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 Un boulet, deux bolets, trois boul...Ah, non. [PV Miguel & Raffaele]

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Tiziano R. Forcolin

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MESSAGES : 23

MessageSujet: Un boulet, deux bolets, trois boul...Ah, non. [PV Miguel & Raffaele]   Lun 16 Mai - 18:09

Il y avait des jours comme ça, le genre où à peine levé, on se dit qu'on aurait mieux fait de rester à dormir tranquillement, libre de tout souci et de problème. Que rester dans les bras de Morphée aurait été bien plus agréable, bercé par ses songes et sans inquiétude pour la réalité. Mais le fait est que quand on se dit ça, c'est que c'est généralement trop tard, un truc nous est déjà tombé dessus et nous fait regretter d'avoir quitté son oreiller.

Présentement, le truc en question était une superbe panne générale, qui laissait Tiziano bien embêté. La pendule au-dessus de la porte de la cuisine affichait presque midi, il n'avait rien mangé depuis la veille à la même heure et la coupure de gaz, électricité et eau ne l'arrangeait en rien étant donné qu'il se retrouvait dans l'incapacité technique de se préparer un bon plat. À la limite, il pourrait se contenter de pain et de fromage - rectification, il n'y avait pas de fromage, mais quelque chose de chaud à se mettre sous la dent était bien plus tentant. La question était, comment faire pour satisfaire ce désir quelque peu capricieux ?

En vérité, la solution était déjà toute trouvée, mais elle amenait un second ennui. Avoir une idée était un bon commencement, mais restait qu'il fallait la suivre et là, c'était une autre histoire. Le jeune italien n'était pas du tout du genre à débarquer chez les gens sans prévenir, plutôt à appeler trois fois pour demander, discuter, confirmer sa visite et envoyer encore cinq messages durant le trajet pour savoir si c'était toujours bon. Et même après ça, il restait nerveux, ne voulant pas déranger, ni amener les autres à gaspiller leur temps pour lui. D'ailleurs, pour compléter le tableau des petites emmerdes du jour, son téléphone portable était introuvable, certainement glissé entre deux piles d'habits ou bien caché sous un meuble, et le coeur n'y était pas pour soulever l'armoire ou déplier toutes ses affaires soigneusement rangées.

De ce fait, se décider à sortir de chez lui pour aller s'incruster chez la personne à qui il pensait - combien même il s'agissait d'un très bon ami - était difficile, une véritable torture de conscience même. Mais plus l'aiguille des minutes s'approchait du douze, plus il apparaissait qu'il ferait bien de se bouger le derrière de sa chaise s'il voulait que son estomac cesse de gronder comme un animal furieux. Et vu comme c'était parti, la panne ne risquait pas d'être réparée d'ici le lendemain, ce qui sous-entendait qu'il lui faudrait patienter encore vingt-quatre heures. Si seulement il ne venait pas de passer douze autres avant celles-ci, il aurait pu patienter et se satisfaire de jeûner le temps que tout rentre dans l'ordre. Il fallait dire qu'avec sa stature, son besoin de nutriments n'était pas énorme, mais là, rien à faire, un seul mot, une seule loi lui dictait quoi faire : FAIM.

Soupir.

Tiziano se leva, alla chercher un sac dans lequel il mit ce qu'il comptait manger, à savoir un bête paquet de tagliatelles et de quoi faire de la sauce bolognaise, rien de très spécial en somme mais toujours délicieux. Il s'agissait aussi de vider le réfrigérateur qui se trouvait heureusement vide vu qu'il n'avait pas fait les courses récemment, ce sera de la nourriture gâchée en moins. Le miroir du couloir le sauva, du moins le peu de dignité qu'il avait en lui rappelant que, mon gars, t'aurais l'air vraiment con en sortant en chemise de nuit. Il rougit lui-même de son manque d'attention, et alla rectifier ça en allant se vêtir comme à son habitude, chemise blanche et short foncé, pas de quoi se casser la tête. Cinq minutes plus tard, chaussé, porte-monnaie et clefs en poche, il quitta son appartement, se forçant à ne pas revenir sur ses pas à chaque mètre parcourut.

Il fallait trouver de quoi se rassurer, par exemple il pourra largement faire à manger pour deux personnes ou plus avec ce qu'il avait à disposition et quitte à emprunter la cuisinière d'un autre, autant lui faire sa part de nourriture. De plus, il appréciait avoir de la compagnie avec qui partager ses repas comme nombre de personne sociable et il savait que lui aussi était susceptible d'aimer ça. "Lui" ?

Quelqu'un qu'il appréciait énormément, répondant au nom de Miguel, qui n'habitait pas trop loin de chez l'italien. Ils s'étaient rencontrés de façon un peu drôle, suite à une bêtise commise par le plus jeune des deux et réparée avec l'aide de l'hispanique. Après ça, un café, une bonne conversation et les liens de l'amitié s'étaient tissés tout seuls. Tout cela datait d'il y a quelques mois à peine, ils se revoyaient de temps en temps et actuellement, cela faisait un moment qu'il n'avait pas prit de nouvelles de son ami. En y pensant, c'était d'autant plus impoli de surgir comme ça chez quelqu'un qu'on avait pas revu récemment.

Suffit. S'il continuait de raisonner comme ça, il aurait tôt fait de définitivement tourner les talons et aller mâchouiller un bout de croûton chez lui. D'ailleurs, pour se poser encore plus de questions, est-ce que Miguel était au moins chez lui ? Si oui, que faisait-il ? Le déranger alors qu'il peint ou bien qu'il dorme encore l'inquiétait. Malgré tout, ainsi perdu dans ses pensées, il se retrouva à destination. Le temps de réaliser, c'est-à-dire cligner des yeux deux ou trois fois, Tiziano leva la main pour frapper à la porte, timidement mais assez fort pour que ça s'entende, avant de reculer un peu comme s'il craignait que son geste ne fasse s'écrouler l'immeuble.

À présent, il s'agissait de rester calme en attendant une réponse si réponse il y a, de contrôler ses nerfs pour ne pas faire un bond de trois mètres si la porte s'ouvre et surtout, de ne pas se défiler maintenant qu'il se trouvait là.

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Miguel Velasco [Raffaele]

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MessageSujet: Re: Un boulet, deux bolets, trois boul...Ah, non. [PV Miguel & Raffaele]   Jeu 2 Juin - 16:22

Milan ! Le bonheur de la grande ville. Rien à voir avec son paisible et agréable hameau natal. L’agitation, les gens, les rues noires de présences puantes de sueur, les milles et unes boutiques, le bruit, les voitures, la pollution qui agresse la gorge. Enfin, bien heureusement, ce genre d’enfer urbain n’avait lieu d’être qu’en journée. La nuit, plus rien n’étais pareil. L’agitation était toujours là, et pourtant totalement différente. Adieu boulot dodo métro, bonsoir fête, ambiance festive, alcool et bonne humeur.

Et bonjour, gueule de bois.

Aaaah ! Ce doux sentiment d’avoir un orchestre symphonique désaccordé dans le crâne ! Cette impression que votre unique petit neurone a décidé de se pendre après avoir foutu le boxon dans l’espace vide et douloureux qu’est votre cerveau. Et cette joyeuse et subite envie qu’a votre estomac de se faire la malle hors du corps flasque et courbaturé qui lui sert de carcan. Rien que pour ça, rien ne vaut les lendemains de cuites. Parole d’expert.

Pourtant, dans l’absolu, Miguel n’avait pas tellement bu que ça, hier. Il n’avait pas abusé de la boisson. Au contraire, il se considérait comme particulièrement raisonnable et soft sur ce coup-là. Si, un pack de bières et une bouteille de rhum à lui tout seul en moins d’une soirée, C’EST raisonnable. Du moins pour un homme bien bâti, dans la force de l’âge et généralement résistant aux comas éthyliques comme lui.

Mais voilà. Des fois, la vie a envie de vous jouer des sales tours. Genre elle pointe l’index sur une trombine, au pif, et elle se dit d’un air triomphant : « Toi mon grand, aujourd’hui tu vas en chier. » C’est random, c’est injuste, c’est inévitable mais c’est comme ça. Dans le langage courant, on appelle ça la mouise. Et ce matin, la mouise avait décidé de s’abattre sur l’hispanique. L’hispanique, oui. Quoique « chose loqueuse vomissant ses tripes lamentablement agenouillée devant la cuvette des toilettes » semblait être une expression plus juste. Et évidement, pas une seule aspirine ni même le moindre ridicule petit sacro-saint Doliprane ne trainait dans l’appart. Miguel n’était jamais malade. JA-MAIS. Alors que voulez-vous, à force, il a développé la super politique du « Médicaments ? Soins ? Docteurs ? Mais qu’est-ce donc que ces mots étranges qui résonnent à mes oreilles ? ».

Et aujourd’hui, il regrette.

Pas une seule boite de médocs, vraiment ? Siiii, il devait bien y avoir quelques-uns de ces ù%£¨%µ cachets cachés quelque part voyons. Sous un fauteuil. Derrière des pots de peintures. Ou sous l’évier de la cuisine. Non ? Miguel se redressa piteusement, une main crispée sur son estomac. Une hache par pitié, que quelqu’un abrège mes souffrances. Et les cloches qui tintent dans ma tête par la même occasion. Et bon sang, c’est pas dieu possible, ce bordel !
A la base, le brun n’avait jamais été très porté sur cette chose que le commun des mortels qualifiait de ménage. Mais depuis l’arrivée de Raffaele chez lui, c’était encore pire. L’appartement était dans un état tel qu’on aurait pu croire à un passage furieux des Quatre Cavaliers de l’Apocalypse. Et zigzaguer entre les piles de fringues, les accessoires de peintures et autres micmacs difficilement identifiables, quand on avait la gueule de bois, ça relevait plus du challenge niveau Jeux Olympiques qu’autre chose. Sérieusement, il fallait qu’il range… Un jour… Peut-être… Ou alors, participer à ce genre d’émissions débiles où un duo de ménagères cinquantenaires manucurées débarquaient chez vous, s’horrifiaient de l’état des lieux, et entreprenait de tout laver, nettoyer, récurer, du sol au plafond sous l’œil froid et avides des caméras. Et il laisserait Raffa les accueillir tiens. Ça serait drôle. Mouais, il allait y songer.

Avec tout ça, Miguel eu une pensée lumineuse. Aller chercher dans le placard à pharmacie de la salle de bain. Ah oui, pas con comme réflexion. Même s’il devait être bien vide, il y aurait déjà plus de chance d’y trouver de quoi satisfaire son mal de crâne que sous les coussins de son canapé. D’ailleurs, Alléluia, son souhait fut très vite exaucé. UN doliprane solitaire dans UNE pauvre boite qui trainait. Miracle ! Objectif cuisine et verre d’eau. Enfin.
Sauf que non. La vie est une pute vous savez. Quand elle décide de jeter la guigne sur quelqu’un, elle s’y tient jusqu’au bout. Et là, la guigne apparue sous la forme d’une future victime qui s’ignore, ayant eu le malheur de frapper à la porte. Et voilà. Surprise, sursaut, etcetera, la pauvre pilule fit un petit bond en l’air pour aller s’écraser dans le trou d’évacuation de l’évier. Fin de la triste histoire de la triste vie de la triste pilule. Monsieur le cerveau, nous avons le regret de vous annoncer que la collocation avec Madame Migraine va continuer pour une période indéfinie. Veuillez nous excuser pour les désagréments encourus, et si vous n’êtes pas content, allez vous plaindre à votre karma de merde.
Cordialement.

Iiiiiinspiration. Porte d’entrée déverrouillée, main sur la poignet, prête à s’ouvrir à la volée. Impact dans trois…. Deux…

- Y MIERDA ! RAFFA, JE TE JURE QUE LA PROCHAINE FOIS QUE T’OUBLIE TES CLES QUAND TU PARS EN VADROUILLE, JE TE LAISSE POURRIR DEVANT LA PORTE ET… Et…



Et meeeeeeeeerdeuh.

Pour une fois, il aurait préféré que ce soit bel et bien Raffaele. Au moins, il n’aurait pas eu cet air estomaqué, mélange d’incompréhension et de « ho-merde-ho-merde-ho-merde-je-fais-quoi-je-dis-quoi ? ». Il n’avait pas vu Tiziano depuis longtemps, et à vrai dire, il avait ses raisons… Mais jamais il n’aurait pensé que le plus jeune viendrait de lui-même. Et lui, il l’accueillait en lui gueulant dessus. Nice Miguel. Nice.

Aller ! Il allait la jouer cool, comme il en avait l’habitude. Il était le champion pour ça. En un quart de microseconde, il envoya une baffe mentale à sa gueule de bois, histoire de la faire taire, et sortit son plus beau sourire. Celui qu’il avait l’habitude d’arborer quand il était de bonne humeur ou jouait au mec chaleureux.

- Tiziano ! Ça faisait un moment que je ne t’avais pas vu, comment tu vas ?

Entrée en la matière bateau, certes. Mais là, au point où il en était, il n’avait pas trop le choix.

- ...Désolé, je ne m’attendais pas vraiment à de la visite.

Sans blague ? Comme si sa tenue encore plus débraillée que d'habitude ne parlait pas à sa place.

Il s’effaça pour le laisser entrer, se jurant intérieurement de dépecer Raffaele à son retour. Comment ça, ce n’était pas sa faute ? Et bien tant pis, cette fois-là compensera pour toutes les autres.
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Tiziano R. Forcolin

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MessageSujet: Re: Un boulet, deux bolets, trois boul...Ah, non. [PV Miguel & Raffaele]   Jeu 9 Juin - 17:45

L'attente lui avait paru une éternité. Une longue éternité. Mais pas le genre dans lequel on s'ennuie, loin de là. Tout simplement parce que le stress s'évertue à vous ronger les nerfs, vous occupe en vous faisant sautiller sur une jambe ou l'autre, et vos doigts s'amusent à se tortiller jusqu'à devenir un noeud de chair, et tandis qu'une boule vient vous plomber l'estomac, votre souffle devient tel qu'il n'a rien à envier à Dark Vador en matière d'inquiétant souci respiratoire. En fait, dans ce moments-là, on est tellement tendu que la moindre petite mouche qui ose entrer dans notre champ de vision serait capable de tout faire disjoncter et de provoquer un infarctus.

En l'occurrence, la mouche était plutôt grande, plate, en bois, munie d'une poignée, d'une serrure, montée sur des gonds, en bois et…Ouais, une porte quoi. Ah non, la mouche était plutôt ce qui surgit de derrière le panneau en bois. À la place du bourdonnement insupportable de l'insecte, les hurlements de Miguel. Gros blanc.

À la base, Tiziano s'était promis de ne pas faire de bond de trois mètres quand le battant s'ouvrirait. Alors, minute, papillon, à ça, il n'était pas prêt, mais pas du tout. Pour l'occasion, il aurait eu assez d'adrénaline pour reculer de vingt mètres dans l'instant. Ou bien sauter au plafond ou n'importe quoi, toutes griffes dehors, et y rester accroché jusqu'à la nuit tombée. Et encore, vu que l'obscurité n'est pas rassurante, il y serait resté jusqu'à l'aube. Mais cette fois-ci, rien de tout ça n'arriva. Il ne bougea pas d'un poil, seules des mèches de cheveux remuant légèrement avec le gros courant d'air que créait l'espagnol en ouvrant si grand la bouche - et si on avait été dans une de ces séries d'animation, ça l'aurait recoiffé à la Phoenix Wright. Non, pour le coup, il resta parfaitement immobile, à part ses yeux qui s'arrondirent de surprise et ses lèvres qui se figèrent dans un petit sourire peu naturel, lui donnant tout l'air d'une tête de traumatisé en état de choc.

Calme.

Zen.

L'expression qu'affichait à présent Miguel indiquait clairement qu'il y avait eu erreur sur la personne et que ses paroles s'étaient de toute évidence trompées de destinataire. D'ailleurs, jamais l'italien ne s'était appelé "Raffa". C'est bien le moment de te souvenir de ton vrai nom, pauvre petit. Toujours aussi mobile qu'une statue de cire, ce dernier fixait le bonhomme en face de lui, détaillant par réflexe son apparence, qui n'était pas vraiment éclatante. Bon, l'allure négligée, on ne dira rien là-dessus, c'est tout à fait normal. Qui se mettrait en costard pour poser ses grosses fesses sur un vieux canapé défoncé, et pour les rembourrer encore à coup de chips bon marché et de sodas pas frais ? Ceci bien sûr n'est qu'un exemple, toute ressemblance avec un individu ou un fait existant n'étant que pure coïncidence. Mais la tête de déterré, c'était autre chose. Marrant le teint, on dirait le drapeau italien. Rouge, blanc, et vert. Ça lui faisait une tête de bon patriote transalpin, genre soutenant son équipe de foot en se peinturlurant la figure. Le truc c'était que son vis-à-vis n'était pas italien, et que les couleurs étaient natures.

Même le grand sourire que ce dernier esquissa ne parvint pas à chasser l'image du mort-vivant qui venait de sortir de son cercueil. Mais au moins, Tiziano se détendit un peu, secoua légèrement la tête pour reprendre ses esprits et l'aider à débrouiller le moment présent. Et pour que les phrases énoncées par la suite par l'hispanique se frayent un chemin sans trop de mal jusqu'à son cortex cérébral, dans le département de traitement des interactions avec autrui, secteur compréhension, jumelé à celui de l'assimilation. Seulement, leurs indispensables associées réflexion et mise en place d'une réponse étaient un peu lentes, et les muscles se permirent de s'activer en premier pour entrer dans l'appartement.

Un pas, deux pas, trois pas, soleil ! Le jeune homme se retourna vers son hôte, le regardant comme s'il venait de se rappeler qu'il était là. Tout va bien, doucement mais sûrement, on repose les pieds sur Terre.

- T-très b-bien.

Oh hé, la langue. Déconne pas non plus, on a besoin de toi là. C'est valable aussi pour les cordes vocales, ne faites pas un "si" quand on demande un "sol".

- C'est pas grave, ne t'en fais pas…

Bonjour, réponseendifféré.com, à votre service 24/24h et 7/7j, qu'il fasse soleil, pluie, vent, neige ou poissons. Il laissa ses yeux se balader dans la pièce, si l'on pouvait appeler ça une pièce. Dio mio, ce désordre. On était censé pouvoir vivre dans ça ? Loin de lui la maniaquerie et tout ce qui va avec, mais une furieuse envie de nettoyer un peu ce chaos sans nom s'empara de son être. Bien qu'en voyant ça, il douta que Miguel possède ne serais-ce que le moindre pauvre torchon. Le bordel, ça va un moment, mais vu l'amas d'objets divers qui se présentait, susceptible de dissimuler absolument n'importe quoi, la limite était dépassée. C'en était carrément dangereux…comme le petit brun en eu la confirmation en manquant de se manger le plancher après avoir malencontreusement buté contre un OTNI, Objet Terrestre Non Identifié. Un début de juron - Caz-! - lui échappa, puis il se ressaisit et se redressa dans la seconde, un peu gêné, un peu confus, un peu con tout court.

- J-je…Je ne te dérange pas, au moins ? Désolé de cette visite fortuite, je voulais juste… J'ai quelques soucis à la maison, puis j'ai pensé à toi qui pourrait éventuellement me rendre un petit service. Il ne s'agirait que d'emprunter ta cuisine…J-je te rendrai la pareille, bien sûr !

Par exemple, en faisant le ménage, se dit-il en voyant le capharnaüm à ses pieds. Ayant baissé la tête en se sentant encore trop audacieux dans sa demande, il se retrouvait face à divers objets qu'il entreprit presque automatiquement à ramasser. Il y avait surtout du matériel de peintre, genre un pinceau au bout du rouleau avec une truelle/spatule encore en bon état voire neuve, une pile de feuilles cornées, et diverses choses telles qu'une vieille canette de limonade et un cornet originaire du fast-food du coin. D'autres petits trucs auraient bien rejoint le tas que Tiziano avait dans les bras, mais il se posa la brillante question: "J'en fais quoi en fait ?". Le poser plus loin ? Ça ne rimerait à rien. Bon. Pour le moment, il allait garder tout ça, déjà que l'hispanique semblait perplexe face à cette soudaine amorce de rangement. Et mince, mais qu'est-ce que je fais, ça ne se fait pas de faire selon ses convenances quand on est invité chez quelqu'un et d'intervenir dans son…ordre…aussi relatif soit-il. Mais quelle nouille.

Il eut un petit sourire contrit, ne sachant plus vraiment où se mettre pour le coup, se sentant en trop. Déjà que son ami avait l'air plus que malade. La cause, l'italien l'avait devinée, ayant été une fois dans sa vie dans un état semblable après avoir sifflé une bouteille de vin à lui seul. Que voulez-vous, un dîner avec les amies de sa mère pour discuter dentelles - d'ailleurs il en portait à ce moment-là […] - nécessite de s'occuper comme on peut, avec ce qu'il y a à disposition. Depuis cette mémorable première expérience de l'alcool, il se baladait tout le temps avec des médicaments dans sa sacoche favorite, aussi pratique que le sac de Mary Poppins. Ou presque. Ah mais ouais, il fallait justement qu'il n'aie pas prit celui-là lui aujourd'hui. Beeeeeene. Ou comment culpabiliser et s'accuser d'une inutilité accrue, ce qui commençait à faire un peu trop pour lui.

- Sinon ce…c'est pas grave, je…

Je quoi, au juste ? Rentrer ? Ouais, peut-être bien. Reste qu'il ne bougea pas, indécis. Parce qu'après tout ça, il fallait au moins laisser le temps à Miguel de lui répondre quelque chose.

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Miguel Velasco [Raffaele]

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MessageSujet: Re: Un boulet, deux bolets, trois boul...Ah, non. [PV Miguel & Raffaele]   Mer 17 Aoû - 20:53

Le premier animal de compagnie qu’avait eu Miguel avait été un chien. Pas le genre de bête racée, médaillée, proprement vaccinée, ni même tatouée. Non, exit tout ça. On aurait plutôt dit un de ces bâtards sympathiques, sautillant toujours un peu partout, réclamant câlins et caresses 24h/24, 7/7, jours fériés comprit. Ces chiens même que l’on qualifiait de Bon Gros Toutou, toujours adorables avec les gosses, bourrés d’énergie et de joie de vivre. Parfait pour servir d’ami à un enfant qui n’avait pas l’occasion de s’en faire beaucoup, vu l’endroit paumés où ses parents avaient décidés de s’installer.
Pourtant, le nouveau compagnon de route que les géniteurs du petit Miguel lui avaient dégoté dans un chenil pour son anniversaire était aux antipodes de ces boules de nerfs et de vivacité que l’on voyait dans les séries télé ou les bandes dessinées. Calme et timide, encore tout jeune, le simple fait de l’entendre japper pour demander à entrer dans la maison relevait du petit miracle. Il était un peu peureux aussi, n’osant jamais aller chercher la balle qu’on lui lançait, de peur que cette dernière se jette sur lui pour le mordre. Mais malgré tout, Miguel l’aimait bien, ce chien. C’est SON chien. Le sien. Son ami. Et un ami fidèle et loyal qui plus est. Et sympathique au final. Pas dérangeant non plus.

Évidemment, il n’y avait aucune, mais vraiment aucune ressemblance avec le jeune italien qui venait de franchir le seuil de son appartement. Évidemment. Et évidemment, c’était un hasard total si Miguel repensait précisément maintenant à cet animal, ressortant du placard des souvenirs vieux de presque vingt ans.

- Décidément, il faudrait que je t’apprenne à être plus à l’aise hein. C’est quoi cette façon toute tendue de parler ? – Il marqua une pause, le temps d’esquisser un sourire et de refermer la porte, vacillant – Je, heu… Sais que j’aurais pu t’accueillir avec un ou deux tons de moins et qu’on ne se voit pas tous les jours, mais on se connait quand même !

Un peu à l’ouest, le visage pourtant ouvert et tranquille, il s’appuyait dos à la porte et tâtonna à l’aveuglette sur le meuble à côté de lui – Si si, il y avait bien un meuble caché sous ces monceaux de trucs divers et non-identifiés – et réussit Dieu seul sait comment à attraper un cadavre de paquet de cigarette n’en contenant plus qu’une seule, en mauvais état. Pendant qu’il cherchait son foutu briquet dans ses poches pour enfin l’allumer, son neurone encore dans le brouillard sélectionna une autre image mentale concernant feu son fidèle Lassie (l’originalité, c’est pour les autres voyons). Lui aussi avait l’air tout perdu dans un environnement qui ne lui était pas familier et qui, à plus forte raison, était plus bordelique que la chambre d’un pre-ado geek-otaku. C’était assez amusant de voir Tiziano comme ça, les yeux grands ouverts, l’air intimidé, ne sachant que dire ni où se mettre.
Miguel tira une bouffée de son cher petit rouleau d’herbes cancérigènes, recrachant la fumée sans se presser. Il n’était jamais pressé de toute façon.

- Un souci ? Il se passe quoi ? Une fuite d’eau, ce genre de chose ?

S’il s’agissait de ça, il le plaignait très fort, et compatissait. Il avait été dans une telle situation à peine un mois après avoir emménagé seul à Milan. Résultat, des dizaines de toiles et de pots de peinture gâchés par une eau sale d’une hauteur de sept ou huit centimètres. Assez pour ruiner pas mal de biens matériels quand l’on a tendance à tout balancer par terre au petit bonheur la chance.

- Bah. Fais comme chez toi. Et ne t’avise pas de croire que tu me dois quelque chose pour un service d’aussi insignifiant.

Un petit bâillement à peine réprimé, deux ou trois pas en avant, un réflexe rapide pour empêcher une pile de livres en équilibre précaire de tomber.

-…Pour le coup, ça serait même l’inverse tu vois. Si tu arrives à cuisiner quoi que ce soit dans cette cuisine – d’un geste ample, il désigna l’autre côté de la pièce servant de cuisine aménagée derrière un bar américain – je te tire mon chapeau. Moi, je n’arrive même pas à retrouver un paquet de riz. –D’ailleurs j’allais te dire que ce n’était pas la peine d’amener tes propres ingrédients mais bon, vu que le frigo doit être vide, tu as bien fait au final- Et… Hey, lâche-moi tout ça !

Il était gentil Tiziano. Mais voyons, c’était contraire à toute politesse de laisser un ami qui vient rarement chez vous faire le ménage et le rangement, aussi petit et ridicule soit-il. Gardant sa sacro-sainte cigarette mentholée entre ses lèvres, il passa rapidement à côté de son cadet et lui enleva une grande partie de son barda des mains, laissant le tout tomber derrière un des deux canapés. Il se fichait bien que quelqu’un touche à son capharnaüm – Raffaele ne se gênait pas pour le faire – mais il ne pouvait décemment pas laisser quelqu’un de l’extérieur ranger à sa place.
Le plus grand enjamba quelques tas de vêtements posés pêle-mêle, attrapant au passage un élastique sortit de nulle part, tout comme le paquet de tout à l’heure, et s’attacha les cheveux en catogan, à l’arrache. C’était bien mieux. Grâce à ses yeux un peu plus dégagés, il avait gagné +7 de visibilité, et level up d’Esquive d’Objets Random Trainant n’Importe Où. Bravo Miguel, on est fiers de toi. Bientôt la guilde de platine.

Hop, petit tour devant le frigo, ouverture en fufu… …Ah oui. En fait, c’était limite si une araignée n’avait pas réussi à tisser sa toile dans un coin du bac à légumes. Second Mémorandum spécial Raffa de la journée : L’envoyer faire les courses dès son retour. Retour qui, il l’espérait, ne serait pas avant un bon moment. Avoir Raffaele et Tiziano dans la même pièce ? Ah, pitié, non merci ! Il sentait déjà venir les coups foireux de la part de sa Stella. Un vrai petit ange de miel et de sucre celle-là. Miam.

Petit check de la gazinière…. Morte par étouffement de casseroles vides et de résidus de graisse brulée. L’évier ? Pas mieux. Le champ de bataille de Waterloo était plus clean de ça. L’hispanique se massa la nuque, comme à chaque fois qu’il était embarrassé et ne savait pas vraiment quoi dire à part une grosse connerie.

- …Pour être honnête, je me demande si c’est pas carrément dangereux de te laisser cuisiner ici.

Il se retourna vers l’italien. Au passage, il envoya valdinguer dans la poubelle une canette de bière qui était ouverte depuis tellement longtemps qu’un champignon à tentacules risquait d’en sortir sous peu. Il en profita pour faire tomber un peu de cendre de son mégot.

- Par contre, je connais un restau Indien qui fait de l’emporté, dans la rue à côté. Son poulet tandoori est à se rouler par terre.

Bon, là, il n’y avait clairement pas la place.

- Ça te tente ? On aura qu’à manger sur le toit, vu que la table est… - un silence. Un coup d’œil à droite, à gauche - …Quelque part… Par là. …Je crois. Bref. Il fait bon, et Milan est sympa à voir d’en haut, le soir.

Un demi-tour, direction son porte-manteau, histoire de vérifier la présence de son portefeuille – souvent aussi sec que les ovaires de Sœur Emmanuelle -, de ses clés - …Ça pouvait toujours servir -, et de son portable – Un modèle magnifique et tout récent, étonnement, mais qu’il laissait éteint 23h sur 24.
Sauf que porté par son élan, il se réalisa pas à temps que la gentille petite pile de livres en équilibre avait décidée de faire sa veule. Trop tard, il trébucha en essayant de les rattraper, cru retrouver un semblant d’équilibre, flageola à nouveau en lâchant un volume trop lourd de La Peinture du XVIIIème Siècle en Photo, avant de finalement se rétamer allégrement en se retenant à la première chose stable qui passait dans le coin. A savoir que là, maintenant, tout de suite, il n’y avait qu’un seul élément répondant à cette description. Seulement, léger comme était, il était improbable que Tiziano puisse soutenir le poids de Miguel durant la chute.

Ce n’était rien d’autre qu’un bruit de collision à faire trembler les murs qui retentit dans l’appartement. Et que celui qui as crié "Cliché !" sorte tout de suite.
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