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 Delia Fabriosa

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Delia Fabriosa

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AGE : 25

MessageSujet: Delia Fabriosa   Lun 16 Mai - 13:40

La vostra identità

NOM; Fabriosa
PRÉNOM; Delia
SURNOM; Personne ne risquerait à lui en donner un.
SEXE; Féminin
DATE DE NAISSANCE; 1er mai 1997, 30 ans. Merci la chirurgie esthétique !
LIEU DE NAISSANCE; Province italienne
SITUATION SOCIALE; Célibataire, officiellement.
MÉTIER; Gérante, patronne et déesse du bar le Love’s out.
NATIONALITÉ; Italienne pure souche.


la vostra vita

HISTOIRE;

« Des jumeaux vrais ne sont qu'un seul être dont la monstruosité est d'occuper deux places différentes dans l'espace. »

Toutes les histoires commencent par Il était une fois, et bien dans le cas présent ce sera Il était deux fois. Delia est en effet née heureuse d’avoir instantanément une sœur qu’on appela Julia, dans un petit hôpital de province italienne, de deux parents comblés de bonheur. Père et Mère Fabrisoa se rendirent vite compte que les jumelles mises au monde ne faisaient en effet qu’un seul et même être, puisque tout ce que l’une avait, l’autre en était totalement dépourvue. Les deux fillettes se ressemblaient avec une étonnante évidence du point de vue physique, mais le reste était si différent que le Père disait souvent de son rire gras qu’il peinait à croire qu’elles soient sorties du même ventre. Comme dans bien des cas avec ce genre de parents dont le tact et la douceur n’étaient pas les principales qualités, il y avait une préférée qui jouissait d’avantage de ce dont la seconde ne pouvait que rêver la nuit. Quand elles n’ouvraient pas la bouche ni ne tentaient de paraitre naturelles, personne n’aurait pu deviner qui, de ces deux têtes encadrés de tresses rousses, s'élevait à cette place. Pourtant, lorsque Delia souriait avec plaisir à son père et que Julia la regardait avec envie et rancune, on devinait alors aisément laquelle des deux répliques était la plus choyée au sein du foyer familial. Intelligente, studieuse, maligne, coquine et tellement éveillée. Le Père l’emmenait partout, jusqu’à ses dimanches de pêche à qui il interdisait habituellement toute présence, tandis qu’il regardait souvent sa sœur Julia avec une envie de vomir tenace qui le prenait au ventre. Souvent, il la rabaissait en public et se moquait de leurs différences de capacité. C’est un âge de gosse où les parents disent vrai quoi qu’ils disent, persuadés qu’ils sont de ne pas se voir détestés pour ça. C’est sans doute là que Delia vécut les plus belles années de sa vie, aimée de ses parents, et bien que la haine dans les yeux de sa sœur aurait dû lui arracher un serrement au cœur, il n’en était rien. C’est également avec une quasi-certitude que l’on peut affirmer que son cœur se ferma à ce stade sa jeune vie, induisant bien des répercussions par la suite.

Quand les deux sœurs eurent 9 ans et que les premières disputes commencèrent pour des futilités de gamines qui se prennent pour des femmes, la famille se dispersa comme pollen au vent. Le Père abandonna le domicile conjugal pour aller voir ailleurs, sans un regard en arrière pour ses filles, même Delia qui attendit longtemps une lettre, un coup de téléphone, une manifestation de cet homme qu’elle avait tant aimé, auprès duquel elle avait tant appris. Ils avaient mis au point tant de codes entre eux pour se raconter les secrets qui énervaient tant sa jeune sœur que la petite fille fut brisée de ne pas voir l’ombre d’un message qu’ils seraient seuls à comprendre. Et c’est seulement au cours de son adolescence que la jeune fille vit ses espoirs, un instant, comblés. Ainsi, sept ans après avoir disparu sans un mot, le Père revint dans un tableau absolument impensable d’amour et d’effusions. La Mère se montrait fébrile à ce retour inopiné. Pathétique. Et pour une fois, ce seul mot était une pensée partagée par les deux sœurs, qui depuis longtemps avaient acquis un peu de discernement et pour qui ce semblant de débordement affectif avait quelque chose d’hypocrite. Pourtant, on ne change pas les relations qui peuvent exister entre deux personnes, et quand le Père eut finit de cajoler sa femme, promettant qu’une telle erreur ne reviendrait jamais les séparer, il s’approcha de ses deux filles. Devant Delia, il s’arrêta et lui dit en souriant « Qu’est ce que tu as changé ». La jeune fille en était prête à pleurer, remplie qu’elle était de la joie de retrouver inchangé cet homme si plein de défauts mais qu’elle admirait tant. Et puis il passa à Julia, et quelque chose se brisa dans le cœur fragile de Delia. Car si le Père la regardait aussi en souriant et lui répéta exactement la même phrase, il ajouta une douceur toute particulière dans le regard, à la fois appréciateur et satisfait alors qu’il lui demandait de tourner sur elle-même pour pouvoir l’admirer. Au bout de ces sept années, rien n’avait bougé dans la famille Fabriosa. Le Père en préférait toujours l’une à l’autre, il avait simplement changé de cible.

Suite à cette cruelle déception que Delia vivait comme une véritable trahison, la situation ne s’arrangea pas. Pour combler son besoin immense d’affection, et en bonne adolescente, la jeune femme fit le contraire de ce qu’il aurait fallu. Sans penser aux efforts qui lui auraient peut-être permis de remonter dans l’esprit de son paternel, Delia se laissa aller, devint négligée dans son apparence dont elle n’avait que faire à présent. Ses beaux cheveux roux furent coupés court, ses élégants pantalons se transformèrent en jean rapiécés et les grands pulls informes vinrent cacher la moindre parcelle de sa peau, aggravant la lueur de désapprobation dans les yeux du Père. Pendant ce temps, Julia s’épanouissait de jour en jour, restait polie et souriante en toutes circonstances, s’habillait de jupes courtes ou d’élégantes robes et jouait de sa féminité. En somme, ce qu’elle avait toujours eu mais qui n’avait que peu d’importance à l’âge où l’on ne fait qu’aller à l’école pour rendre fiers ses parents. C’était tellement logique , tellement prévisible que Delia en pleurait de rire sur l’épaule de ses camarades de lycée, avec lesquelles elle n’hésitait pas à franchir les barrières interdites quant au sujet des drogues douces. Découvrir le monde sans bouger de son canapé, Delia préférait nettement cela à tourner sur les cuisses de tous les garçons du bahut comme sa bien-aimée sœur ne se privait pas de le faire. La guerre était déclenchée entre elles, la jolie conne stupide et l’intelligente rebelle qui s’enfermait, voilà le superbe tableau qui les séparait et faisait naître des deux côtés une haine farouche et une rancœur profonde, qui prenait naissance dans leur enfance, par les divagations mal placées du Père. A cette époque, Delia avait perdu toute fraicheur dans ses yeux à présent vitreux et obstrués par un voile de fumée épaisse, ses cheveux étaient dans un état lamentable et son corps n’était qu’une enveloppe qu’elle nourrissait de temps à autre pour ne pas tomber trop profond. Et plus le Père la méprisait, plus elle se satisfaisait de briser l’image de la fille parfaite. C’est comme ça que, jusqu’à ce que Julia quitte la maison familiale, Delia ne fit absolument rien de sa vie.

Mais le jour béni arriva où la jolie étudiante tout récemment diplômée d’une licence de psychologie -ah, on lui avait donné des notes suffisantes pour passer moyennant quelques sympathiques récompenses, oui !- décida de monter sur Milan pour tenter sa chance. Dans le vaste univers artistique qu’est la chanson. A l’annonce de cette nouvelle, le Père avait été charmé, la Mère le suivait à la lettre et Delia avait explosé d’un fou-rire irrépressible, au souvenir de tous les matins où elle avait écouté sa sœur sous la douche ou dans sa chambre qui s’entrainait. En vain, c’était absolument faux et ses textes n’avaient aucun intérêt, contrairement aux siens qu’elle grattait fébrilement, non pour le chant mais pour le plaisir de pouvoir parler à une page blanche. Aucun talent, Julia. Ce qui ne l’empêcha pas de partir, et de ne pas revenir. Trop fière, bien trop fière pour oser s’avouer vaincue devant le regard moqueur que Delia ne manquerait pas de lui lancer, Julia subsistait en se faisant héberger chez de riches milanais qui la comblaient d’argent et de compliments tant qu’elle n’était pas trop encombrante ou qu’elle ne disait jamais non. Pendant ce temps, Delia changea du tout au tout. Arrêtant l’herbe et les soirées à glander sur un sofa, la jeune femme pris la peine de faire des études de journalisme qu’elle réussit avec brio, récupérant ainsi l’intelligence perdue, mais pas l’admiration du Père, ce crétin qui ne jurait que par la féminité de sa sœur sur laquelle elle ferait mieux de prendre exemple.

Une fois son certificat en poche, Delia eut un difficile choix à faire : refuser un emploi prometteur et passionnant, ou l’accepter et monter à son tour sur Milan, ce qui avait le double avantage de l’éloigner de ses parents à son tour. La ville étant grande, Delia partit du principe qu’il n’y avait que peu de chance pour croiser sa sœur. Et pourtant, le premier jour en cherchant un appartement, la jeune femme tomba nez-à-nez avec Julia. Elles auraient été seules, il parait évident que l’ignorance totale et teintée de mépris aurait été de mise entre les deux jeunes femmes. Sauf que l’une et l’autre étaient alors accompagnées. Delia par son petit ami de l’époque à qui elle n’avait pas parlé de sa sœur, Julia avec quelques amis qui apparemment, et devant leur étonnement manifeste de la ressemblance des deux femmes, étaient dans le même cas. Elles furent l’une et l’autre entrainées par pression positive à devoir se supporter une soirée, prendre un verre avec tout ce petit monde. Au début silencieuses, les regards noirs furent vite remplacés par des remarques cyniques et une ostensible tension entre elles. Le plus dur fut pour Julia, qui réalisa bien vite que sa sœur avait réussi ses études, avait trouvé un travail, un copain alors qu’elle-même vivait au jour le jour, entre deux mecs riches jusqu’à ce qu’ils se lassent, échouant à chaque fois dans ses tentatives pour chanter, sa seule véritable passion. Si elle vivait une véritable existence de débauche, se pliant aux désirs de ceux qui l’accueillaient, Julia n’avait jamais eu à regretter ce choix et elle pensait assumer totalement et entièrement sa nouvelle vie. Sauf que ce n’était pas le cas, et que face à sa petite sœur si fraiche et pure encore, Julia craqua. L’alcool passa longuement entre ses lèvres ce soir là. Et le lendemain, Delia était réveillée par la sonnerie stridente de son portable. L’hôpital, qui avait trouvé ce numéro dans le portefeuille d’une certaine Julia Fabriosa. Une heure après, c’est la voix du Père que Delia entendit après qu'elle lui ait craché au visage le venin qu'elle gardait en elle :

- C’est simple finalement, l’armoire à pharmacie. La conne a chialé, mais déterminée elle n’a pas su trembler, elle a tout avalé. Son beau carrosse a disparut en un clin d’œil, transformé en cercueil, elle pleure bien maintenant cette conne.

Et elle raccrocha, sans ajouter quoi que ce soit pour ses parents qui malgré tout comprirent et s’empressèrent de faire ce que Delia se refusait d’accomplir. Aller la voir elle, la cajoler, lui mentir en certifiant que tout irait mieux. Et tout alla mieux, finalement. Julia fut envoyée par ses parents dans une grande école de chant en Amérique, pour l’éloigner de l’Italie et de sa sœur qui ne vint pas une seule fois la voir, ni lui dire adieu. A la place, Delia déménagea, laissant son amoureux en plan, occupant désormais l’appartement que sa sœur avait finalement réussi à désirer, et dont l’adresse et le numéro de téléphone du logeur avaient été retrouvés dans la poche de sa veste, le soir où elle avait tenté de mettre fin à ses jours. Elle avait survécu, mais était comme morte aux yeux de Delia qui ne voyait plus rien lui appartenant, et décidant peu à peu de tout lui prendre. Grâce à son travail, elle amassa de l’argent et passa par la chirurgie esthétique pour paraitre plus jeune, au fil des années où elle se dégradait. Mais nous n’en sommes pas encore là. Après le départ de sa sœur, en effet, Delia se fit longtemps passer pour elle. Se faisant appeler Julia, elle répétait les erreurs de sa sœur, en vain et pour une raison qui lui paraissait encore obscure. Toutefois, un soir pas comme les autres, son téléphone sonna. C’était sa sœur. Sa voix était calme, elle semblait presque heureuse, et Delia comprit que les rôles s’étaient inversés. Cette nuit-là, elle resta longtemps à écouter ce que Julia avait à lui dire. Cette-dernière expiait ses fautes, lui demandait pardon, faisait le pas en avant que Delia n’avait jamais pu se résoudre à amorcer. Elle lui raconta aussi une histoire étrange. Une histoire de vœu absolu, qu’elle avait formulé une nuit où la lune brillait de mille feux alors qu’elles n’avaient que 13 ans toutes les deux. Elle avait demandé en pleurant de toutes ses forces que leurs statuts respectifs s’échangent, qu’elle soit la préférée à la place de Delia, qu’elle jouisse de ce qu’elle n’avait jamais eu et que sa chère sœur finisse malheureuse, seule, fausse. Delia ne mit pas un instant ces révélations en question, et si elle ne répondit rien c’était pour mieux comprendre à quel point sa vie avait été dictée par un souhait de gosse que Julia avait fait. Que sa condition à présent misérable lui était dévolue.

Malgré la rancœur qui naissait à nouveau dans son cœur, Delia parvint à sentir la véritable émotion qui perçait à travers le combiné plastique, et son cœur depuis si longtemps enfermé sur lui-même s’ouvrit. Elle laissa Julia lui expliquer que ce Pacte réalisé avait un prix, et les détails lui furent expliqués aussi simplement que cela. Le prix à payer était de perdre sa sœur à jamais, et Delia ne put s’empêcher d’émettre un hoquet de surprise quand sa jumelle lui expliqua que sa haine contre elle n’était pas de sa faute mais bien la résultante d’un souhait tenace et profond qui était accompli mais qu’elle regrettait d’avoir formulé. Aisni, Delia ne pouvait pas même assumer seule la colère qu'elle ressentait, il fallait que Julia la dédouane ? C’est dans cette longue soirée que Delia apprit beaucoup de chose, et se convainquit que plus jamais elle n’appellerait sa sœur. Elle n’arrivait pas à se défaire du sentiment de rancune qui l’habitait et ne comptait pas lui faire le plaisir du miracle qui unit soit disant les jumeaux. Quand Delia raccrocha, elle savait que sa sœur avait apaisé son propre cœur et que, encore une fois, c’était par pur égoïsme qu’elle avait daigné la contacter. Mais elle savait aussi que quelque chose avait malgré tout bougé, et que la gentillesse qui l’avait un jour caractérisée refaisait peu à peu surface.

C’est à partir de là que Delia commença véritablement à vivre à Milan. De journaliste, elle devint auteur de livres d’abord en free-lance puis soutenue par une petite maison d’édition qu’elle n’a plus quittée depuis. Pour écrire, la jeune femme découvre, observe, apprend. Elle s’intègre dans un milieu pour chaque nouvel ouvrage, le premier ayant été Dans la peau de ma sœur, puis elle vécut des vies qui n'étaient pas sienne, juste pour écrire, faire découvrir aux autres les existences diverses qui cohabitent avec eux, à côté d’eux. De prostituée à bourgeoise chic, de lesbienne à politique ou commerçante, elle finit par tomber sur un groupe étrange, dont elle avait surpris une conversation parlant de Pacte. Sans aucune retenue, Delia s’était imposée et avait débarqué dans une réunion discrète, s’adressant alors avec volonté à une vieille dame qui, elle l’apprendrait plus tard, s’appelait Yubaba. Celle-ci, après les assauts répétés et l’absence de violence ou de secrets de la jeune femme qui la harcelait, finit par reconnaitre sa bonne volonté et à la prendre sous sa coupe. Delia en apprit ainsi plus sur ce qui avait détruit sa sœur, et sur les membres du groupe qu’elle avait, sans le réaliser, intégré. Du fait de ses nombreuses relations créées au fur et à mesure de ses investigations pour ses romans, le poste d’informateur lui fut immédiatement dévolu, et c’est dans cette optique que Delia Fabriosa agrandit encore son réseau de connaissances pour alimenter les informations du Réseau, tout en continuant d’écrire pour son plaisir plus que pour l’argent, qu’elle avait déjà en suffisante quantité.

Reste un pan de sa vie à dévoiler. Le Love’s out, grand sanctuaire de Delia. C’est presque un hasard, la consécration de deux envies et deux besoins indicibles. Celui, en premier lieu, de côtoyer de plus en plus de gens, de tous milieux, pour en savoir un maximum sur les sujets qui l’intéressaient. Second intérêt et non des moindres, Delia pour son nouveau livre avait envie de connaitre le monde du libertinage, de la folie et de l’amour éphémère sans toutefois tomber dans les métiers du sexe. Juste pour montrer, expliquer le besoin humain de s’évader, l’aspect méprisable de cette existence que personne ne peut critiquer puisque personne, sans cela, ne connait le véritable bonheur. C’est dans cette optique qu’elle eut besoin d’un serveur, et qu’un jour elle ramassa sur le trottoir un jeune homme au potentiel charisme impressionnant, une fois arrangé. Elle hésita longtemps, mais dans les propos brouillés qui sortaient de la bouche de ce pauvre hère trempé et terrifié, Delia saisit des mots sonnant avec éclat à ses oreilles : « Pacte, Étoile, Promesse ». Il ne lui en fallut pas plus pour le prendre sous son aile, avant qu’il ne disparaisse dans les caniveaux de la grande ville. Elle sait tout de lui, devine ce qu’il ne lui a jamais dit, fait semblant de ne rien savoir et ferme les yeux alors qu’il plonge trop profondément dans ce qu’elle ne désirait pas pour lui. Tout en prônant le mode de vie duquel elle ne peut plus se défaire, liée qu’elle est à présent à ce serveur qu’elle apprécie tant comme protégé, Delia veille sur lui d’un œil protecteur et attentionné. Même s’il l’écoute pour beaucoup de choses, il a toutefois du mal à comprendre ses sous-entendus et avertissements, tout comme elle n’a pas réussi encore à lui faire exprimer ce qui pèse sur son cœur depuis ce jour dans la rue sombre de laquelle elle l’a tiré. De son rôle d’informateur au sein du Réseau nait alors une seconde vocation, celui de protéger cet ancien pactisant qui vit sous son toit sans se douter de rien.


« La jalousie est comme un acide qui attaque d'abord le cœur du jaloux lui-même pour atteindre ensuite celui qu'il jalouse. »



La vostra persona

INTÉRIEUR;

Le caractère de Delia Fabriosa, comme celui de la plupart des êtres humains, a beaucoup évolué au fil du temps. Petite, c’était une fillette adorable, appliquée à l’école, dévouée à ses parents qui le lui rendaient bien, et seule sa sœur souffrait de ses fréquentes sautes d’humeur d’enfant gâtée. Puis l’enfant qu’elle était a appréhendé la déception, les trahisons et la solitude. La jeune fille grandissante a alors longtemps appris à gérer conflits et problèmes par elle-même, donnant parfois des poings pour calmer quelqu’un dont l’avis divergeait du sien. Elle s’est montrée calme ou survoltée, mais toujours dans un tout négatif qui ne lui faisait que ressentir les émotions d’ordinaire passagères. La colère, la rancune, la tristesse et l’envie de tout plaquer du jour au lendemain. C’est avec cela que la petite prit de l’âge, passant dans l’adolescence comme une brise en plein milieu d’une tempête : insipide mais capricieuse, éteinte mais susceptible, morte-vivante parmi l’animation de ceux qui se considéraient comme sa famille. Le tableau classique de l’envie de rébellion, de la décadence intellectuelle et de celle qui abandonne toutes ses capacités pour vivre de rien si ce n’est de ses pensées noires. Accompagnées de poèmes ou de textes, tout de même, que Delia se plaisait à écrire à cette époque de sa vie. Cela lui permet d’exprimer tout ce qui ne franchit pas ses lèvres, livrant à la feuille muette ses moindres impulsions et ses plus sombres envies.

Cependant, celle que l’on connait aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec ce pantin qu’elle a été. Il ne lui reste de sa jeunesse que quelques traits de personnalité, et certains sentiments tenaces qui ne se suffisent pas du temps pour disparaitre. Ainsi, Delia déteste ses parents. Elle ne veut pas en entendre parler, répugne à devoir évoquer leur existence et préférerait confier à tous qu’ils sont morts et enterrés. Mais elle réserve ce sort à sa sœur jumelle, et les rares qui ont eu vent de son existence et qu’elle fréquente encore croient à son décès, ou du moins font semblant devant Delia. Sur ce sujet de la famille, elle est intraitable et peut faire taire quelqu’un de toutes les manières juste pour obtenir la paix et la conviction relative d’être tranquille à ce sujet. D’ailleurs, elle n’a plus aucun contact avec les membres de sa famille ou ceux qui les apprécient. Leur simple souvenir est une épreuve pour la jeune femme, qui se garde bien d’y plonger. Cela a d’ailleurs entraîné chez elle une crainte infernale, celle que quiconque ne la prenne pour une mère attentionnée. Delia préfère se définir comme une confidente dont les appartements et l’oreille sont toujours disponibles à quiconque ayant besoin de raconter quelque chose, de déverser des émotions trop fortes pour êtres contenues par une seule personne. Ainsi, elle fait ouvrir les cœurs sans livrer le sien et se protège bien des questions derrière un sourire et une répartie qui renvoie le sujet sur un terrain moins glissant.

Delia est pourtant, et malgré sa rancune fortement ancrée, une personne fondamentalement bonne. Elle s’attache rapidement à la détresse des autres et éprouve perpétuellement le besoin d’aider, de soutenir ceux qu’elle croise et dont elle juge la perdition sans retour possible. Depuis qu’elle a décidé qu’Elio serait son barman et vivrait sous son toit, Delia a découvert l’intérêt de prendre soin de quelqu’un au quotidien, de faire remonter la pente à un cas désespéré. Après de nombreux mois, la satisfaction d’avoir reconstruit un être humain à partir de lambeaux de chairs mortes et d’une ombre de cœur calciné est toute particulière. Comme celle de faire, chaque jour, plaisir à son protégé d’un petit rien, d’une attention qu’il ne prend même pas la peine de relever. Contrairement à son esprit je m’en foutiste et détaché, Delia est très attachée aux détails, et peu lui importe qu’Elio se doute de ce qu’elle fait pour lui, tant qu’il lui est possible de le savoir heureux. Enfin, on pourrait la définir comme d’une grande attention portée à la stabilité de ceux qui l’entourent. De loin, sans rien en montrer, elle veille sur l’Aurelio qu’elle a trouvé dans la rue pour ne pas le voir ressurgir parce que quelqu’un aurait fait du mal à la poupée de chair construite par ce dernier comme protection ultime et résistante aux agressions extérieures. C’est à ce seul prix qu’elle le laisse évoluer librement au milieu des clients de son bar, totalement décollé de la réalité des sentiments qui heurtent et font souffrir.

Intimement persuadée, en effet, que les émotions sont des choses néfastes qui alourdissent le corps et privent l’esprit de toute réflexion, Delia a créé ce bar dans le but d’une simple expérience, mais se prend au jeu bien rapidement des échanges éphémères et sans conséquence. Elle se fait alors séductrice acharnée, femme fatale dont les très rares sourires ne sont destinés qu’aux plus chanceux. Vivant au jour le jour comme son commerce l’exige, Delia se prélasse dans les bras des hommes ou des femmes qui peuvent lui être utiles. Sans jouir un seul instant du plaisir du sexe ou d’une pâle copie de la merveille que certains appellent Amour, la jeune femme se contente uniquement de la satisfaction d’en apprendre plus sur ces principaux centres d’intérêt, à savoir les Pactisants et leurs Stellas. Tout est bon pour ce faire, quoi que cela demande en sacrifice, don de soi, manipulations ou paiement. C’est une tâche dévolue à Delia qui, de plus, la prend extrêmement au sérieux. C’est sans doute le point le plus important de son existence qui, prise sans cela, n’a aucune raison d’être ni aucun but. Comme Elio se plairait à le croire, et d’ailleurs la jeune femme ne compte pas lui expliquer ce versant d’elle-même, de peur de lui faire prendre conscience de l’inutilité de son quotidien. Il croit sans aucun doute qu’il n’est pas seul et que Delia sa bienfaitrice lui est conforme, tant il s’est forgé à son image. Et lui détruire cet idéal raisonné et, du même coup, justifié, serait le renvoyer dans l'égout duquel il sort péniblement.

Capable de s’adapter en fonction de celui qu’elle a en face d’elle, Delia est néanmoins, et c’est un fait indéniable, très secrète. Elle parait pourtant abordable tant elle fascine de ce charisme particulier qui filtre de son image, reste de l’époque où elle avait appris à imiter sa sœur si semblable à cette description. Mais une fois qu’on a pu l’approcher, force est de constater qu’elle est bien trop lointaine pour l’attraper vraiment, et ses rares paroles le confirment bien : il faudra se lever de très bonne heure pour la rendre accessible, pour la rendre humaine en dépit de cet air de déesse qu’elle endosse dans son établissement où, de toute façon, elle est traitée comme telle. Elle peut cependant, et sous ses couverts protecteurs et délicats, se montrer particulièrement colérique et imposante, voire terriblement stricte lorsque la colère la gagne. N’ayant aucune pitié pour ceux qu’elle juge dégradants ou dont elle méprise l’existence, cette grande dame du monde de la nuit n’hésite pas un instant à écraser les cafards du talon de sa chaussure élégante. Susceptible, la jeune femme peut rapidement monter sur ses grands chevaux et finir vexée en quelques instants si les enjeux d’une telle situation ne la rappellent pas à l’ordre. C’est enfin une grande joueuse, et les défis sont un passe-temps qu’elle trouve amusant et dont elle est prête à user et abuser tant que cela l’amuse un tant soit peu. Une réminiscence de sa période adolescente, sans doute ...



EXTÉRIEUR;

J’aurais aimé vous parler du blond vénitien de la petite fille qui naquit un jour entre les murs épais d’une villa de la province milanaise, mais dès son plus jeune âge la mignonette perdit sa blondeur pour ne plus garder que les nuances rousses, criardes. C’est donc de la splendide cascade rouge qu'il sera ici question, avec ses jolies boucles qui ne naissent qu’à la fin de la chevelure, cassant alors le rythme trop régulier des cheveux et laissant croire à l’aspect négligé mais naturel de ces mêmes mèches. S’ils attirent les regards, c’est sans doute parce que la jeune femme en prend soin et aime à les coiffer de longues minutes durant, sans rien faire d’autre que d’observer les miracles de la chirurgie sur ses traits rendus éternellement jeunes, ou presque. Car oui, cette trentenaire a décidé de rester toujours ficèle à elle-même et à ce qu’elle véhicule, à savoir l’image d’une sœur disparue à présent, par sa coquetterie et le soin qu’elle prend de son corps. Ses cheveux, donc, sont complétés d’une frange qui lui tombe sévèrement sur le front. Une frange droite, assombrissant son visage mais soulignant ses sourcils roux foncés, à moitié cachés par l’ombre de ses mèches folles, tandis que ses prunelles sont elles aussi mises en exergue par la raideur de ses pointes tombant au dessus des paupières.

Autrefois, ce même corps a pourtant été malmené, ses tresses de petites filles coupées à ras le crâne à l’âge de l’adolescence, comme pour punir son père d’avoir brisé quelque chose de bien plus fragile en elle. Elle ne se maquillait jamais, maintenant ses yeux sont la plupart du temps relevés d’une couleur ou d’une autre, mais surtout soulignés d’un fin trait noir venant simplement approfondir le regard qu’elle a, au naturel, si doux. Ce sont sans doute ces yeux qui, mis à nus, trahissent sa gentillesse et l’attention qu’elle porte au reste du monde. Elle les a bleus-gris, loin de l’éclat azur d’un ciel d’été mais d’avantage pareils à un amoncellement de nuages qui prédiraient une averse imminente. Rarement pourtant ses cils ne s’alourdissent de larmes superflues, et c’est seulement avec l’appui qu’elle loge dans ses pupilles alors qu’elle dévisage quelqu’un que l’information passe. La parure ne s’arrête pourtant pas là, et souvent ses pommettes sont rougies, non pas par le naturel qu’elle dégage pourtant, ainsi que ses lèvres habilement soulignées par un rouge vif qui laisse volontairement des traces sur tout ce que touche sa bouche.

Des hanches rondes, épousées par de longues robes sombres, viennent surplomber des jambes plutôt fines pour son âge, témoignant une fois encore des précautions prises à l’égard de sa silhouette. Sa taille est marquée, sa poitrine ressort, laissant son corps tout entier onduler sous les formes affirmées et généreuses d’une jeune femme dans la fleur de l’âge. Loin des fillettes encore peu formées, Delia n’a rien à envier aux pimbêches longilignes des magazines, et assume parfaitement son physique qu’elle sait diablement efficace sur les hommes qui l’approchent. Pour le mettre en valeur, elle fait d’ailleurs attention à ne jamais prendre n’importe quel atour, qu’elle choisi toujours sobre mais relevant délicatement tour à tour l’une ou l’autre des qualités de son anatomie. Certains difficiles trouvaient la jeune femme trop en formes, eh bien qu’ils aillent voir ailleurs ! C’était ce confort qu’elle donnait durant les caresses de ses partenaires qui faisait d’elle une bonne amante, et une bonne amie. Ainsi, elle pouvait se permettre de ne pas se priver trop souvent sur l’alcool, qu’Elio mariait très bien après son apprentissage à ses cotés. En effet, Delia était une artiste inspirée dans ses romans comme dans la vie, et la création de cocktails était quelque chose qu’elle partageait avec son barman, et souvent encore elle faisait mine de trouver une marge d’amélioration pour son disciple, dans le seul but de le voir enrager intérieurement.

Mises à part ses formes, donc, on constatera que les membres de Delia sont fins, tout comme son port de tête altier soutenu par la fine épaisseur d’un cou, souvenir lointain d’une noble famille Fabriosa du siècle dernier qui avait habité Venise pendant quelques générations. On ne pourrait dire que Delia n’a pas de classe innée ou de charisme, pourtant certains des plus observateurs trouveront peut-être ses défauts, comme son tic de lèvres qui l’amène à plisser celles-ci quand elle est contrariée, les quelques rides qui malgré les opérations visant à la rajeunir finissent par apparaitre aux coins de ses yeux ... Et ce ne sont aucunement des marques de sourire, puisque Delia sourit rarement dans son métier de gérante du Love’s out, se devant d’être une mystérieuse femme fatale. Elle ne se permet des écarts que lorsqu’elle rejoint certains de ses confrères du Réseau, et bien sûr en présence d’Elio qui s’amuse d’ailleurs à la faire se décontracter le plus possible, lui seul connaissant le potentiel de Delia dans ce domaine. C’est d’ailleurs bien dommage, puisque le sourire éclaire son visage de façon assez spectaculaire, et c’est ce simple geste qui la rajeunit le plus, bien que de toute façon son âge ne soit en lui-même qu’une véritable blague ne correspondant pas du tout à la réalité visible de la patronne du bar.




Il futuro

RUMEURS, RUMEURS; Comme expliqué, Delia a beau être une humaine parfaitement normale, sa sœur jumelle a un jour passé un Pacte et l'a raconté, des décennies plus tard, à Delia. Celle-ci est donc au courant d'un certain nombre de choses, encore plus depuis qu'elle fait partie du Réseau en tant qu'informateur chargée de récolter autant de données que possible grâce à ses larges connaissances étendues à travers tout le pays.

NON ? OUI ?; Non, certainement pas. Elle ne veut pas se lancer dans quelque chose d'aussi effrayant et déraisonné.


voi

Prénom ou pseudo habituel; NiD - Elio
Avatar; Sait pas d'où ils sortent, mais je les aime *.*
Avez-vous lu le règlement ? Finalement, les raisins, c’est mieux.
Comment avez-vous connu le forum ? Triple compte ! (pas taper ...)
Un mot à dire ? Bienvenue moi-même.
Et bravo à moi-même, cette fiche a été écrite entre 14h30 et 18h (sans compter la relecture :p), et malgré les pauses nécessaires à ma survie, J'AI PAS MOURRU !!!


Dernière édition par Delia Fabriosa le Mer 18 Mai - 6:38, édité 1 fois
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Aya Murazaki [Sky]

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MessageSujet: Re: Delia Fabriosa   Lun 16 Mai - 14:29

Re-re-re Bienvenue !

Parce que je ne pouvais faire taire ma langue juste après la lecture : heart : ! C'est magnifique, recherché et tellement .. humain. Bref, j'aime !


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Delia Fabriosa

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MessageSujet: Re: Delia Fabriosa   Lun 16 Mai - 15:02

Aaah, quelqu'un qui a eu le courage de la lire. Merci, je vais te dédier un autel chez moi (ou un hôtel, au choix ? *sbaaaaf*)

Contente c'est exactement ça que je voulais donner à Delia, personnage à peu près normal sans drame existentiel / dépression post-traumatique ou folie psychotique. Juste une famille de merde :D
Merciiiiii, donc. : cheer :

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> Les enfants commencent par aimer leurs parents ; devenus grands, ils les jugent ; quelquefois, ils leur pardonnent.
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Raffaele [Miguel Velasco]

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MessageSujet: Re: Delia Fabriosa   Lun 16 Mai - 15:29

J'ai adoré lire ton histoire °° (re)Bienvenue !

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Delia Fabriosa

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MessageSujet: Re: Delia Fabriosa   Lun 16 Mai - 15:47

Marchi beaucoup Raffaele : blush :

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> Les enfants commencent par aimer leurs parents ; devenus grands, ils les jugent ; quelquefois, ils leur pardonnent.
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Milo Vasco

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MessageSujet: Re: Delia Fabriosa   Lun 16 Mai - 16:31

Bienvenue de nouveau. Une fiche très bien écrite, comme d'habitude! : smile :
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Alexis Lorenzo [Hily]

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MessageSujet: Re: Delia Fabriosa   Lun 16 Mai - 17:23

J'aime Delia mais je te l'ai déjà dit et l'histoire est un vrai plaisir à lire : heart : J'ai hâte de faire du rp avec toi ça va faire des étincelles !
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Delia Fabriosa

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MessageSujet: Re: Delia Fabriosa   Mar 17 Mai - 2:13

Merci et merci : kiss :

Ouais Alex', on va déchirer quand on va les faire se rencontrer. Bon, y'en a un qui existe pas encore mais ça peut venir ^^

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> Les enfants commencent par aimer leurs parents ; devenus grands, ils les jugent ; quelquefois, ils leur pardonnent.
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Leo Accettura

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MessageSujet: Re: Delia Fabriosa   Mar 17 Mai - 3:38

re-Bienvenue o/

J'aime beaucoup la fiche et la manière dont elle côtoie les pactisants sans vraiment s'en rendre compte avec sa sœur. Il y a juste un détail qui me chagrine - et qui va tous vous faire chier, oui oui- c'est à propos des dates: Julia passe un pacte alors qu'elle n'a que 8 ans. A cette époque, nous ne sommes qu'en 2003. La Lune Rouge, elle, n'arrive qu'en 2010 et avec elle, les pactisants. Donc, ça pose juste un souci à cet endroit là. Je sais pas, juste voir avec Vithon ou les admins pour arranger ça.

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J'SUIS VERT MWHAHAHAHAHAHA.
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Léo, il fait toujours ce qu'il veut avec Aya xD
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Elissandre Hell

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MessageSujet: Re: Delia Fabriosa   Mar 17 Mai - 5:23

J'ai vraiment adoré l'histoire, le personnage est vraiment passionnant.
Une très belle fiche en somme.

Et puis ça me fait une chouette pause dans mon travail *^*
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Cassidi Natale [Othello]

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MessageSujet: Re: Delia Fabriosa   Mar 17 Mai - 13:01

(Re)²Bienvenue donc!

J'ai bien aimé ta fiche, c'était agréable et très bien construit. Toujours les bonnes idées, le fil rouge bien tissé, bref comme d'habitude en fait xD J'en veux juste énormément à la police Arial : je comprends pas pourquoi vous tenez toutes absolument à l'utiliser, c'est juste illisible sur un écran, je suis obligée de copier-coller sur Word pour changer de font xD

Et dooooonc j'avais lu l'histoire hier soir, aujourd'hui je me suis attelée au physique et au caractère ... et merci Leo pour avoir formulé ce que j'ai eu la flemme de placer hier. Parce que vraiment, tout se tient dans ton histoire, mais le "mais" de la chronologie, je pense qu'on ne peut pas vraiment faire l'impasse dessus. Je regrette beaucoup mais je pense qu'il va falloir que tu modifies deux ou trois petits trucs, même si je peine à imaginer ce que tu vas bien pouvoir faire, vu que le pacte passé si jeune est la charnière de ton histoire ... Enfin, si ça tenait qu'à moi, je laisserais passer, mais la chronologie c'est pas exactement contournable XD ...
Désoléedésoléedésolée, j'espère que tu pourras trouver une solution qui remettra pas tout en cause : cry :

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Delia Fabriosa

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MessageSujet: Re: Delia Fabriosa   Mar 17 Mai - 13:50

Merci Elli : kiss :

Leo, Cass' >>> Je vous hais.
Je fais attention, TOUJOURS, à la logique. Sauf la logique temporelle avec laquelle j'ai beaucoup de mal.
*Va se pendre*

Mais comment je vais pouvoir modifier ça, moi ? Sgreugneugneuh, tout part de là et je peux pas rendre Delia plus jeune, pas possible. : cry :
*Va se pendre une seconede fois*

Bah j'essaie de chercher une solution, j'vous préviens quand j'ai vécu un miracle ou que la grâce du Saint Esprit me tombe sur le pif.

Merci quand même : sick :

(Et désolée pour le Arial, Cass, sur mon écran c'est la police la plus agréable à lire).

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Delia Fabriosa

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MessageSujet: Re: Delia Fabriosa   Mer 18 Mai - 6:40

Changement effectué.

Delia a rajeuni de 2 ans, elle a donc 30 ans. Née en 1997, Julia fit le pacte quand elles avaient 13 ans, ce qui qui nous amène bien à 2010.
ça marche mois bien que ce que j'avais imaginé en premier lieu au niveau de l'histoire, mais ça marche niveau chronologie en ne faisant pas le Pacte trop loin dans leur vie, et en ne rendant pas Delia trop jeune.

Alla ! : sick :

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Ares Galla [Nemo]

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MessageSujet: Re: Delia Fabriosa   Mer 18 Mai - 10:16

Re-bienvenue 8D.

J'aime beaucoup ton histoire, l'idée est très intéressante et bien trouvée. C'est bien construit et agréable à lire ^_^.
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Cassidi Natale [Othello]

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MessageSujet: Re: Delia Fabriosa   Mer 18 Mai - 10:43

... n'ayant pas le courage de faire autre chose que de torpiller mon paquet de céréales, je vais m'en tenir à ce que tu dis, de toute façon je te crois, et ne pas relire l'histoire qui me semble bieeeen longue à l'heure actuelle. : smile : : smile :

Donc, validée, bon rp & tout le trouliloulila, et longue vie à toi en dépit de la haine que tu nous portes, à Leo et moi. : heart :

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Delia Fabriosa

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MessageSujet: Re: Delia Fabriosa   Mer 18 Mai - 12:23

Merci Ares.

Ah non Cassidi, je te parle plus : evil :
Me manque plus que mon partenaire de RP pour commencer *.*

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Alexis Lorenzo [Hily]

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MessageSujet: Re: Delia Fabriosa   Mer 18 Mai - 13:56

Je sens pas du tout le regard inquisiteur porter sur moi... (J'ai finis la micro et les stats, je pense avoir cartonné en stat, micro j'espère au moins la moyenne BREF) mais surtout demain me reste le dernier et j'ai pas envie... Mais après promis je fais la fiche !
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Delia Fabriosa

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MessageSujet: Re: Delia Fabriosa   Mer 18 Mai - 15:25

: love :
(De toute façon ce soir je suis débordée, demain soir je dormirai pour m'en remettre -et peut être répondre à Tiziano- et ce week end j'ai un squatteur :D)

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Delia Fabriosa

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