ne l’aimera pas forcément, et vice-versa, mais auprès de qui elle restera fidèle. Quelqu’un qu’elle ne trahira jamais, qu’elle assistera dans tout ce qu’il entreprendra. Elle ne cherche pas sa reconnaissance ou son affection. Juste la garantie d’obtenir ce qu’elle veut le jour venu. Elle ne sait pas encore quoi. Mais qui pourrait refuser ce pacte qu’elle proposera un jour à l’individu qu’elle aura choisi ? Une assistance sans faille, l’assurance d’être présente quoi qu’il arrive, d’être la dernière personne restante quand tout semblera perdu. Dans un monde où les amis ne sont que des mirages qui finissent par passer, des personnes qui disparaissent quand tout va mal, où les mensonges sont omniprésents, Toscane cherche une relation stable, sincère, où rien n’est caché. Plus qu’elle la cherche, elle la propose. Elle est prête à être la dernière, sans forcément être en avant le reste du temps. Elle sera juste le recours ultime, la seule personne réellement au courant de tous les secrets, de tout ce qui est inavouable. C’est une sorte de job. « Assistante de votre vie ». Jusqu’à ce que votre rêve soit réalisé, que votre but soit atteint. D’une certaine façon, ce qu’elle propose, sans le savoir, c’est un peu les mêmes pactes que les Stellas, qu’elle ne connaît pas. Sauf qu’elle n’apporte aucun autre atout qu’elle-même et sa fidélité, son non-jugement, son obéissance. Vous ne comprenez pas ? Alors vous saurez le moment venu, quand elle aura choisi cette personne avec qui elle se liera.

EXTÉRIEUR;
Haute comme trois pommes, Lili était une de ces petites filles à la bouille ronde et douce, accentuée par des mèches de cheveux châtains foncés qui entouraient du haut de leur coupe ringarde son visage enfantin. De grands yeux verts pâles s’étaient fichus au milieu de son visage, dominant un nez retroussé et des lèvres souvent closes qui avaient tendance à virer au violet lorsqu’elle restait trop longtemps dans l’eau de la piscine. Elle avait ce corps à la fois étroit et potelé qu’ont les gamins à l’aube de leurs six ans. A côté de ses parents, c’était une petite fille à l’air boudeur et renfrogné comme peuvent l’être les petits timides. Dans l’ombre de sa mère ou bien assise sagement par terre à jouer avec sa poupée asiatique pendant que les adultes prenaient l’apéritif, elle était la discrétion même.

Et puis Lili a grandit, elle a gardé la même silhouette. Ces jambes se sont juste allongées, et elle a troqué ses petites robes pour des shorts et des débardeurs. Cette fois, on l’a voyait trotter derrière ses parents, toujours pas très loin, s’éloignant prudemment. L’expression timide est restée, mêlée d’un regard attentif. Sa coupe carrée s’est transformée en une longue chevelure plus ou moins emmêlée qui atteint le milieu de son dos. Les tresses, les queues de cheval, les chignons, rien de ça n’était pour elle. Sa mère n’avait pas le temps de la coiffer, et elle-même s’en fichait. Il eut bien un temps où après un épisode « poux », le génocide des invités non-désirés se traduisit par une coupe bien plus courte et de cette façon, bien plus aisée à glisser sous la casquette.

Alitia est ensuite devenue adolescente, avec son lot de changements. Elle a encore poussée, ses cheveux sont revenus à leur longueur habituelle, elle s’est habituée au maquillage et aux tenues plus féminines. Maintenant, à vingt ans, c’est une grande demoiselle d’environ un mètre soixante-et-onze. Elle a perdue sa couleur de cheveux si ternes et a opté à la place pour un blanc éclatant. Pas un ivoire pur, néanmoins. Non, c’est une couleur laiteuse, presque argentée en raison des reflets gris qui naissent et miroitent sous le soleil ou la pluie. Les mèches très dégradées cascadent autour de son visage lunaire jusqu’à des pointes plus qu’effilées, venant mourir près de ses hanches. Bien plus épaisses en haut, elles forment une longue frange bombée qui tombe sur ses sourcils, les cachant aux yeux du monde. Effectivement, cette masse lisse et éthérée lui donne un air angélique pas du tout discret ni commun. Quand on regarde Toscane, on croit voir une de ces filles toujours déguisées qui vivent leur vie comme un personnage de film ou de bande-dessinée. Certains haussent les sourcils et se disent que cette jeune femme n‘est pas prête de trouver un emploi dans une entreprise digne de ce nom, ou que ces jeunes, décidément, sont vraiment stupides avec leurs modes nébuleuses. D’autres doivent penser qu’elle est soit originale, soit une amatrice de mangas et qu’elle serait mieux à sa place à Tokyo avec sa mixité vestimentaire. Quant aux derniers, ils se contentent de croire qu’elle est une amatrice de rock ou une néo-punk. Bref, vous, quidam encore inconnu, spéculez ce que vous voulez. De toute façon, il n’y a pas vraiment de raisons. Et Toscane s’aime bien comme ça, alors, elle ne voit pas pourquoi elle changerait. En tout cas, ça ne serait pas pour les beaux yeux de la populace.

Les siens ont conservés leur couleur jade. Ou leur couleur pomme fanée. Comme on veut. Légèrement excentrés du visage, surplombés par des paupières lourdes. Soulignés de crayon noir, parfois de fard à paupière sombre, ils dardent un regard blasé sur ce qui les entoure. Plus que blasé, un regard inexpressif. Pas curieux pour un sou, même s’il se complait à observer dans le silence, à emmagasiner les détails, les paroles, les gens, leurs visages, leurs êtres. Les cils longs et recourbés, comme dessinés à l’encre de chine, adoucissent légèrement l’étrangeté que dégagent les mirettes de Toscane. Ce ne sont pas de beaux yeux en amande, bien brillants. C’est juste les siens, avec leurs défauts comme leurs atouts.

Le nez n’a pas changé, après ces deux décennies. Il est resté petit, retroussé, avec sa tendance à rougir dès qu’il fait froid. A ses côtés, les joues, sans pommettes vraiment marquées, rendent à son visage mi-ovale, mi-rond un air de petite fille ou de grande poupée, effet accentué par la peau pâle qui tend son grain velouté, les imperfections de l’adolescence s’étant effacées. Côté lèvres, Toscane possède une petite bouche pas vraiment souriante mais dont les coins relevés vers le haut fait naître une expression mutine, insolente ou bizarre, selon la personne qui la regarde. Tout dépend de votre ressentit. Parfois, cela entre en contradiction avec ses yeux sombres. Le mélange donne une fille à l’air maussade, en général. Pour les professeurs ou ses tuteurs, en tout cas. Les inconnus, eux, ont l’impression qu’il s’agit d’une jeune femme bizarre sortie dont ne sait où. Dans tous les cas, le mélange est étrange.

Le visage se termine par un menton pointu, volontaire. Le tout est artistiquement posé sur un cou fin autour duquel il serait facile d’enrouler sa main dans une caresse ou une étreinte écrasante. Dans son prolongement, des épaules menues, rondes, des bras aux attaches délicates, des mains aux doigts sveltes et déliés, des ongles polis, soigneusement entretenus. Le creux de la gorge à la clavicule marquée donne naissance à un décolleté discret dû à une poitrine modeste. Pas maigre mais pas ronde non plus, Toscane a le corps mince aux courbes pleines de douceur d’une jeune femme en bonne santé. Malgré les cookies qu’elle affectionne, elle garde un ventre plat grâce à l’athlétisme qu’elle pratique à la fac. Les hanches étroites, Toscane possède aussi de longues jambes galbées par l’entraînement et la course, aux genoux noueux, et des chevilles souples. Le tout se termine par des pieds pointure trente-huit tout ce qu’il y a de plus normal.

Sa silhouette dégingandée au dos plutôt arqué et tous les attributs précédemment expliqués lui confèrent, au final, une apparence délicate pleine de fragilité, facile à briser. Qu’on ne s’y trompe pas. Toscane n’est pas une de ces filles poupées qui se préoccupent uniquement de leur beauté. Déjà, belle, elle ne l’est pas spécialement, deuxièmement, elle est en grande forme. Le judo et l’athlétisme l’ont doté d’un souffle endurant, d’une grande rapidité et d’une certaine souplesse qu’elle cherche à conserver. Toscane sait que sa forme physique est un avantage et elle entend bien la préserver autant que possible, quitte à suer à grosses gouttes une heure par jour. La première impression à sa vue est donc trompeuse. Sous ses airs discrets, ses pas et ses gestes mesurés, ses tenues de jeune étudiante romantique se cache une demoiselle sportive et déterminée. Des traits qui peuvent être perçus dans certains de ses réflexes. D’ailleurs, si elle aime les longs colliers, elle ne porte jamais de talons, leur préférant des tennis ou des chaussures de ville. Elle aime les pulls confortables, les imprimés asiatiques, les shorts en jean, les casquettes gavroches, les bijoux originaux, les fripes dénichées dans les boutiques obscures, les salopettes, les longues vestes, les tuniques et affiche toujours avec elle l’étui en bandoulière de son appareil photo numérique.

Autant que son visage, son entière apparence est un mélange contradictoire d’éléments qui aboutit au final à un truc indéfinissable. Une chose est sûre : sa « bizarreté » extérieure est en totale harmonie avec celle intérieure.


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Alitia Toscane

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MessageSujet: Re: Alitia Toscane    Sam 14 Aoû - 19:55

la vostra vita

HISTOIRE;
Alitia Toscane naquit à Nice un beau matin d’avril 2005. Elle avait donc cinq ans la nuit de la Lune Rouge et à vrai dire, si elle se souvient vaguement de la confusion de ses parents, elle ne se rappelle guère du reste. Sa mère, Floriane Chiron, était française et faisait des études de médecine quand elle avait rencontré Raul Toscane, un italien qui bénéficiait des mêmes cours qu’elle à Nice. Ils fréquentaient le même groupe d’amis, se plurent, tombèrent amoureux. Deux ans plus tard, alors même que Floriane étudiait toujours, naissait Luca, leur premier enfant, un beau petit garçon éveillé aux cheveux sombres. Peu après l’obtention de leurs diplômes, leur goût partagé du voyage les poussa à travailler dans l’humanitaire et à partir travers le monde soigner toutes sortes de personnes. Lorsque Luca eut trois ans, Floriane accoucha d’un deuxième enfant alors qu’ils faisaient une escale à Rome et revenaient d’un séjour en Grèce. C’était Alitia, qui à peine remise de sa venue au monde se trouva propulsé à travers lui. Elle ne restait jamais plus de quelques mois dans un même pays. Loin d’être troublée dans sa croissance, elle grandit tranquillement, découvrant sans cesse de nouveaux paysages, de nouveaux compagnons pour jouer, de nouveaux mots étrangers. Elle eut la chance de visiter tous ces pays que l’on voit sur les cartes postales. Parfois, elle était confiée avec Luca à leurs grands-parents italiens, vivant à Milan. Là, elle passait son temps dans le grand jardin à défaut de filer à l’aventure, et se régalait des tiramisus de sa « Nonna ». Quand elle eut l’âge d’aller en cours et d’apprendre à lire, ce furent Floriane et Raul qui se chargèrent de lui dispenser des leçons, aidés par une organisation de cours à distance.

Son frère Luca était son ami le plus proche, son complice de toutes les bêtises qu’ils firent, son copain d’exploration dans les villes aux rues étroites lorsque leurs parents travaillaient. D’une main sûre, son aîné de trois ans la guidait à travers le marché et leurs regards candides leurs faisaient parfois gagner une gourmandise gratuite, après avoir séduits les vieilles commerçantes. Timide, Lili paraissait muette en présence d’inconnus, mais Luca avait cette aisance, cette verve qui savait à la fois la rassurer et parler pour eux deux. Bien sûr, il y avait les disputes, les petites bagarres où elle le frappait de ses poings serrés tandis qu’il riait et se moquait d’elle, les coups en douce, les remontrances –rares- des parents qui en règle général, les laissaient faire ce qu’ils voulaient. A leurs yeux, c’était la façon idéale de se faire une expérience et de devenir dégourdi. Raul s’amusait à leur apprendre le maniement du revolver qu’il avait obtenu aux Etats-Unis et à leur dispenser des cours de judo. Alitia appréciait énormément ses moments passés avec son père et mettait tout son cœur à réussir les exercices. On lui répétait souvent que certains pays dans lesquels ils allaient étaient dangereux, surtout pour des enfants comme eux, qu’ils devaient savoir se défendre mais aussi rester à leur place quand il le fallait. En général, Lili et Lucas avaient le droit de vagabonder à leur aise dans le centre-ville ou les villages qu’ils visitaient, à condition de rester ensemble et de bien rester certaines règles, comme ne pas fréquenter les petites ruelles et d’être toujours aux endroits très fréquentés. Sans compter les classiques « ne jamais suivre les inconnus », « ne pas avaler n’importe quoi », ou encore « être capable de revenir au point de départ ensuite ». Bien sûr, il y avait quelques entorses. Combien de fois le côté bagarreur de Luca leur fut utile face à une bande de gamins dépenaillés cherchant querelle ? Quand elle se perdait, c’était Luca qui la retrouvait en larmes, en silence, dans un coin, et lui montrait comment faire pour rentrer. Il s’amusait aussi à lui faire des courses d’orientation ou des parcours d’obstacles pour l’aider. D’un autre côté, la sage Lili avait son rôle à jouer quand il s’agissait de demander le chemin ou bien de se faire pardonner par les parents de leurs bêtises. Et aussi pour calmer Luca le si bouillonnant. Elle était plus raisonnable que lui. D’où, de temps en temps, leurs disputes brèves mais violentes. Et puis, Lili était plus studieuse que lui.

A huit ans, ses parents lui offrirent son premier appareil photo, un jetable. Ils se trouvaient alors en Thaïlande. Lili vida bien vite la pellicule avec de multiples portraits et de paysages. Si vite qu’elle se fit gronder d’avoir gaspillé de cette manière l’appareil qui devait durer tout le séjour. Sa mère prit alors le temps de prendre des photos avec elle, de lui montrer comment elle, avec son numérique, elle faisait. Néanmoins, les clichés rejoignirent l’un des multiples albums familiaux à la couverture de cuir bouilli. Une autre fois, quand elle avait dix ans et qu’ils se trouvaient en Egypte, elle se fit voler un autre appareil. Devant ses larmes, ses parents lui pardonnèrent bien vite et profitèrent de l’occasion pour lui offrir un petit sac à mettre en bandoulière où ranger le prochain qu’elle aurait. Il ne la quitta plus jamais.

Cette vie de liberté, aux allures utopiques, prit fin quand les grands-parents firent leur révolution pour que les « petits » mènent une vie plus normale. Les notes de Luca cascadaient vers le bas et plus que jamais, Alitia était silencieuse lorsqu’elle était en vacances à Milan, comme si elle n’avait pas su développer l’art du verbiage, en italien ou en français. En fait, c’était juste qu’elle avait tellement peu l’habitude de se retrouver chez « Nonno » et « Nonna » que sa timidité ressortait à vitesse grand V. De plus, elle était à chaque fois prise par surprise de la transition « grands espaces, hôtels » à « maison bien propre et règles bien précises » qu’elle se recroquevillait derrière Luca. Oh, elle aimait bien Nonno et Nonna. Et c’était parce qu’eux l’aimaient aussi qu’ils désirèrent que les deux enfants quittent leur vie de bohème pour une plus ordonnée en famille d’accueil. Les parents rechignèrent, mais l’assistante sociale appelée à la rescousse trancha.

Alitia avait onze ans, Luca quatorze. Ils vécurent très mal cette décision et la séparation avec leurs parents, d’autant qu’ils ne furent pas placé chez leurs grands-parents milanais, trop âgés, mais chez une famille d’inconnu dans laquelle se trouvait déjà une autre petite fille de huit ans. Lili se referma comme une huître, Luca tempêta et manifesta sérieusement son mécontentement au lycée dans lequel il passa de justesse. Sa sœur développa à cet âge son caractère si spécial et Luca passa de paresseux à total cancre. Heureusement, ils avaient souvent des appels de leurs parents qui prenaient de leurs nouvelles. Parallèlement, chaque mois, ils versaient une petite somme sur leurs comptes respectifs. Difficilement, ils s’habituèrent à cette vie nouvelle qui au fond d’eux les étouffait. Alitia allait en cours du matin jusqu’au soir –une première pour elle- et quand elle sortait, elle profitait de ces heures de courte liberté pour découvrir le centre-ville milanais qu’elle connut bien vite comme sa poche. Elle voyait moins Luca : ce dernier s’était fait des amis qui l’entraînaient dans leurs frasques sans cette petite sœur pot de colle. Alitia découvrit l’ordinateur et Internet. Elle y passait des heures, à surfer sur pleins de sites et ses tuteurs s’empressaient de la réprimander pour le temps qu’elle y passait et l’encourageaient plutôt à travailler. Elle était trop jeune, trop inconsciente pour savoir que c’était le rôle de ses tuteurs de se comporter ainsi, de poser des limites, de les punir quand ils allaient trop loin, bref, de les éduquer convenablement. Cela l’énervait juste. Et Luca bien plus encore. Il leur répondait, et ils passaient leur temps à se disputer à grands éclats de voix. Quand il craquait, le frère d’Alitia claquait la porte et partait à grands pas dans la rue.

Enfin, la fin du lycée arriva pour lui et ses dix-huit ans aussi. Vite fait, bien fait, il quitta le domicile de la famille d’accueil pour s’installer dans un minuscule appartement. Cela se produisit après une énième dispute. Luca rentrait de plus en plus tard, fréquentait des gens trop douteux pour leurs tuteurs, il n’avait jamais été aussi insolent et en plus, il boutiquait on ne savait quoi dans sa chambre. A savoir, boire et fumer tranquillement devant le PC. Alitia était au courant bien sûr. Elle n’aimait pas trop. Mais c’était sa vie, pas la sienne. Tout juste qu’elle lui disait parfois, calmement, qu’il ne « devrait pas faire ça », accompagné d’un « C’est mauvais pour ta santé, tu sais ? » toujours avec un sourire compréhensif.

Mais la maîtresse de maison n’apprécia absolument pas de trouver un jour dans la chambre qui sentait le renfermé un pack de bières caché sous le lit, et elle le fit bien savoir. Des « C’est comme ça que tu nous remercie de notre confiance en toi ?! », « C’est vraiment incroyable ! » et des « Mais ça va ! » retentirent dans la maison et se soldèrent par une paire de claques bien méritée quand Luca laissa échapper un « Ouais ben c’est ça, vieille conne ». Furieux, il fit ses bagages et partit aussitôt. Les tuteurs qui ne l’étaient plus ne purent rien dire, car Luca était désormais majeur. A quinze ans, Alitia brûlait de le rejoindre et passait presque tout son temps chez lui. A vrai dire, il se débrouillait bien. Il avait trouvé un job, et utilisait précautionneusement l’argent de ses parents. Mais il était toujours avec ses amis bizarres et refusait parfois de lui dire ce qu’il avait fait en soirée. Quand il eut vingt ans, il passa son permis et s’offrit une voiture d’occasion dont il devint très fier. Il emmenait Alitia faire des balades dans la belle campagne italienne, à la grande joie de celle-ci, ravie. Tous deux souhaitaient rejoindre leurs parents. Ils étaient sûrs et certains que Raul et Floriane seraient heureux de les retrouver. Ils ne les avaient vu que quelques fois pour les vacances depuis que les deux enfants étaient en famille d’accueil. De plus, la conversation s’était peu à peu amenuisée au téléphone, entre Luca et ses parents. C’était en général des « oui », des « non », des monosyllabes peu explicatives, des silences gênés, qui pesaient de tous leurs poids sur le téléphone, jusqu’à ce qu’il soit raccroché. Trop lourd.

Cependant, était-ce seulement possible, de les rejoindre ? Les appuieraient-ils ? Ne pensaient-ils pas que désormais, leur vie était ici, à Milan ? Ses questions les empêchaient d’agir. Ils n’osaient même pas leur demander. Et puis, malgré ses dix-sept ans, Alitia était toujours placée. Et Luca était devenu un adulte. Pouvaient-ils vraiment vivre de nouveau l’existence joyeuse de leur enfance ?

Dès que Toscane eut dix-huit ans, elle quitta elle aussi la famille d’accueil pour l’appartement de son frère, qui l’accueillit avec joie. Elle était heureuse, comme ça. Ils n’avaient besoin de personne. Elle s’était inscrite à la fac de lettres, en désespoir de causes, n’ayant aucune idée de ce qu’elle voulait faire plus tard. Luca s’était mis au théâtre. Il avait rejoint une petite troupe, séduite par son talent naturel lorsqu’il était passé à un de leurs castings. Il semblait avoir trouvé sa destinée : tout lui réussissait, son physique avantageux et son charme mêlés à de réelles performances théâtrales en fit la coqueluche du public du moment. Toscane avait trouvé une amie en la personne d’Elisa, une fille qui fréquentait la même option de photographie qu’elle. Si Luca buvait, fumait et sortait toujours autant, ramenait souvent des filles, tout alla pour le mieux pendant un an.

Un jour pourtant, Toscane trouva à son frère un air malade et épuisé qu’elle ne lui connaissait pas. Elle tenta de se renseigner. Il lui dit que tout allait bien. Il mincit, puis maigrit. Toscane, discrètement, l’accompagnait au théâtre mais là-bas, il avait son grand sourire et ses grands gestes expressifs, les mêmes qu’il s’efforçait d’avoir avec elle. Sa sœur ne comprenait pas. Le manège dura un certain temps. Elle savait que ça n’allait pas, même s’il le cachait et refusait de lui dire. Par contre, elle ne savait pas si cela avait un lien avec leur vie, son travail ou autre chose. Ou peut-être juste avec sa santé. Alors elle l’observait, un peu dans l’appréhension. Son état s’aggrava tant qu’il n’arriva plus, au bout d’un moment, à assurer au théâtre et resta deux longs mois enfermés dans sa chambre. Toscane essayait d’être là le plus souvent possible. Elle lui préparait ses repas, s’efforçait de le convaincre de voir un médecin, et Luca, lui, lui disait alors qu’elle ferait mieux de rester avec Elisa et de se mêler de ses affaires. Bien sûr, elle souffrait de ce petit manège, mais elle était surtout triste pour son frère qui paraissait perdu pour la première fois. Ses copains ne cessaient de le harceler pour elle ne savait quoi. Les gens qu’ils connaissaient, ceux qui disaient les aimer, n’étaient jamais là. Ses parents fermaient les yeux sur ce qu’elle leur racontait au téléphone, avec des réponses évasives comme « il s’en remettra », « c’est juste une mauvaise passe », les amis de Luca étaient soudainement très affairés avec leur propre vie pour s’inquiéter de la sienne, sa petite amie l’avait laissé tomber quand elle avait vu qu’il ne l’emmenait plus faire la fête. Toscane leur en voulait. Elle les méprisait, même.

Un soir, soudain, il sortit de son refuge, le visage pâle. Toscane était à son cours de photographie. Elle ne vit qu’elle était partie que quand elle rentra. La porte de la chambre était ouverte, mais il n’était nulle part dans l’appartement. Elle dévala l’immeuble jusqu’au parking. La voiture était là. Alors, ne sachant plus quoi faire, elle attendit, assise sur le canapé, toute la soirée. Sans rien faire. Elle regardait juste dans le vide, le cœur pétri d’angoisse. Une partie d’elle osait espérer qu’il était guérit et qu’il avait décidé de se balader. L’autre en était bien moins sûr et avait sa petite idée sur ce qu’il était partit faire.

Pourtant, à cinq heures du matin, la porte d’entrée cliqueta sous le bruit des clés et claqua. Toscane releva brusquement la tête, et vit Luca qui entrait, l’air en forme. En fait, avec le même air que d’habitude, avant qu’il ne tombe malade, tout joyeux. Elle se jeta son cou, lui demanda ce qu’il avait fait, il lui raconta une histoire qu’elle oublia très vite, et la vie reprit son cours, son cours heureux qui avait tant manqué à Toscane. Luca était presque tout le temps fourré au théâtre. Sa sœur recevait plein de coup de fils d’inconnus désirant lui parler urgemment. Quand elle lui demandait pourquoi, il disait que cela n’avait aucune importance. C’était des mensonges, bien sûr, elle en était consciente, mais c’était en lien avec ses fréquentations du soir, alors même si elle surveillait de loin, elle voulait faire confiance à Luca.

Le destin lui prouva qu’elle avait eu tord. Un soir comme un autre, elle rentra à l’appartement, mais vit que la porte d’entrée était entrouverte. Elle poussa le battant, et ouvrit de grands yeux effarés. Le salon était dans un sale état, le mobilier était pour la majorité par terre, brisé, un désordre incroyable régnait. Quand elle s’avança vers la chambre de Luca, elle sentit d’abord le courant d’air frais que créait sa fenêtre ouverte. Et puis elle le vit, étendu sur le lit dans une position improbable, la tête en arrière, la peau livide. Elle s’approcha, retenant son souffle. Posa la main sur la joue glacée. Et enfin, avisa la boîte à pharmacie renversée par terre.

Les parents d’Alitia revinrent à Milan pour l’enterrement, le cœur brisé autant que le sien. Ils restèrent quelques semaines, ensuite, bien sûr. Pour elle. Toscane leur en fut reconnaissante. Ils étaient chez Nonna et Nonno. Elle restait dans le jardin, assise, les yeux secs. Pleurer ne servait à rien. Elle pleurait rarement, depuis qu’elle était grande. Même le cœur en miettes. Elle ne comprenait pas. Pourquoi ? Pourquoi ? C’était la question qui martelait sans cesse son esprit. « C’est un suicide » avait conclu le rapport de police. Ca n’expliquait rien. Pourquoi avait-il fait ça ? Pourquoi n’avait-il rien dit, ou alors rien laissé ? Leur relation était-elle donc si illusoire pour qu’il ne lui ait pas fait confiance ?

Et puis, elle se demandait si c’était vraiment un suicide. Les mystérieux appels, les milieux que fréquentaient Luca n’avaient-ils pas eut raison de lui ? Et dans ce cas, encore et toujours, pourquoi ?

L’étrange comportement de son frère durant sa « maladie » appuyait la première thèse, c’était vrai, mais l’état du salon, et l’inimaginable acte renforçait la seconde. Toscane ne comprenait pas, elle ne comprenait rien. Elle se sentait inutile et froide.



oggi

Tit-tit-tit. Tit-tit-tit.
7h00. Le réveil vient de sonner. Comme tous les matins, ou presque. Des fois, il est totalement inutile, parce qu’on est un de ces jours où il n’y a rien à faire, un de ces jours où une pluie sale et grise s’abat sur les trottoirs rendus poisseux par la foule, un de ces jours où simplement, Toscane n’avait pas cours. Remarquez, la fac de lettres, question cours, c’était aussi léger que la dose de tissus sur une prostituée. Ce n’est pas que Toscane aime la fac, aussi. Mais c’est le seul endroit où elle peut prendre ses repas et se laver.

7h01. Toscane a éteint le réveil, dont la sonnerie ne l’horripile pas plus que ça. Elle se redresse. Son dos n’est plus courbaturé, à force. Dormir dans la voiture, elle en a pris l’habitude. Quand, après plusieurs mois, ses parents sont repartis sous ses incitations, elle n’avait pas souhaité rester chez ses grands-parents, qui s’étaient déjà bien assez occupé d’elle. Et elle n’avait pas voulu retourné dans l’appartement non plus. Alors, en désespoir de cause, et aussi parce qu’elle s’en fiche désormais, elle dort dans la voiture de Luca, dont elle a gardé les clés. Relevons qu’elle ignore comment conduire. C’est juste sa maison de fortune. Ses affaires sont bien rangées dans le coffre.

8h00. Elle arrive tôt à la fac. Elle n’a cours qu’à dix heures. Là, elle a le temps de prendre un petit déj, d’aller courir sur la piste et de se doucher. Après, elle est fin prête pour sa journée.

10h00. Cours de lettres contemporaines.

12h30. Repas à la cafète avec une bande de filles. Salade de pâtes et nectarine.

14h00. Cours d’anglais.

16h00. Toscane a finit, elle sort. Elle mène sa petite enquête, jour après jour, parce qu’elle veut savoir. Un ami du théâtre lui a déjà révélé que Luca n’allait pas bien durant un moment à cause « d’une histoire d’amour », avait-il lâché. Mais à cette époque, Luca sortait avec une fille et ça se passait plutôt bien. Mis à part qu’elle l’avait largué peu après. Luca avait eu l’air de s’en foutre royalement. Toscane note tous les éléments dans son carnet électronique, au dossier « Luca ». Là, elle va interroger l’ex.

17H37. Ca a été rapide, elle n’avait rien à dire. Elle avait minaudé. C’est tout. Et à dix-huit heures, de toute façon, Toscane doit rejoindre Elisa au cours de photo. C’est vraiment une minette, l’ex. Elle est un peu pitoyable. Elisa, elle, a une culture étendue, sa conversation est intéressante. C’est une grande fille, un peu corpulente, les cheveux courts, très jolie, très souriante. C’est ça qui charme ses amis. Elle en a plein. Toscane l’aime bien.

17h54. Toscane prend le métro. Il y a plein de monde, comme d’habitude. Les gens sont affairés. Il y a une odeur d’expresso dans l’air. Le jus aigre qu’on trouve au distributeur d’à côté. La rame arrive. Elle monte.

18h00. Cours de photographie. La prof est joliment habillée, avec son petit tailleur et sa veste fleurie. Elle est encourageante, croise le regard de Toscane et lui sourit.

19h43. Repas en centre-ville avec Elisa. Des fois, après le cours, elles vont chez Elisa. Son père est un homme moustachu, encore plus corpulent qu’elle, qui parle fort. Il est toujours accueillant. La petite sœur d’Elisa est une vraie peste, selon ses dires. Toscane la trouve plutôt mignonne. Quant à son frère, c’est un très joli garçon de dix-huit ans qui doit traîner les cœurs après lui. Les deux filles s’étendent sur le lit à deux places et comparent leurs albums, leurs dernières photographies. Elles s’amusent à les retoucher sur ordinateur, puis à faire le tour des forums où elles sont inscrites et enfin s’installent au piano où Toscane écoute jouer Elisa qui le fait très bien. Ca dure une heure, une heure et demie. Des fois, Toscane reste dormir. Aujourd’hui, elles ne font rien de tout ça, et se quittent avec un petit geste de la main après avoir avalé leurs sandwichs Norvégien.

22h28. Toscane erre dans Milan, toujours pour son enquête. Et aussi pour se changer les idées. Elle fréquente les bars, boit un thé glacé à la pêche, mange quelques cookies, sa gourmandise favorite. Discute avec des filles, des gars, au hasard. Mais rarement. Les gens ne l’approchent pas, sauf ceux qui ont trop forcés sur leur vodka. Elle est sagement assise dans son coin.

00h02. Elle se couche. Elle n’aime pas veiller tard pour rien, et préfère se blottir dans son duvet bien chaud. C’est vrai qu’il faudrait qu’elle se trouve un studio. Elle a la flemme. Quand elle aura son complice, elle dormira chez lui. C’est une idée qui est née chez elle après la maladie de Luca. Elle s’était fait une longue réflexion sur la sincérité des gens et des relations tissées aujourd’hui. Sa conclusion avait été qu’on ne peut se fier à personne. Et qu’on peut être amené à trahir même ceux qu’on aime profondément. Luca l’avait fait, d’une certaine façon. Ses amis aussi. Ses grands-parents s’étaient disputés avec ses parents, ses parents qui avaient laissé le malaise s’installer au téléphone, incapable de contrôler ou de conseiller leurs enfants. On n’était jamais sûr de rien ici, encore moins de la vie. Certains s’abandonnaient alors au désespoir ou vivaient dans l’ignorance jusqu’à la dégringolade. Ca n’avait pas de sens. Alors, Toscane s’était mis en tête de trouver une personne dont elle serait l’ultime confidente, jusqu’à l’ultime suivante, le compagnon des derniers instants, ceux où on fait les choses que personne ne saura jamais. Personne, sauf elle. Elle trouvera, elle sait. Elle ne s’inquiète pas. Là, elle écrit la journée dans le petit notebook. Va sur la toile. Toutes ses rumeurs sur la Lune Roue… Que valent-elles ? Elle se demande si c’est une légende urbaine. Il faudra qu’elle enquête, là aussi. Si c’était vrai… Luca y était-il mêlé ? Ca fait mal d’y penser, d’imaginer. Elle ferme les yeux. Son visage reste impassible. Alors elle s’endort.

4h11.
Toscane se réveille brusquement. Elle ne sent pas très bien. Elle a fait un cauchemar, un où elle court dans les d’une ville hindoue à travers les vaches et la foule. Puis elle se tourne, voit que personne ne la suit et qu’elle s’est perdue. Alors elle prend peur, rentre à l’hôtel se réfugier dans la chambre de se parents, mais dedans il n’y a que Luca qui est encore mort.
Toscane sait que c’est arrivé depuis trop peu de temps pour qu’elle puisse arrêter d’en rêver. Qu’il lui faudra sûrement deux ans au moins pour vivre de nouveau sereinement. D’un autre côté, peut-être qu’elle ne pourra jamais faire son deuil, parce qu’elle ne pourra jamais comprendre. Et c’est incertitude est bien plus angoissante que tout. Elle regarde à la fenêtre pour se calmer. La lune brille, argentée comme ses cheveux. Elle a un éclat rassurant, familier. Personne ne sait qu’elle le vit comme ça. Pas même Elisa. Ou ses parents. Elle ne le montre jamais. D’ailleurs, peu de personnes savent, dans son entourage, qu’elle a eu un frère et qu’il est mort. Alitia Toscane, c’est juste une grande gigue blasée.



Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester...
...que des étoiles filantes.




Il futuro

RUMEURS, RUMEURS; En tant que jeune geekette, Alitia n’aurait pu passer à côté de ces rumeurs. De là à croire à une légende urbaine, il y a quelques pas, même pour une fille aussi bizarre qu’elle. Pour l’instant, elle attend.

NON ? OUI ? ; Si quelqu’un doit passer un pacte, c’est bien Toscane. Mais pas vraiment à la façon des Stellas, puisqu’elle n’a aucun vœu à réaliser et qu’à leur manière, elle préfère être à l’origine du pacte plutôt que de l’accepter. Comment ça, elle est compliquée ?


voi

Prénom ou pseudo habituel; Lùthien.
Avatar; Un beaaau dessin découvert en première page sur DeviantArt il y a environ un mois et qui m’a tapé dans l’œil, la propriétaire de l’œuvre étant cette demoiselle. Je lui ai demandé l’autorisation de la réutiliser.
Avez-vous lu le règlement ? Code validé par Vito.
Comment avez-vous connu le forum ? Par feu Les Royaumes des Croquemitaines.
Un mot à dire ? J’ai la rage du RP, soyez prêts. *Mode Chuck Norris*. Même après cette interminable fiche sur laquelle j'ai passé toute ma journééée... D'ailleurs, j'adresse un coucou à Gretchy et Epouvanty (It's Merry here) même si j'ai toujours pas compris qui était qui entre les deux admins *met sa panoplie Sherlock Holmes*. Sinon, le fait que tout soit en italien ici me déroute grandement XD Déjà les forums en anglais c'est dur, là j'étais "Mais où suis-je, Jésus Marie Joseph?". Heureusement qu'il y a la petite traduction sur les côtés, hein! Sinon j'espère que pour Alitia ça sera bon, désolée si c'est nul mais les fiches et moi ça fait deux, à la fin je rédige n'importe comment et j'ai la flemme de me relire >.> Pis j'aime le GDP. Je me ferais un double compte pour le GDP. Paske au départ, je voulais être dedans, mais l'inspiration m'a porté ailleurs. Pauvre GDP qui perd un sadique. Et je vais être un peu perdue après, avec les comptes en banque à créer, les histoires d'avatar et tout... Pardonnez moi à l'avance si je fais n'importe quoi. Mon avatar ne représentant personne issu d'un manga, je dois quand même le déclarer? *Vos papiers siouplait*

Sinon Gretchy, Epouvanty, forum magnifique, le design change de ce dont j'ai l'habitude, j'aime beaucoup les extraits de rps et les bannières qui changent, le tout fait super propre et classe, moi je vais trop galérer avec tout ce langage html pour la moindre fiche de suivie du personnage xD Enfin bravo! : heart : : cheer :



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Aya Murazaki [Sky]

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MessageSujet: Re: Alitia Toscane    Sam 14 Aoû - 20:16

Bienvenue ^^ !(ouais je sais, j'suis motivée pour souhaiter la bienvenue :p ... )

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Aurelio Pastore

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MessageSujet: Re: Alitia Toscane    Dim 15 Aoû - 5:25

Bienvenue lùlù, bravo pour ta fiche, excellente comme toujours : smile : Et pour la motivation d'avoir fait une fille dans cette antre du yaoi >.<
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Vito Vargas

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MessageSujet: Re: Alitia Toscane    Dim 15 Aoû - 5:32

*Bretonne d'origine* Le homard breton, tu sais ce qu'il te dit ? Hein ?
Et maintenant, à cause de toi, j'ai envie de relire A la croisée des mondes. Aléthiomètre, tussa, ouaip. En écoutant les Cowboys Fringants, parce que t'as bien fait de les citer, ça correspond tout à fait à Alitia.

A part ça, bienvenue à toi sur UA! : heart : Je sais que je te l'ai déjà dit, mais Lady Caca en avatar, c'est d'une classe, d'un impérialisme, d'une grandeur ; j'en perds mes mots. Pour un peu, ça ferait une mini-Vito. En moins bête. Par contre, Lili, c'est le surnom avec marque déposée de Liam, donc méfie-toi, il va te taper une crise de jalousie pas possible.

Alors, ta fiche. Descriptions physiques et mentales parfaites, rien à redire - magnifiques en tout point et au moins autant irréprochables. Nickel. Quant à l'histoire, à part que Luca a mon kiff éternel, et qu'on a un personnage de plus avec une famille boiteuse et son lot de drames xD, elle est également irréprochable. Personnage très intéressant. Tu dis absolument tout ce qu'il faut avec une légèreté et un talent qui font plaisir à voir. En bref, les « Mais j'écris pas bien pour les fiches », tu te les gardes, hein. Parce que c'est excellent et que je te pré-valide de bon coeur en attendant le retour des administratrices qui te placeront dans le groupe correspondant.

Tu peux donc faire ta fiche de relations, ouvrir ta banque à cookies & commencer à rpiser. Et si tu tiens à te faire un DC BGTTM, ne te gêne surtout pas. Parce que si c'est pour avoir des fiches telles que celle-ci, aucun problème, vraiment.

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Alitia Toscane

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MessageSujet: Re: Alitia Toscane    Dim 15 Aoû - 7:21

Merci à vous trois : blush : Vito et Alitia vont fonder le club Lady Caca Brushing : cool : Et pour Lili, vu que je pense que personne va l'appeler comme ça, il n'a pas de soucis à se faire xD Appelez moi Toto *w*

Mais j'aime pas ce que j'écriiiis *se ratatine* Enfin merci pour la validation, je vais de ce pas faire tout ce qui s'en suit. Et pour mon BGTTM, il attendra quelques semaines quand même xD Trop de fiche tue la fiche *SBAF*


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MessageSujet: Re: Alitia Toscane    Dim 15 Aoû - 7:35

Nyaaa j'adore ton personnage *w*.

Pressée que tu te fasse valider(ça risque de ne pas tarder ;))
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July Zucchero [Jude]

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MessageSujet: Re: Alitia Toscane    Dim 15 Aoû - 12:42

Merry *___*
*se jette sur elle et l'étouffe de câlins*

Mon avis ne va pas t'étonner : j'adore.
C'est d'une fluidité parfaite, avec des détails agréables et un style léger. C'est rare qu'une longue fiche soit facile à lire du début à la fin ! Vraiment, j'aime ♥
Et Liti (ni Lili, ni Toto 8D) est adorablement intrigante ! J'aime le caractère, sa passivité qui n'en est pas une et j'ai hâte de voir comment elle va évoluer~

Donc, sans surprises, je te souhaite la bienvenue officiellement ♥


PS : Je suis contre la torture des neurones, ça les affaiblit encore plus vite 8D Je suis Epouvanty et Gretchen, c'est April ♥

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Worry will not eliminate the problem of tomorrow
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Elissandre Hell

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MessageSujet: Re: Alitia Toscane    Dim 22 Aoû - 13:44

*Rattrape laborieusement son retard dans ses lectures*

J'aurais pas du partir en vacances ...


Bref, c'est la première fois que je dis ça, mais je pense que Toto et Eli s'entendraient bien. Oui, bizarre pour Eli ?
Non pas tant que ça. Vu que Alitia est plutôt portée sur l'observation et l'analyse que sur le bavardage c'est assez logique. Sportive et donc avec certainement du talent dans le combat à main nues (comment ça j'extrapole ?), elles font la paire.

Oui je poste tard mais wala j'ai un emploi du temps chargé moi oh.
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Alitia Toscane

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