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 Emptiness. [CAIN MODAFOCK]

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Summer [Blur Elyson]

Membre- stella
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MESSAGES : 86
LOCALISATION : Euh. Et si je te disais que... j'ai le sens de l'orientation d'une huitre ?
HOBBIES : Mrrroaaaawwrrrr...
HUMEUR : Fais chier.

MessageSujet: Emptiness. [CAIN MODAFOCK]   Mer 30 Mar - 19:25

I'TS PAINFUL, MOTHERFUCKER.
SO PAINFUL, BROTHER.
Et dans la continuité octogonale, je perçois à demi le chatoiement de tes mains grandes ouvertes sur le néant. Et dans la perversité de nos échanges, seules les plus importantes indifférences nous soutiennent. Point. Et dans l'immaturité des uns se berce la figuration de certains plus malmenés que de coutume. Et non, ce ne sont pas des mots mis bouts-à-bouts. Et dans la perception langoureuse de ton image se cogne l'appréhension d'un être complètement frappé.


J'aime pas la verdure. Je n'aimerais jamais la verdure. Je déteste la verdure. J'haïrais la verdure jusqu'à la fin de ma vie et même plus encore. L'herbe, ça pue. L'herbe, ça craint. L'herbe, c'est chiant. L'herbe, ça chatouille. Ouais, ça chatouille. Et j'aime pas les chatouilles. Ravages, ça gratte; stupeur, y'a des bestioles qui se cachent pour venir vous piquer les pieds. Après ça fait des boutons. Après ça pique encore plus. Comme ta main qui s'éclate sur ma gueule parce que j'ai niqué ta toile, comme la marque rouge, rouge que j'aime tant sur ma joue. Comme le hurlement que t'a poussé quand t'a vu que j'avais changé les couleurs, même si tu sais qu'elles se casseront tôt ou tard. Ou pas, tu vois ?

J'ai eu peur, j'ai sursauté. J'ai cru que j'allais faire une crise cardiaque. T'avais toi aussi changé de couleur quand t'es arrivé sur le palier de la porte de notre chambre. J'ai pas compris quand tu t'es mis à gueuler. Je comprends jamais quand tu cries. C'est pas ma faute si les couleurs étaient moches, si elles puaient, si elles craignaient. Elles craignent tes couleurs. Tu crains, comme tes couleurs. J'aime pas le violet, j'aime pas le bleu, je t'aime pas. Je suis pas un gosse, t'aurais pu me dire d'arrêter de toucher à tes toiles. Je suis pas un gosse. Je suis pas un gosse, arrête de me traiter d'égoïste. Arrête de me traiter de déchet. Arrête; arrête.
Et maintenant, j'ai envie de chialer. Mais va pas croire que c'est parce que j'ai mal. Va pas croire. On t'la fait pas à toi, je sais.

Humiliation. Profonde, malsaine. Interstice soigneux. Gouffre. Qui s’agrandit de jours en jours. Notre relation - si on peux appeler ça comme ça - est vouée à l'échec, tu le sais, je le sais. Alors pourquoi on fait rien, tu m'expliques ? Un vague « Je t'aime; Tu m'aimes » et c'est fini ? Non. Je suis contre. Blur. Blur, oui je t'aime. Mais je ne te connais pas, alors non je ne t'aime pas. Blur, viens me chercher, Blur, berce moi. Je crois que je recommence, Blur. Blur, je recommence. Blur, pourquoi on s'engueule comme ça ? C'est insensé, non ? Peut-être. Je sais pas.


Et dans la lenteur des discordes, s'abreuvent parfaitement les piétinements impatients. Parce que tant qu'on ne comprendra rien, on ne comprendra rien. Et dans l'incompréhension, la pression exige de respecter les paliers. Et de tels nombres d' « enfin » qui frôlent ton propre corps, tu nous retournes. Et non, ce ne sont pas des mots mis bouts-à-bouts. Et dans l'éloignement constant, s'assouvissent sagement les pulsions. Et dans la naïveté grossière, s'émerveille la pureté des êtres plus fragiles. Et tant qu'on ne pourra plus le dire autrement, on ne le dira plus autrement.
Autrement ?
Quoi ?
On ne le dira plus autrement.



J'y pense peut-être un peu trop, ma foi. J'y pense peut-être trop, à notre relation. Mais j'aime pas. Oui j'aime rien. Mais tu me fais rien aimer. Tu sers à rien. Tu me sers à rien. C'est toujours pareil. On nomme toujours ce qui est innomable par le mot qui est totalement à côté. Et tout les deux, on créé des paradoxes de fous. Un jour tu m'aimes, un jour je te hais, un jour tu me détestes, un jour je t'adore. Un jour, on arrivera à s'entendre. Un jour ouais. Fuck yeah. Ca semble stupide. Très stupide. Mais écrire me fait du bien. Me fait plus du bien que d'attraper des oiseaux, encore plus que de t'emmerder et de changer les couleurs de tes toiles parce qu'elles ne me plaisent pas.

Et je crois que quelque chose, ou quelqu'un arrive.


Tu le sais. Tu le sens, que ça ne changera pas. Qu'il n'est pas bien. Que ton « maître » est lié à quelque chose de plus important que ta propre personne. C'est pour ça que tout se teinte de noir et de rouge. Que tu lui fais vivre un enfer. Tu ne sais pas. Tu ne veux pas savoir comment le faire correctement. Et tu râles un peu. Les pas se rapprochent. L'herbe se plie sous les pas lourds. Et tu restes figé. Et tu restes immobile, fixant la sillhouette qui apparaît. Seigneur, ait pitié de moi. Juste cette fois. Il n'en fera rien et toi non plus. Tu ne cherches même pas à monter dans l'arbre. Tu fixes seulement. Tu changes de couleur comme un caméléon. Mais tu restes figé. Comme cette toile que tu détestes tant. Parce qu'au final; tu n'es rien d'autre que l'instrument de l'égoïsme de ton cher et tendre Blur.

Tant pis.
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Emptiness. [CAIN MODAFOCK]

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