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 Une histoire de cadavre, Chapitre 2. } Summer

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Eska Lynch [Jhek]

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MESSAGES : 125
LOCALISATION : Si j'avais voulu d'un GPS dans mes souliers, j'te l'aurais dis ~ ...
HOBBIES : Cyberspace ♥
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MessageSujet: Une histoire de cadavre, Chapitre 2. } Summer   Jeu 2 Juin - 15:37

« Merci. »

Merci. Beh, euh, y a pas de quoi ? Que pouvait-il répondre à ça ? Depuis qu’il avait posé les yeux dessus, il ne pouvait s’empêcher de râler et de se demander pourquoi est-ce qu’il avait eu la brillante idée de lui porter secours au risque de se faire arracher la tête. Il n’allait pas faire le bon samaritain et dire « Oh, mais je t’en pris, voyons, c’est tout naturel ! » d’un ton enjoué et calme. Poussant la porte de l’appartement, il mit une bonne minute à figurer comment entrer sans se casser la gueule ou démolir encore plus le Stella déjà presque mort dans ses bras et aussi comment faire pour « tenter » de passer inaperçu, voir naturel aux yeux de son propre Stella. Autant dire mission échouée d’avance, dès qu’il mettait les pieds dans son appartement, Jhek se mettait en mode radar et le suivait comme un missile nucléaire. Et naturellement, ça faisait une explosion quand ils se confrontaient. Non, mais qui c’est, l’imbécile qui avait eu la brillante idée de le faire venir lui ? … Ah ouais, c’était lui. Réfléchissez deux fois avant d’agir, les enfants, si vous ne voulez pas finir dans la même situation. Revenons à nos moineaux – le chat mutant qui vient de l’espace et l’emplumé maladroit avec le nom d’une bouteille d’eau -.

Marmonnant un « On y est presque », il réussit tant bien que mal à le tirer à l’intérieur et se diriger vers euh… Vers le salon, pour le déposer sur le canapé. Non, mais il y avait des limites, il voulait bien le ramener avec lui, mais il allait devoir se limiter à cette pièce, hein. Épuisé, il se laissa tomber assis sur le sol, soufflant un peu en glissant une main dans ses cheveux bonds. Il était pas un monsieur muscles, il n’avait pas été « entrainé » pour soulever des gens et les transporter sur une aussi longue distance. C’est à peine s’il était doué pour faire dix pompes … Ses yeux noisette se posèrent sur le jeune Stella en mauvais état étendu sur son canapé. Si on lui avait qu’il allait passer sa soirée en si … « charmante » compagnie et à devoir jouer à l’infirmière, il serait vraiment resté couché dans son lit. Toute la journée. Toute la vie, même. Ahhh, mais qu’est-ce qu’il allait bien pouvoir dire à Jhek aussi, quand il allait passer le seuil de la porte en compagnie de ce Stella chaton amoché ainsi ? Sûrement un commentaire désagréable, ou sarcastique. Ouais. Sarcastique, sans doute. C’était trop son genre de faire le moindre commentaire, même dans les cas « extrêmes ». Il ne pouvait pas se taire, et ça, Eska le redoutait quelque peu.

En parlant du loup, les cheveux en bataille comme s’il avait passé la journée a secoué la tête dans tous les sens, celui-ci se matérialisa soudainement dans le salon, tout près d’Eska qui sursauta comme à son habitude en le traitant de gros imbécile qui ne servait à rien. Le regard de Jhek passa de « son » humain à l’autre Stella … Ce fut comme si une lueur d’agacement s’y installa, sans que le jeune informateur ne s’en rende compte, continuant de se prendre la tête en marmonnant pour lui-même. Bon, qu’est-ce qu’il allait bien pouvoir faire de lui ? Il l’avait emmené pour lui « sauver la vie », d’accord, c’était chose faite. Mais il n’avait pas fait d’étude en sauvetage humain, lui. Hm. Et s’il téléphonait à une ambulance, qu’ils le récupèrent ici !? Non ! Non, non. Mauvaise idée. Le GDP serait mis au courant –ils sont partout, c’est chiant- et en plus, ils diraient quoi eux, là-bas, à l’hôpital en voyant un gamin muni d’oreilles de chats ? Ce fut la voix de son Stella qui le ramena un peu à la réalité :

" Pourquoi tu l’as ramené ici ? "
" … "
" C’est quoi, tu ne t’amusais pas déjà assez ? "
" La ferme Jhek … "

Il n’avait pas besoin d’en rajouter, il n’était pas d’humeur et avec un peu de malchances, l’autre n’allait même pas pouvoir se lever le lendemain et devoir le squatter pour un temps indéterminé. Bon bah… il ne lui restait qu’une chose à faire : faire en sorte qu’il arrive à se remettre sur pieds rapidement et qu’il décampe. Qu’il l’oublie et qu’ils fassent comme si rien ne s’était produit. Oh, oui, ça serait vraiment sympa, ça. Se relevant, ajustant un coussin sous la tête de l’endormi amoché, lui adressant quelques mots sans vraiment savoir s’il allait l’entendre ou comprendre ce qu’il disait. Ça n’avait pas réellement d’intérêt, mais dire ses simples mots bah… ça le rassurait, ça donnait à Eska l’impression qu’il n’avait pas réellement perdu le contrôle de la situation même si ça ne servait pas à grand chose d’ouvrir la bouche dans cette situation.

" Bon euh … Je reviens, je vais chercher de quoi te faire des pansements … "

Passant près de Jhek qui était bien accoté contre le mur, les observant d’un air las, le Celte lui jeta un regard en coin avant de lui lancer d’un ton agacé – mais adorable, venant d’Eska – « Et toi va t’occuper, y a rien à voir ! ». Des mots qui n’allaient sans doute n’avoir aucune importance et aucun impact sur la manière d’agir de son Stella. Celui-ci le suivit dans la salle de bain, histoire de l’embêter un peu plus et de le piquer. Disons que c’était l’histoire de sa vie, hein.

La nuit allait être longue.

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Summer [Blur Elyson]

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LOCALISATION : Euh. Et si je te disais que... j'ai le sens de l'orientation d'une huitre ?
HOBBIES : Mrrroaaaawwrrrr...
HUMEUR : Fais chier.

MessageSujet: Re: Une histoire de cadavre, Chapitre 2. } Summer   Jeu 2 Juin - 22:20



J'ai mal. Ta gueule. J'ai maaal. Ta gueule. Putain j'ai mal, connard. Mais ta gueule, bordel.
Quoi de plus déshonorant que de se retrouver incapable de bouger, d'ouvrir les yeux, de parler ou de faire n'importe quoi à part se plaindre intérieurement, faire semblant de dormir - d'façon, pas le choix -, souffrir. Putain. Ouais, putain. Comme les prostituées dans les bordels, ou les catins qui lèchent le trottoir parce qu'elles ont pas eu leur paye. Comme ces pauvres connes qui sont droguées ou bien kidnappées par des enculés de service qui sentent plus leur hémorroïdes. Ces pauvres tâches qui n'ont pas le choix parce qu'elles pensent qu'elles n'ont plus le choix. Mais je dois être trop jeune, trop fou ou bien trop niais pour pouvoir comprendre leur détresse; détresse dont personne n'a rien à foutre.

Pourquoi je vous parle de ça ? Je sais pas. Tu sais toi ? Moi non plus. Et toi, là bas, tu le sais ? Moi ? Non. Enfin, peut-être bien que oui. Quoi que, probablement, le summum de la flemme m'aura embrumé l'esprit et la douleur m'aura pris le reste. Je comprend rien. Je ne veux rien comprendre. Un jour, certainement, je soufflerais quelque chose de cohérent dans un dernier râle d'agonie tellement profond que tout le monde rira de moi. Si tant est qu'il fallut que je meures, j'suis toujours vivant, ducon. Ouais, ducon connard. Un jour, je sortirais un truc drôle et bien, vous verrez bande de larves.

Vous savez quoi ? J'ai comme le sentiment que l'autre crétin me parle. Je crois hein. Quant à savoir si il le fait réellement ou pas, vous savez, j'fais plus vraiment confiance à mes tympans. J'ai l'impression d'être une loque inutile. Je l'étais déjà ? Cool. Ca me fait trop plaisir. Eh, les mecs, vous savez pas quoi : j'suis une loque inutile. Et pour boucher le vide de mon coeur, j'me bourre le trou, tant qu'on y est. 'fin, j'suis vierge, mais on s'en tamponne les oreilles avec une fuckin' babouche goût caramel. Et puis, morue. Pas mourru, morue.

Pour en revenir à nos moutons, il semblerait que j'avais été posé. Quelque part peut-être. C'était chaud et ça sentait moyen. Mais genre, moyen moyen moyen moyen [...] moyen quoi. Je me demande si ils faisaient le ménage. Ou alors j'ai le nez trop près de la bouche (dixit expressions de merde des kikoos putes en manque pour répondre à une attaque de pet peu bruyant mais très odorant ou bien une odeur qu'elles tentent de faire passer factices alors qu'on sait très bien qu'elles se lavent pas). Non, j'suis pas drôle.

Et - miracle ! - *roulements de tambours*... j'ai ouvert les yeux. Oh, c'était cool. J'y voyais autant qu'avec les yeux fermés. Et j'étais dans un endroit que je ne ...connaissais ... pas ? Osef, je voyais rien. Mais j'sais pas où j'étais. Grognement, je tente de bouger. J'y arrive, c'cool. Mais la superficie de l'endroit où j'étais préalablement posé semblait être trop... étroite. Et c'est donc messire le sol que j'ai de nouveau rencontré. A croire que j'ai juste une fuckin' attraction ou que j'suis tellement overpower qu'en fait je rencontre le sol parce qu'il m'aime.

La nuit va même être drôlement longue. Ou pas, avec Jhek...

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Une histoire de cadavre, Chapitre 2. } Summer

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