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 Suivons le chemin, le chemin que nous traçons ! [Miguel]

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Alexis Lorenzo [Hily]

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MESSAGES : 146
AGE : 29
LOCALISATION : Milan
HOBBIES : La vitesse et la musique
HUMEUR : De bonne humeur

MessageSujet: Suivons le chemin, le chemin que nous traçons ! [Miguel]   Lun 9 Mai - 9:07

We're jammin'
I wanna jam it with you
We're jammin', jammin'


Une fois n’était pas coutume, Alexis n’était ni sur ses rollers ni sur une planche à roulette mais sur un bolide capable d’atteindre les 200 kilomètres heure sans vraiment de problème. Il faisait beau et elle avait soudainement eu envie de sortir sa Kawasaki de son garage. Bon évidemment, la ville de Milan, c’était pas son terrain de jeu préféré vu le bordel que c’était pour circuler peinard, elle préférait rouler vite dehors et prendre des virages à la corde plutôt que d’avancer à vingt mais on ne pouvait pas tout avoir. Défiant toutes les règles de sécurité élémentaires, Alexis ne portait qu’un short, un débardeur, son casque et des gants. Si elle tombait maintenant, elle en avait certainement pour trois semaines de brûlures à soigner. C’était aussi qui faisait le charme de cette conduite, un peu moins quand on se faisait mater par les mecs en voiture mais elle n’hésitait pas à leur faire un sourire et de les dépasser en les snobant. Elle avait prit l’habitude maintenant de ces regards mais ça ne voulait pas dire qu’elle en retirait une quelconque joie. Il n’y avait rien de glorieux à se faire reluquer par des possible pervers en puissance. Finalement, elle aimait bien plaire, mais il y avait des dizaines de façon de plaire.

La jeune femme regarda sa montre à un feu, elle était en avance, rien ne l’empêchait de faire un détour à l’extérieur de Milan pour sortir la machine. En fait, elle savait très bien que c’était ce qu’elle avait eu l’intention de faire dès le début. Mais elle simulait l’imprévu, c’était plus amusant. Ce fut une vraie torture d’attendre la fin de limitation à la sortie de la ville pour enfin tirer enfin sur la poignée des gaz. L’engin ne se le fit pas dire deux fois et Alexis s’envola. Le sourire aux lèvres et des étoiles dans les yeux Alexis s’amusa. Les routes sinueuses italiennes étaient des trésors pour les motards. Dommage que les voitures les gâchaient par leur simple présence. La jeune blonde se faisait un plaisir de freiner le plus tard possible à l’entrée d’un virage et de relancer les gaz dès qu’elle en voyait la sortie. Elle était loin d’être une as du pilotage et ses manœuvres lui avaient values plus d’une chute mais elle s’amusait et c’était le principal. Elle allait vite, elle sentait la vitesse, le vent, la joie que cela lui procurait. Si il y avait bien quelque chose qui lui manquerait si jamais un regrettable accident devait lui arriver, c’était bien cette sensation. Néanmoins elle essaya de se restreindre et de ne pas perdre de vue l’essentiel. Elle avait un rendez vous.

Non pas un rendez vous amoureux non, ça faisait déjà un mois que son précédent copain l’avait quitté pour une raison x ou y. Elle ne voulait plus y penser parce que la vie continuait avec ou sans lui. Mais pour combien de temps encore ? En tout cas elle ne voulait pas laisser des sombres pensées lui gâcher son plaisir de la conduite et elle fit demi-tour pour remettre cap sur Milan. Non la personne qui l’attendait, c’était un ami. Enfin, oui, Alexis supposait que c’était un ami. Quand on peut parler, quand on se voit en dehors de la fac ou des cours, quand on va parfois boire un verre. Oui on pouvait supposer que Miguel et Alexis étaient amis. Du moins jusqu’à ce qu’il en ait assez des excentricités de la blonde et décide de ne plus se tenir au courant de ce qu’elle faisait. Ca arrivait souvent comme ça, soudainement on arrêtait de prendre des nouvelles, alors Alexis essayait d’envoyer des messages, n’obtenait pas de réponse et abandonnait. Ca lui faisait un pincement au cœur de ne plus pouvoir rire et discuter avec eux, mais elle n’avait plus qu’à sortir et se refaire des amis. Mais elle espérait quand même que ça ne le fasse pas avec Miguel, parce que Miguel était cool, il la comprenait la plupart du temps, sauf peut être quand elle partait dans des délires trop cosmiques pour être suivies. Il suivait ses discussions sur l’histoire, elle suivait ses discussions sur l’art, elle aimait bien ses peintures, il n’était pas méprisant et il aimait bien sortir comme elle. Alors c’était un bon pote, et celui là ça lui ferait vraiment mal de le perdre.

Elle remarqua avec dépit le panneau d’entrée dans l’agglomération de Milan et abaissa ses rapports jusqu’à être à la vitesse réglementaire. A son grand dam. C’était toujours après avoir vraiment roulé que c’était pire que pire de se trainer. Heureusement elle était dans les temps, elle n’aimait pas vraiment être en retard, surtout quand c’était un ami. Elle se gara en bas de son immeuble et mit l’antivol sur sa moto avant d’ôter son casque. Elle jeta ensuite à coup d’œil à son rétro, essaya de regonfler ses cheveux aplatis par le casque. Il fallait qu’elle soit un minimum présentable car après tout, aujourd’hui, elle jouait les modèles ! Rien que d’y penser un sourire se peignit sur ses traits. Ca, par exemple, ça la flattait beaucoup. Elle sonna à l’interphone en essayant toujours de se recoiffer avec ses doigts. Quand Miguel lui avait parlé de poser comme modèle, elle avait été prise au dépourvu et pourtant il en fallait pour la laisser sans voix. Et puis elle avait été un peu gênée avant d’accepter. Peut être qu’il changerait d’avis en se rendant compte que n’ayant aucune expérience, elle n’était pas celle qui lui fallait. Ca aurait été légitime mais elle savait en elle-même que ça la blesserait un peu. La voix de Miguel sortit électroniquement de l’interphone et Alexis s’annonça.

- C’est la folle blonde future modèle et bientôt demandée pour des photos en magazines.

Elle pouffa. N’importe quoi, encore. Mais il était habitué à tout ça, à ses délires, sa folie, ses excès de rire, sa façon de bavarder de tout et de rien. Et ça faisait plaisir, réellement. De plus le voir ça lui permettait de sortir car en ce moment elle n’avait pas trop d’occasion, elle avait du travail à rendre pour la fac et on ne pensait pas tout le temps à lui proposer de faire la fête, alors comme elle n’avait pas envie de s’imposer, elle ne demandait pas elle-même. Avec un peu de chance, peut être Miguel accepterait d’aller dans un bar ou n’importe où d’autre après. Elle était presque résolue à faire des efforts pour ne pas trop bouger, mais ça, elle savait que de toute façon, même avec la meilleure volonté du monde, c’était peine perdue.
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Miguel Velasco [Raffaele]

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MESSAGES : 52

MessageSujet: Re: Suivons le chemin, le chemin que nous traçons ! [Miguel]   Mar 12 Juil - 13:27

Spoiler:
 

Je vole ! Je vole !
I believe I can flyyyyyyy !

Copyright une certaine bestiole d’un certain film d’animation pour gosse. Un truc immensément débile et heureusement pas trop prise de tête qu’il avait regardé à moitié hier soir, s’endormant avant la fin. Une semaine entière qu’il bossait sur son fichu projet de toiles, qu’il faisait plusieurs nuits blanches d’affilées et ne tenait qu’en se shootant au redbull (boisson qu’il trouvait pourtant passablement immonde, soit dit en passant) et en se faisant des injections de caféine tous les quarts d’heures environ. Clair que pour une fois qu’il faisait autre chose que manier le pinceau en sept longs et douloureux jours, Miguel n’avait pas besoin de se froisser en plus le neurone en regardant un trésor cinématographique à six oscars – ce qui voudrait dire dans ce cas que ledit film ne pouvait qu’être long, ennuyeux, et se devait de posséder un scenario un peu trop développé pour laisser le spectateur comater en paix devant –

Du coup, allez savoir pourquoi, cette phrase particulièrement stupide était resté gravée dans sa tête jusqu’à cette heure avancée de l’après-midi. Et elle tournait encore et encore, en boucle, alors qu’il était adossé à la rambarde clôturant le toit de son immeuble un peu pourri. Crachant allègrement la fumée de sa dose quotidienne de nicotine, l’hispanique observait le monde d’en-bas. Si bas que la foule et le bruit avait du mal à se frayer un chemin jusqu’à lui. Et il se surprit à se dire que ce petit « I believe I can fly », une fois débarrassé du ton grotesque et de la voix nasillarde de la mascotte 3D qui la hurlait dans le film avant de se fracasser contre un mur de glace, au plus grand plaisir sadique des gosses à qui il était destiné, et bien, cette phrase, elle n‘était pas si idiote que ça. Elle était même assez poétique. Assez culcul la praline, certes, mais poétique. Et petit à petit, cet assemblage de lettre prit une autre dimension. La répéter alors que la brise le décoiffait – encore plus qu’il ne l’était d’ordinaire, s’entend – et qu’il dominait le monde par la hauteur, ça lui donnait un peu envie d’y croire.

Après tout, Miguel était un artiste. Pure race. Les pieds pas vraiment sur terre et la tête dans les nuages. Pas vraiment étonnant qu’il laisse son esprit vagabonder comme celui d’un gamin ou d’une petite pucelle fleur-bleue. Mesdemoiselles, apprenez que tous les hommes ne sont pas des gros primates machos incapable de réfléchir ou d’avoir un quotient émotionnel supérieur à celui d’une cuillère à café.

Sur cette bonne pensée intérieure, il laissa tomber son mégot dans le vide, dans le genre pas vu pas pris, ni vu ni connu. Son regard vague montrait à quel point l’écologie, le réchauffement planétaire et autres histoire de tri sélectif pouvaient lui passer totalement au-dessus de la tête. Pour le moment, son esprit n’arrivait à se concentrer que sur un unique sujet. Son fameux projet. Une série de peintures mêlant à la fois scènes de genre et scènes historiques. Ça, ça ne s’était jamais vu, sur que ça lui ouvrirait quelques portes. Seulement voilà, avant de prétendre à la galerie d’art, fallait bien qu’il les termine, ces tableaux. Le problème, c’est que notre homme avait beau avoir une idée parfaitement claire et précise de ce qu’il voulait faire, et des sujets qu’il voulait aborder, il lui manquait pourtant l’essentiel : Un modèle. Un BON modèle. Féminin. Et plutôt joli de préférence, merci messieurs-dames. Mais de nos jours, il était difficile de trouver des femmes à la beauté naturelle, et non pas retouchées de partout ou ensevelies sous des kilomètres de maquillage et de parfums. Voilà, c’est le nœud du souci, à tel point que Miguel n’avait qu’une seule envie : S’en arracher les cheveux. D’ailleurs, s’il s’écoutait, il serait déjà chauve.

Mais voilà. Il pouvait arriver à Dame Chance de lui sourire, de temps en temps. Madame avait décidé de se bouger un peu les fesses pour lui pour une fois. Il avait failli attendre.
Parce qu’au final, son modèle, il était tout trouvé, et il l’avait juste à portée de main. Non, ce n’était pas Raffa. Un être vivant ressemblant si peu à une femme en bonne et due forme ne pouvait décemment pas être représenté sur une toile. Et même si c’était le cas, Miguel aurait joué la mauvaise foi. Non, il avait pensé à quelqu’un d’autre. Alexis. Ou Alex pour lui, c’était plus rapide. Une jolie blonde aux yeux d’un bleu assez captivant pour avoir le mérite de donner à sa propriétaire un regard diffèrent des autres. Oui, Alex était jolie, elle avait la beauté qu’il recherchait sans être surfaite. Il appréciait sa compagnie et avec elle, il était capable de rire, de pousser des coups de gueule, de discuter sérieusement, comme ils pouvaient se laisser aller à des discours abracadabrants. Enfin, elle plutôt. Lui, il prenait plus plaisir à l’écouter, dans ce genre de moment. Voilà pourquoi il n’avait pas plus hésité. Au détour d’une sortie au bar avec elle, il lui avait proposé de poser pour lui. Qu’elle se rassure, il était loin de ces pervers ou grands incompris qui s’amusait à prendre la peinture comme excuse pour voir une femme – ou un homme, chacun ses préférences – nue.
Au loin, le son d’un cloché se fit entendre. Le temps était venu pour lui de retourner sagement dans son appartement avant que la blonde n’arrive. Il tourna les talons en sifflotant, les mains dans les poches, marchant sur le fameux air de « I believe I can fly ». Encore.

En fait, à peine eut-il fermé la porte derrière lui que l’interphone sonna.

- Si tu n’as pas peur d’agoniser dans d’atroces souffrances en asphyxiant sous les vagues de bordel de chez moi, entre.

La réponse avait fusé immédiatement, sur un ton guilleret, dès que la voix de son amie lui était parvenue. La folle blonde disait-elle. Il y avait pas mal de vrai, et c’était d’ailleurs cette folie chez elle qui contribuait à rendre la jeune femme intéressante aux yeux de l’espagnol.

Un regard à gauche, puis à droite. Espérons qu’elle n’était pas une maniaque du rangement, où la miss ferait une crise cardiaque à peine l’encadrement de la porte passé. Miguel n’aimait pas faire le ménage, ça se voyait, et il le vivait bien. Pas sur que ce soit le cas de tout le monde. Mais connaissant Alexis, il avait l’intime conviction que, plus que d’avoir l’air traumatisée ou horrifiée, elle ne pourrait s’empêcher de lui lancer des boutades sur le sujet. Du moins l’espérait-il.
A l’entente de bruit de pas dans le couloir, il ouvrit grand la porte d’entrée, un sourire chaleureux et accueillant aux lèvres. Dire qu’il était de bonne humeur était un euphémisme.

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Alexis Lorenzo [Hily]

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HUMEUR : De bonne humeur

MessageSujet: Re: Suivons le chemin, le chemin que nous traçons ! [Miguel]   Lun 1 Aoû - 7:21

Bim bam boum ! La demoiselle se sentait légèrement fourbue après sa ballade en moto qui mine de rien se révélait toujours plus physique qu’on pouvait le croire. Balancer la moto de droite à gauche pour prendre une succession de virage n’était pas des plus facile, surtout à grande vitesse et quand on devait pencher la moto de plus en plus pour ne pas faire un tout droit. Mais c’était ça aussi qui était bon. Qui était excitant et qui lui imposait une bonne dose d’adrénaline. Mais ça passait vite, trop vite. Et l’impression de se sentir vivante n’apparaissait que de plus en plus rarement. Alors il fallait prendre de nouveaux risque et accélérer encore sur sa sportive, prendre la corde au plus proche et pencher de plus belle autant que l’adhérence des pneus le permettait. Pour que son visage s’illumine et qu’elle ait l’impression de voler. Elle avait besoin de ressentir ça. Tout comme elle ressentait ça quand elle faisait des essais de figure en roller, quand elle faisait la course en voiture dans Milan. Mais si elle ne se forçait pas à innover, tout devenait très vite fade. Il fallait sans cesse chercher de nouveaux défis et de moyens pour s’éprouver. S’éprouver. Alexis avait besoin de faire battre son cœur au plus vite pour se prouver qu’elle en possédait un. Et évidemment ça comportait des risques. Pourtant elle ne perdait pas espoirs que les relations humaines arrivent à lui procurer la même chose. Elle voulait y croire encore et s’y accrochait de toutes ses forces. C’était pour ça qu’elle était là aujourd’hui. Qu’elle venait voir Miguel. Parce qu’elle croyait en lui et en leur amitié. Il fallait qu’il y croie pour ne pas faire de bêtises.

Et Alexis souriait. A entendre sa voix, il était de bonne humeur et c’était plutôt une bonne chose. Tout d’abord parce qu’elle-même était quasiment toujours de bonne humeur. Et c’était toujours mieux d’être entouré de gens qui étaient comme nous plutôt que de gens tirant la tronche. Là encore deux cas de figure. Soit la bonne humeur d’une personne arrivait à dérider et faire sourire les autres, soit ça devenait encore pire dans le cas où les personnes en voulaient à celle qui était plus heureuse qu’eux. Alexis avait déjà essuyé les remarques assassines sur sa bonne humeur et son sourire uniquement parce que ça paraissait insupportable de la voir sans le moindre problème contrairement à eux. Généralement de telles remarques éclaboussaient un peu son sourire mais elle n’était pas réputée inébranlable pour rien. Elle s’excusait d’une pirouette et les laissait ruminer leurs idées noires. Il y avait tant d’autres personnes souriantes à rencontrer. Mais c’était vrai qu’à choisir, elle préférait toujours être dans une ambiance similaire dans laquelle elle baignait. Cette espèce de joie, parfois euphorique que rien ne semblait pouvoir annihiler. Les faiblesses d’Alexis, très peu de personne les avaient déjà vus. Deux ou trois tout au plus. Mais elle ne voulait pas faillir à sa réputation. Alexis la dépressive, très peu pour elle. La vie semblait déjà beaucoup plus accessible quand on souriait aux gens. Même si eux ne le comprenaient pas vraiment. D’où l’avantage de faire des rencontres en bar ou boîtes de nuit, il y avait rarement de gens malheureux, sauf pour ceux ayant l’alcool triste. Mais généralement, c’était une atmosphère électrique qu’Alexis aimait plus que tout, elle pouvait se lâcher sans être trop en marge avec les autres.

Et puis il y avait les aprèms tranquille avec des amis. Ceux où la blonde pouvait espérer qu’ils ne la jugent pas, même quand eux n’étaient pas au meilleur de leur forme. Alexis ne comprenait pas trop pourquoi le fait d’étaler sa joie de vivre pouvait exaspérer, mais elle avait finit par s’en rendre compte, et si ça ne la gênait pas outre mesure entourée de parfaits inconnus, elle essayait de réfréner ses sautes de joies avec ses amis. Pour rester un peu plus avec eux. Et puis au pire, elle avait déjà pensé à se reconvertir clown pour enfants dans les hôpitaux, elle serait sûrement très douée. Même si l’histoire lui manquerait certainement. Tout ça pour dire que c’était largement positif de savoir Miguel de bonne humeur malgré les toiles à faire. L’ambiance allait être plus détendue et elle serait plus encline à ne pas faire n’importe quoi si elle ne devait pas bouger. Et elle se surprit à avoir de plus en plus hâte de le voir ainsi elle monta les étages rapidement pour arriver sur le pallier et voir la porte ouverte. Avec le jeune homme souriant dans l’embrasure. Son visage fit bien vite écho à ce sourire et elle se précipita vers lui pour l’embrasser sur les joues et lui dire bonjour.

En entrant, elle ne put s’empêcher d’éclater de rire devant le foutoir qu’elle avait devant les yeux. Miguel n’avait pas noirci le tableau, c’était véritablement le bordel. Mais c’était également chaleureux et coloré et c’était très agréable. Alex n’était pas forcément hyper ordonnée et des monceaux de fringues trainaient dans sa chambre jusqu’à ce qu’elle se décide à tout foutre dans la machine à laver. Se retrouvant parfois avec des couleurs incongrues sur les tissus. Mais ce n’était pas grave, ça la faisait rire de plus belle et ça lui créait une nouvelle garde robe. Elle utilisait des ciseaux et cousait un peu pour faire apparaître de nouvelles choses qui lui plaisaient bien. Tout comme elle pouvait peindre à même les murs, puis tout repeindre et effacer. Son appartement n’était jamais constant et tout bougeait toujours de place, le canapé, le lit ou les meubles. Comme s’il fallait que son environnement soit en constante évolution pour ne pas déprimer. Alors le fouillis ne la dérangeait pas du tout au contraire, on s’y sentait bien mieux que dans un endroit aseptisé sans le moindre gramme de poussière. Du moins en ce qui concernait Alexis. Le bordel, ça voulait dire que c’était vivant, et elle avait besoin de ça.

- Tu n’exagérais pas sur le bordel. Elle rie encore. Mais j’aime bien, ça fait artiste et chaleureux, ça te ressemble. Enfin j’espère que tu n’as rien caché de compromettant ou de flippant sous ces piles. Comme un crocodile ou du fric volé.

Elle plaisantait et ça faisait du bien. Elle se dénicha un coin ou s’asseoir, posa son casque et lui fit un sourire radieux.

- Alors comment on commence ? Je ne savais pas s’il fallait une tenue particulière par contre mais je pourrais toujours faire avec ce que je trouve dans ton fatras.

Elle fit une petite pause avant de reprendre.

- En tout cas ça fait plaisir de te revoir, tu as l’air d’aller bien.
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Suivons le chemin, le chemin que nous traçons ! [Miguel]

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