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 L'enfer est au coin de la rue. { ARES bouge tes fesses 83 }

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Summer [Blur Elyson]

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MessageSujet: L'enfer est au coin de la rue. { ARES bouge tes fesses 83 }   Sam 27 Aoû - 5:04

J'suis Simone, elle est bonne
et j'suis trop bonne pour toi.
J'suis Simone, elle est bonne,
cherche pas, tu m'auras pas.

Aaaaaaaah... Merde.
Non. Sérieusement. J'aime pas les parcs d'attraction. J'aurais jamais du écouter l'autre imbécile et y aller. J'aurais jamais du franchir la porte. Maintenant, on est bien avancés et bien dans la mouise. Bien évidemment, j'ai encore foutu le bordel contre mon grès. Je suis vraiment une brêle des fois...



Vendredi ; 15:48:26.

Blur est revenu d'environs trois jour de disparition. Allez savoir ce qu'il foutait. Je m'en fiche, à vrai dire. Je me prélassais doucement quand il est rentré, sur ce qui nous sert de lit, ou ce qui désormais ME sert de lit, vu qu'il a soit trouvé une agréable compagnie, soit il en a carrément marre de dormir avec moi. Dommage. C'était bien quand je dormais avec. Il prenait pas toute la place ni toute la couverture et il me chouchoutait en me grattant le dos et la tête avant de dormir. Est-ce parce que, hélas, je ronronne par moment ? J'en sais rien.

J'ai rangé un peu pendant son absence. C'est toujours marrant. On découvre plein de trucs quand on range. Genre une boite de capotes cachée sous ses chaussettes, un journal – je ne l'ai pas ouvert, je le jure – et du chocolat qu'il gardait pour lui – le vil. Bref. Et donc. J'ai fait un peu de place, rangé correctement les pots de peinture, j'ai lavé des trucs, j'ai jeté ce qui était vide. Et je suis parti me reposer sur notre lit, à demi à poil, dans une position disons. Glamour. Oui, non, la main dans le fut' et la bouche ouverte, ça l'a fait rigoler – pas moi.

Mais passons sur mes conneries. Pour une fois, il semblait être de bonne humeur. Certainement sa compagne qui lui avait taillé une pipe avant de partir. Ou plutôt parce qu'il pourrait travailler en paix. C'est ainsi qu'il m'annonça que demain, je dégageait dans le parc d'attraction de la ville avec un pote ou non, parce qu'on sait bien tout les deux – et vous aussi hein – que je n'ai pas d'amis et que je n'en aurais peut-être jamais – mais c'est un détail –, tout en me tendant deux billets pour ledit parc.

Et il le sait. Il le sait que je supporte pas les gosses. Il sait que je n'aime pas me trouver dans un endroit trop animé. Surtout que lui, oui, LUI, soit se taperait une énième conquête, soit peindrait – et je serais pas là pour l'emmerder –, soit fera autre chose, ce dont je n'ai pas la moindre idée. Non, je ne sais jamais ce que glandouille Blur, quand je ne suis pas à la « maison » ou bien quand il est ailleurs. Je ne cherche pas à le savoir, faut dire.
C'est ainsi que l'on remarque l'étroitesse d'esprit de l'un et de l'autre. Va te faire foutre, connasse.

Samedi ; 16:12:59

Je suis dans le parc d'attractions. Et j'étouffe déjà. Ils sont partout. J'ai l'impression que je vais mourir. En plus il fait chaud. Pourquoi aujourd'hui, alors qu'il a fait moche toute la semaine, il faut qu'il fasse beau, chaud et tout et tout ? Le seul truc aimable que j'ai réussi à faire, c'est donner le ticket à quelqu'un qui paraissait être à court de fric, je sais pas c'était qui. Et j'en ai rien à faire. Cadeau, c'est pas mon argent qui a été dépensé, je t'aime, bye. Visiblement, les gens semblent être surexcités; peut-être la chaleur, ou bien les manèges... Ou la bouffe...

J'ai comme l'impression que je vais faire une connerie monumentale. M'enfin, tant qu'on est là, autant profiter, hein ? Si Blur voit que je débarque, il va péter un câble. Et je suis trop blasé et trop fatigué pour me faire engueuler aujourd'hui. C'est vraiment trop chiant. En plus, il m'a donné un peu de sous pour que je puisse m'acheter des sucreries et à manger. Gentil Blur, gentil, oui, très gentil. Héhé. Héhéhé... Il connaît quand même mes points faibles – ca doit être la seule chose qu'il a du retenir de moi, en fait – et les manières douces et agréables pour se débarrasser de ma sympathique personne. Putain de connard.

Soupir. Et puis, tout est allé très vite. Disons que je me suis basé sur mon odorat pour trouver de la barbe à papa, la vendeuse m'ayant d'ailleurs complimenté sur le joli, appétissant et mignon rose de mes cheveux. Elle était plutôt mignonne. Pas vraiment associée à la femme de mes rêves, mais plutôt mignonne. Blur l'aurait trouvée très moche. Il a pas de goûts, de toutes façons. Puis, il baise que des trucs qui sont soit disant potable, c'est à dire des putes et d'autres trucs qu'il déniche à droite et à gauche. Après, c'est ce qu'il dit. Dois-je comprendre par là que je suis potable ? Rrrrh.

Après l'épisode la vendeuse, de la barbe à papa et de mes cheveux – dans lesquels se cachent tant bien que mal des oreilles de chat, aussi mignonnes soient-elles – d'une couleur trokawai, vint l'épisode de la glace. Chocolat fraise. Disons que je passe juste mon temps à bouffer. Mais c'est tellement bon. Et à part faire des manèges, y'a que ça de vraiment intéressant. Je pourrais essayer de faire ami-ami avec le premier venu, mais je crois pas que ce soit bien interprété, les gens ont l'esprit trop mal tourné, ces temps ci.

Ensuite, vint l'épisode de la tâche sur le pantalon parce que pendant mon intense et puissant réflexion, l'appetissante glace avait quelque peu fondu. Ceci déclencha quelques rires moqueurs et des « c'est mignon » ainsi qu'un « wesh tavu le mec il a fé tombé de la glasse sur sont penta long lol ». La dernière phrase ayant été sortir par une sorte de mélange de races bien définies, je ne sais pas lesquelles. Je crois qu'on appelle ça un émo. Parce que c'est trop d4rk. Et puis, c'est la loose si t'es pas à la mode, maintenant.

En gros, ce doit un croisement entre un épileptique, une sorte de gothique, le style kawaii lolita, Justin Bieber, une racaille des bacs à sable et un autre truc – Ceci décrit un stéréotype; afin de mieux lyncher et exclure certains d'entre nous. M'oui, possible. Pour vous dire combien j’exècre ce genre de personnes. Mais après tout, ce sont des jeunes, n'est-ce pas ! Quand on est jeune, on a besoin de s'affirmer, on a besoin de suivre un mouvement – qui en passant est un mouvement de trous du cul – et on a vraiment besoin de se sentir supérieur, parce qu'au fond, on sait qu'on l'est. Les adultes, cétro d kon tkt tmtc.

[la joueuse s'excuse vraiment ; elle vous remboursera les yeux]

Bref. Ça me fait légèrement pitié, mais passons sur ma haine. Je lui ai jeté un regard noir, ait essuyé l'autre conne de tâche – voyez comme une simple éclaboussure peut déclencher un ouragan ; c'eeeeest l'effeeeet paaapilloooonnnnn – ait mangé ma glace fondue, me suis relevé et suis parti. Simplicité, ne pas s'énerver. Calme. Zen. Je suis totalement calme. Je ne m’énerverais pas sur une bande d'adolescent en plein crise de puberté, c'est clair ? Oui, bravo. En passant, le terme émo, c'est très moche. Et on peut plus utiliser émotif et toute sorte de mots avec « émo » dedans – sisi j'vous jure, c'est l'enfer – sans ressentir un malaise sévère.

BREF. Marchant un peu au hasard, une enseigne particulièrement mal faite – à mon goût – attira mon regard. Et c'est ainsi que commencent les problèmes. Lorsque j'ai la grossière idée d'aller m'aventurer, juste pour rigoler, dans cette attraction. Un truc débile, qui fait peur. Et au vu de l'affiche, ça doit pas faire si peur que ça. Ne me demandez pas pourquoi, je vous en supplie ! Mais il fallait que j'y aille.

Après environs cinq minutes d'attente, je m'assied sur la banquette, bientôt suivi par quelqu'un. Je sens qu'on va bien rigoler.


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Ares Galla [Nemo]

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MessageSujet: Re: L'enfer est au coin de la rue. { ARES bouge tes fesses 83 }   Sam 27 Aoû - 9:03

Padapadam. Les oiseaux gazouillaient, le ciel bleuissait. Il était assit sur un siège miteux de la ligne 7 de bus de Milan. Milan, par tout les temps ! D’un regard morne il regarda l’extérieur défiler à un allure particulièrement frustrante. Des klaxons en tout genre fleurissait dans l’environnement sonore et des ribambelles d’insultes explosait comme des confettis. Saupoudrant le conducteur de la voiture de devant, qui lui même engueulait le précédent. La faute à qui ? La faute a quelqu’un. Tout ce qu’il voyait de loin c’était trois italiens faisant un peu trop de zèle en plein milieu de l’avenue, croyant qu’ils étaient assez importants pour bloquer un bout de la ville. Il y avait pas que eux dans le monde, merde quoi. Son portable vibra dans sa poche. Il le retira d’un geste souple, faisait s’entrechoquer ses bagues en argent sur la surface polie de l’appareil. Avec un soupir il lu le message que venait de lui envoyer Felice. Un ami à lui de longue date, quelqu’un de sympa, toujours prêt à faire la fête et qui le considérait comme une personne à part entière, chassant tout les préjugés que Ares pouvait bien trimballer avec lui comme un bagage auquel il était menotté par le sang. Il esquissa un sourire amusé en lisant le sms. Et opta pour un changement d’attitude, tant qu’il était là, autant prendre les choses de manière positive. Enlever le bon du mauvais et en profiter.

Il tourna la tête, cherchant une quelconque occupation, une jolie fille pas loin, un journal abandonné sur un siège. Et se retourna aussi sec. La grand-mère et son sac remplit de nourriture n’était pas ce qu’il trouvait de plus amusant à fréquenter. Résultat, il se pencha sur son portable, cherchant dans les méandres d’applications à l’utilité non démontrée quelque chose pour occuper son esprit. Il tomba sur un jeu particulièrement stupide mais malgré tout occupant. Et rigolant tout seul sur son siège, dans des instants de grand amusement. Tombant sous le charme basique et addictif de la seule chose qui s’offrait à lui. Le bus, quand à lui, avançait toujours aussi lentement. Mais peu à peu grappillait des longueur de voiture jusqu’au prochain feu de croisement qui marquerait une longue pause de 90 secondes, suivit d’un élan de vitesse vite réfréné par une autre file d’attente. Jusqu'à ce que la circulation se fluidifie peu à peu et qu’il arrive dans un quartier un peu moins fréquenté. Ce qui n’était pas le cas. Les nouvelles attractions qui venaient d’ouvrir avait attirés une sacrée foule, appâtée par les divers affiches publicitaire ayant envahis les murs de la ville. Le blondinet admettait lui même que c’était efficace, vu que c’était de cette manière qu’il avait eu la démarche pour s’y rendre.

Plongé dans son jeu stupide, le regard fixé sur son écran. Ses doigts fins s’agitant sur la plate-forme tactile, glissant, tapotant, pianotant. Il failli rater son arrêt et par un heureux hasard, son ami eu la bonne idée de lui envoyer un deuxième message l’alertant du fait qu’il pouvait enfin voir son bus au bout de la rue. Après avoir lu ce message, Ares releva immédiatement la tête, il y était en effet. Rapidement il se leva pour appuyer sur le bouton demandeur d’arrêt. C’était un peu juste, mais la vitesse à laquelle évoluait le transport en commun permettait à celui-ci de s’arrêter presque immédiatement. Sous le regard un peu blasé du chauffeur il mit pied à terre. Ses amis semblait l’attendre depuis un bon bout de temps déjà. Et le roux, Felice, abordait un air soulagé. Quand au petit brun musclé qui était censé l’attendre aussi, il était en charmante compagnie, une bière bien entamée au comptoir du bar d’en face.

- C’est que maintenant que t’arrive ? Notre Enzo à eu le temps d’aller faire copain copine avec la barman me laissant en plan pour t’attendre. Dit d’un ton zébré de reproches, mais gentil. Il se retourna sans vouloir d’excuse particulières de la part de notre blondinet.
- Hé ! Enzo, t’as pas fini un peu ? Ares est enfin là, on y vas !

Quelques minutes plus tard, le fameux Enzo sortit de l’établissement à terrasse ouverte sur la rue, se retournant à demi pour glisser un regard à la jolie serveuse. Il salua amicalement le jeune pactisant. Ce dernier devinant avec exactitude que l’expression ravie qui allumait les yeux de celui-ci était due au numéro de portable qu’il venait d’empocher. Felice lui reprochât avec théâtralisme de l’avoir laissé seul abandonné à son propre destin, remplit de solitude et de trahison de la part d’êtres proches. Et ainsi, ils se dirigèrent vers le gigantesque parc d’attraction qu’habitait Milan. Rigolant sur le chemin. Fumant tranquillement une cigarette, blaguant avec joie. La bande d’ami marchèrent durant à peu près un quart d’heure, prenant leur temps pour imiter tout les professeurs qui pouvait bien les martyriser à tour de rôle, explosant de rire lorsqu’un gars, sûrement saoul, traversa la chaussée en hurlant sa joie de vivre dans un monde de nudistes. Puis ce fut le temps des lumières, des couleurs, des cris hystériques, de la musique rythmé, de l’odeur intensément sucrée remplissant l’atmosphère. Ares inspira cet air gorgé d’excitation, de frayeurs diverses. Qui commençait déjà à le contaminer. Ignorant le désagrément que pouvait être les mômes qui courrait dans les tout les sens autour de lui , et profitant des joies que pouvait lui offrir les animations diverses présentes.

Bientôt, un nouveau groupe d’amis plus conséquent vint rejoindre le leur, ceux-la ayant opté pour le covoiturage ils étaient arrivés un peu plus tard. Après une ronde de bonjours, ils se séparèrent pour faire les attractions qu’ils affectionnaient le plus, optant d’attendre les derniers membres de la bande pour tester les nouvelles. Deux heures plus tard, la température était déjà devenue plus supportable, après une ou deux bière, des parties d’auto-tamponneuses épiques, une chute infernale depuis une tour montant à 60 mètres ( étant par la même occasion l’attraction la plus haute de toutes ), un bateau tanguant de gauche à droite avec ampleur et autres choses variées. Puis vint enfin le temps d’essayer les derniers ajouts à ce déploiement d’attractions aux guirlandes de lumières. De nouveaux 3 mais n’étant pas les mêmes, ils se dirigèrent vers ce qui semblait être la maison de l’horreur. L’ancienne se tenait à la même place mais était particulièrement mal entretenue, les effets vieillots et mal réalisé, tel que presque personne ne se risquait plus à s’y rendre, sous peine de mourir d’ennuis ou sous une barre de fer rouillée détachée du plafond sombre. Le nouvel établissement qui s’y dressait était beaucoup plus attirant, la façade était particulièrement bien animée, et la foule nombreuse autour de celle-ci, le panneau « Vous n’en ressortirez pas indemne… » semblant ne pas avoir d’effet négatif sur les gens faisant la queue. Un intriguant point commun liant la moitié de ceux-la. Que le cerveau d’Ares n’arrivait pas à identifier.

Il pénétrât dans un long couloir obscur, remplit de toiles d’araignées, se prenant dans les cheveux des gens un peu trop grands comme lui, la rambarde qui empêchait certaines personnes de se ramasser la figure quand elles se retrouvaient assaillis par des voiles blancs, sortant des tableaux, les attrapant et les entraînants vers l’intérieur des cadres d’où s’échappaient des hurlements qui paraissaient particulièrement vrais, était – il le découvrit une fois après avoir été à demi pris en otage par une main/tentacule/drap- recouverte d’un liquide poisseux d’un rouge sombre, sentant quelque chose d’écœurant, à la fois rouillé et salé. De temps en temps on pouvait aussi croiser des mains froides, arrachés à leur propriétaires qui s’accrochait toujours. Après s’être fait agresser par des monstres vivants, ils arrivèrent dans une grande salle, le sentier à suivre était indiqué par des lumières vertes au sol, et il vit alors ce qui l’attendait vraiment. Un énorme chaudron noir contenant un liquide visqueux, vert et luisant avec des sifflements louches les dominants de toute sa masse, et se renversant parfois sur les malheureux qui pouvait bien passer au mauvais moment. Et hélas, pour accéder au guichet, il fallait enjamber la rivière de fluide verdâtre ou se déversait le chaudron. Celui-ci coulant sans en avertir personne. La plupart du temps, les personnes se faisait éclabousser par la cascade verte qui tombait et leur habits en portaient les marques. C’était ça, que Ares n’avait pas réussi à identifier à l’extérieur, ils avaient tous, sur eux, des taches prouvant leur passage.

Plus tes habits étaient dégoulinant, plus tu avais recommencé avec bonheur et excitation ce manège mortel.

Il regarda passer sans encombre ses amis, prudent, il attendit encore un peu que le chaudron vomisse une gerbe de mélange fluorescent. Rien a signaler pour le moment, il ne semblait pas décidé à tout recracher sous lui. Alors, dans un grand pas pressé, Ares tenta de traverser sans encombres. Ce qui ce révéla particulièrement trompeur. Dans un grincement vicieux, le récipient noir se renversa entièrement sur lui. Il fut prit sous un flot de matière froide et abominablement collante. Le blondinet poussa un hurlement de surprise, pour coller avec le décor. Sous les applaudissements et les cris des gens qui étaient là mais qui n’avait vu que le liquide brillant tomber sur un inconnu, il sentit le fluide s’introduire dans son dos, couler lentement, abreuver ses cheveux. Ares se retient de pleurer de rire. C’était sur lui que tombait littéralement les trucs comme ça cette fois. Derrière la fontaine, le guichetier affublé d’un déguisement effrayant et ses amis explosaient de rire. Entraîné par la foule, les deux jeunes hommes s’éloignèrent sans que notre blondinet ait eu le temps de leur lancer une remarque totalement basée sur l’autodérision. Le monstre hilare qui l’attendait dans un cercueil avec une caisse, lui tendit une serviette imbibée d’un liquide sentant le savon.

- HAHAHA, t’inquiète pas, ça part avec un peu d’eau !

Ares pris le tissu de bonne grâce et s’essuya la figure avec, remerciant l’alien lui faisant face.

- Pour les rescapés de la cascade, le tour est gratuit, amuse-toi bien.

Il acheva sa phrase avec un sourire édenté, tordu et comme avec un soupçon de sadisme. Bon dieu, il devait passer un temps fou devant son miroir pour le faire. L’homme lui tendit un billet vert fluo se détachant de ceux que tenait les autres à la main. Il allait entretenir sa réputation de victime du chaudron toute sa vie. En rentrant dans le tunnel qui le menait aux vaisseaux montés sur rails de l’attraction il se rendit compte qu’il avait perdu les autres de vue. Il grogna de désarrois, tout en essayant d’enlever un peu du liquide qui s’infiltrait toujours dans ses fringues. Quelque minutes plus tard, après s’être fait complimenté par une dizaine de personne et sentit des rats courir à côté de ses pied, Ares se fit installer par un être humanoïde dans une carriole sans toit à deux place, aux sièges d’où sortait des vers gigotant. Il se retrouva cloîtré à côté d’un gars avec des cheveux roses. Curieusement il le dévisagea, c’était pas tout les jours qu’il croisait des gens avec des cheveux comme ça. Enfin, non. Alitia avait bien les cheveux blancs et la patronne du bar de l’autre soir les avait bien rouges. C’était louche . Ares se réprimanda mentalement. Il s’était juré d’arrêter d’avoir de pareil préjugés. Et puis, dans ses connaissances, celles aux tifs colorés étaient parfaitement fréquentables. Il lui adressa un grand sourire et dit :

- Salut ! Tu t’appelle commAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!

Le manège venait de démarrer, et ainsi, il se faisait emporter violemment dans les profondeurs. Des enfers ?
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MessageSujet: Re: L'enfer est au coin de la rue. { ARES bouge tes fesses 83 }   Sam 18 Fév - 23:00

Les gens ont parfois des tics étranges

Ce sont justes de petits trucs sans importance, oui, oui. De petits trucs qui font que, à leur malheureuse vue, tu déchantes vite. Un petit regard de travers, des lèvres qui se pincent un bref instant, la personne qui te dévisages avec un air incrédule pendant trois secondes. Pour ma part, c’est en effet le dernier cas.
Etait-ce du fait de ma majestueuse couleur de cheveux roses ainsi que celle de mes yeux, peut-être de ma peau ou bien les délicates oreilles qui dépassaient légèrement ? Mes habits étaient simples, pourtant. Enfin bref. Ses yeux semblaient s’accrocher à mes cheveux avec une certaine ténacité. Soit c’était mes cheveux, soit les délicieuses oreilles que j’aurais bien arraché par moments, histoire d’être tranquille, enfin tranquille, totalement tranquille.

Car, oui, même si c’est un des fantasmes les plus appuyés à travers le monde, surtout au Japon – ah, le japon, cruel japon –, avoir des oreilles et une queue féline n’est pas une partie de plaisir tous les jours. Et je tiens à éclaircir ce point. Combien de fois Blur a-t-il mordu, tiré, malmené mes oreilles avec autant de soin qu’une autruche Sibérienne couleur concombre donnant un coup de bec à un touriste trop bête ? Depuis que je le connais, honnêtement, j’ai arrêté de compter.

C’est mignon, certes. Mais c’est chiant. Je suis sans cesse obligé d’avoir un bonnet ou une casquette et d’avoir suffisamment les cheveux en bataille pour qu’on me fiche la paix. La simple couleur de cheveux déficiente aurait pu me satisfaire amplement. Et je suis tellement sensible de cette partie-là. Cette enflure de pactisant ne s’est pas fait chier quand il l’a découvert.

Tss.
Profiter d’un pauvre chat errant.
Ils sont franchement sans cœur, ces humains.

Et c’est sur ces dernières paroles que mon cœur s’emballe quand je me sens partir en arrière alors que j’écoutais à peine la personne à mes côtés. Au début, c’est incompréhensible de comprendre ce qu’il se passe. Tellement incompréhensible que je me colle à mon sauveur provisoire histoire que mes piètres neurones se connectent pour analyser la situation. Ça tourne violemment, c’est tout noir, on entend des trucs gratter.
J’ai peur.

Oui, je flippe ma race.

Alors ça tourne, ça vire, des fois ça s’arrête. Ça s’allume, ça s’éteint. Les oreilles baissées, la peur au ventre, je me cramponne davantage en couinant légèrement. Je me recroqueville légèrement, appréhendant le prochain virage, le prochain grincement de porte sinistrement sinistre, le prochain hurlement humain ou tout simplement monstrueux et effroyable, le prochain rire démoniaque en puissance.

Et en fait, je rigole. Déjà, je me marre parce que mon camarade de siège est tout gluant, et parce que je viens de comprendre que ce ne sont que des effets spéc-AAAAAH PUTAIN C’EST QUOI CE TRUC TOUT MOCHE HORRIBLE QUI VIENT D’APPARAÎTRE AU SECOURS !

Trop de peur tue la peur. Ledit monstre vient de prendre une teinte légèrement rosâtre et verte fluo. Et mon très cher ami a les cheveux violets. Ca repart, tourbillon infernal. Je veux que ça s’arrête. Je me bouche les oreilles, m’accroche à mon compagnon – qui en passant, est un pauvre jeune homme qui doit avoir soit aussi peur que moi, soit être franchement gêné de ma présence – plus que jamais en enfouissant mon visage là où je peux.

Stop, stop. Pitié.


PS : Pardon. J'ai mit longtemps. Je m'en veux. Pardonne moi.
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Ares Galla [Nemo]

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MessageSujet: Re: L'enfer est au coin de la rue. { ARES bouge tes fesses 83 }   Dim 19 Fév - 14:58

    Il était attiré dans tout les sens. Son nombril lui donnait l’impression d’être arraché à chaque virage violent qui secouait le fiacre de la mort. Les asticots phosphorescents le chatouillait et l’introduisaient vilement dans les plis de ses vêtements. Le vomit du chaudron infernal collait à ses cheveux et n’était toujours pas sec par endroit. Il fut brutalement projeté en avant et un monstre horrible lui sauta à la figure. Il poussa un cri en unissions avec son camarade aux cheveux roses. Son cœur battait à tout allure. Dans son estomac, les bonbons avalés plus tôt dansaient la macarenna et lui avait l’impression qu’ils n’allaient pas tarder à donner un concert grand public. Ses mains étaient accrochées à la barre de sécurité comme si sa vie en dépendait. Il adorait ça. Il croyait frôler la mort à chaque virage, l’adrénaline le dopait plus tout. Ses hurlements se mêlaient à son rire extatique. Les couleurs se mélangeaient et formait un tout flou, il ne voyait plus rien de précis autour de lui. Un bruit atroce vit vibrer la grille placée à côté de lui et il poussa un cri, s’éloignant le plus possible de la chose qui le produisait. Son imagination marchait à cent à l’heure, chacun des sons qui surgissaient autour de lui le mettait dans un état hystérique.

    Ils étaient tous des monstres, l’agonie d’une jeune fille égorgée, le rire diabolique du psychopathe torturé, la tronçonneuse vengeresse faisait trembler ses membres. Dans l’obscurité, tout paraissait plus réel, plus monstrueux, plus affamé, et surtout plus près. Le souffle chaud et putride d’un monstre caressait son cou, les doigts décharnées d’une sorcière glissaient sur son visage et les chaines lui meurtrissait les pieds, le retenant pour ne pas qu’il s’échappe à son funeste destin. Remplis de sang et de souffrances insoutenables. Des lumières vertes glauques luisaient autour de lui, révélant la silhouette bandée d’une momie vivante. Et qui dans un grincement sinistre et terrifiant tendit la main vers lui pour l’emmener dans les arcanes des enfers. Les yeux exorbité et le cœur prêt à exploser il recula tant qu’il le pouvait, enfonçant son corps le plus possible dans le fauteuil, ses pieds patinant dans le vide, luttant pour échapper à l’emprise mortelle du cadavre morbide, souhaitant par dessus tout transpercer le dossier pour fuir. En vain il appuyait de toutes ses forces contre la rambarde hurlant sa terreur de tous ses poumons.

    La carriole fit une embardée et il échappa aux membres qui voulaient l’enlever à la vie. Et la course folle continue. On le lui promet, il ne finira pas au paradis. Les cris à glacer le sang qui surgissent plus loin le lui confirment. Soudainement c’est le noir total. Tout s’arrête. Rien n’avance plus. Plus aucun bruit ne vient briser le silence atrocement pesant qui règne. Dans ses veines son sang bas court plus vite que jamais. L’inconnu à côté de lui l’attrape et le sert plus qu’il ne l’a jamais été.
    Il ne le sentait pas.
    Il ne le sentait pas.
    IL NE LE SENTAIT PAS DU TOUT.


    « AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!!!!!! »


    Un monstre au nez crochu, couvert de pustules, à la langue scindée en deux, les yeux blancs tournant sans répit dans leurs orbites, quatre bras couverts de sang et mutilés le prenne en otage, lui et l’autre gars, les enserrant dans une étreinte immonde et glaçante. Son cri strident surgit de ses entrailles comme s’il n’avait jamais hurlé de sa vie. Il s’accrocha désespérément à tout ce qu’il pouvait serrant violement dans ses bras l’inconnu. L’atrocité se rapprochait de plus en plus, un grondement grave et saccadé craché à leur figure. Il allait mourir c’était fini. Fini de sa vie et d’Osiris, Nemo. Il ferma les yeux dans un dernier souhait étant celui ne jamais voir son dernier souffle trépasser dans sa poitrine.

    Et son corps commença à tomber. De stupéfaction il ouvrit les yeux en ayant a peine le temps de voir que le monstre avait pris une teinte effrayante rosâtre, ses plaies béantes c’étaient illuminée de vert. La chute continua plus effrénée qu’elle ne l’avait été. Arès n’arrivait même plus à émettre le moindre son tant il était pétrifié et foudroyé sur place. Ses bras continuaient toujours de sérer le corps de la personne d’a côté. Celui-ci avait enfouis sa tête entre son omoplate et le fauteuil.

    S’il en avait pu avoir l’idée, il l’aurait fait en premier.

    La carriole s’arrêta brusquement. Une fois de plus. Un long moment figé suivit un autre ou l’on entendait tous les cris des personnes prises au piège dans ce manège maléfique.

    Les lumières s’allumèrent d’un instant à l’autre. Révélant des poutres en fer soudées tout autour d’eux, des monstres tout à coup beaucoup moins réalistes, un agencement formidable de câbles, projecteurs, micros et autres. Ce n’était pas normal. Des exclamations dans le vide surgissaient autour d’eux.

    Un micro crachota et une voix agacée troubla la cohue générale.

    « Un incident technique est survenu, merci de garder votre calme et ne pas tenter de quitter vos sièges, le problème sera vite réglé. »


    Le blondinet poussa son premier rire soulagé depuis un certain temps.

    Avant de se rendre compte dans qu’elle situation cocasse il se trouvait.

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MessageSujet: Re: L'enfer est au coin de la rue. { ARES bouge tes fesses 83 }   Mer 22 Fév - 9:43

Et je ris. Un rire nerveux. Très nerveux.
Le wagon s’est brusquement arrêté. Les bruits horribles me paraissaient amplifiés, voir pire, juste à côté de mon oreille. Et les lourdes secondes semblaient s’éterniser pendant que je restais tétanisé contre mon nouvel ami. J’osais à peine lever la tête, observer autour de moi. Il faisait noir, mais j’y voyais presque distinctement. En rentrant dans cette chose stupide, ce manège à la noix, je m’étais dit que j’allais rire, tellement la façade était mal faite. Et désormais, plus j’avance, plus j’ai ce mauvais pressentiment imbécile et hideux qui me tient le ventre. J’allais faire une connerie. Une grosse connerie.

Une lumière blanchâtre, qui semblait tant attendue ne tarda pas à jaillir des néons disposés au plafond, révélant les « effets spéciaux » tandis qu’une voix troubla le « silence », résonnant dans tout le manège, me réveillant partiellement alors que mon délicieux regard restait fixé sur les cheveux du jeune homme à mes côtés. Au départ, je crois qu’ils étaient blonds. Mais, au fur et à mesure que la peur montait, mon pouvoir à la con les avaient forcé à prendre une couleur … disons… très peu naturelle. Mais, genre, pire que mon rose bonbon. Une sorte de violet étrange, allant sur le rouge à certains à endroits, voir au bleu.

Lui aussi il rit, une sorte de rire soulagé. Mon visage devait se décomposer au fur et à mesure. Au fur et à mesure que j’observais anxieusement les décors pourris du manège hanté. Et plus je stressais, et plus la réalité se transformait lentement en un cauchemar indescriptible. Les murs changèrent petit à petit, tandis que les rails, ou ce qui nous permettait de déambuler commençait à prendre une teinte orangée.

Il fallait que je sorte d’ici. Vite. Très vite. Très, mais alors très vite.
Mais, la voix disait qu’on ne devait pas bouger des sièges.

Je commençais à étouffer. Une douleur indistincte mais des plus désagréable se propagea lentement le long de mon échine, comme un poison. Mon cœur s’accéléra brusquement, et j’affichais une expression douloureuse, commençant à me tortiller un peu, mal à l’aise. Je n’osais même plus regarder le mec assis à côté de moi, incapable d’affronter son regard. Même sa présence me retournait. Si seulement Blur pouvait être là. Il aurait certainement su quoi faire, avec son assurance habituelle. Il m’aurait attrapé par le bras, tiré à l’extérieur du manège, enfermé dans notre appartement et on aurait arrêté de bouger le temps de se calmer.

Mais non. J’étais tout seul. Et lui, il s’envoyait en l’air avec une de ses pétasses trouvées dans un bar. Et moi, j’étais comme un con, entrain de mourir tellement mon anxiété était palpable. Je me sentais mal. Tellement mal.

« Il faut que je sorte… »

Tellement mal que les mots sortirent de ma bouche sans permission.

PS : Bon. Euh. Pas d’action, pardon. Parce que je n’savais pas ce que tu voulais. Donc. Euh. Tu te débrouilles un peu ?
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Ares Galla [Nemo]

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MessageSujet: Re: L'enfer est au coin de la rue. { ARES bouge tes fesses 83 }   Dim 26 Fév - 12:29

    Ha ! Si seulement il se doutait. Enzo allait s'en donner à cœur joie. La couleur qu'avais pris ses cheveux lui donnait un tête de japan addict le plus total. Les barrettes noires qu'il avait disposé dedans pour les faire tenir dans un ensemble soigné à sa manière lui conféraient d'autant plus le look. Sans parler des bagues en argent vieilli, qui, détrompez vous !, n'étaient pas en forme de tête de mort ou autres choses du genre. C'étaient des anneaux tout simple ou tressés. Travailler de manière à donner un motif en arabesque tout en restant masculin. C'était fin, joli, agréable à porter et de bonne qualité. Sans être bling bling ou démonstratif. Il portait un jean à la coupé droit, froissé, de couleur sombre. Accompagné d'un t-shirt manches-courtes blanc avec des motifs gris, bleu turquoise et marine, rose et orange. Le tout était recouvert d'un sweet à capuche bleu nuit usé avec dans une autre matière, le nom de la marque cousu sur le haut de son dos. A ses pieds il avait chaussé des converses basses en cuir, plus légères que ses Docs Martens par une telle chaleur ambiante. Ce n'était pas le temps folichon, mais bien la foule compact et agitée qui réchauffait l'atmosphère dans une fête foraine comme celle-ci. L'acier du carrosse était en comparaison bien froid. Mais il fallait avouer que tenir entre ses bras quelqu'un d'autre était tout à fait convenable comme radiateur.

    La personne était un inconnu total aux tifs roses ? Paas graaave. Notre mauve/bleudinet réagit en conséquence. Ses joues rosirent légèrement et il lâcha la pauvre victime de sa peur en s'excusant et rigolant pour cacher son gène. On ne pelotait pas les inconnus dans les manèges Arès, même ci ceux-ci étaient accordables au féminin. Ce qui n'était pas le cas. Il soupira intérieurement en pensant que lui aussi devait être embarrassé. Même si pour le moment il avait l'air choqué et évitait son regard tout en regardant furieusement quelque chose. Arès balada négligemment son regard sur l'envers du décors de la maison hantée. Les fils étaient partout, au plafond, sur les murs, à terre, ils étaient chacun défini par un code de couleur qu'il ne connaissait pas mais qui ne laissait pas douter de la qualité de l'organisation de l'attraction. En même temps qu'il découvrait toute la vérité sur les manoirs de l'horreur il se demandait pourquoi le gars au tifs rose semblait aussi pétrifié, peut être parce qu'il se sentait mal à l'aise vis à vis du fait que lui avoir offert un remaque des teletubbies sous le coup de l'émotion. Lui-même, il n'arrivait pas à se moquer de son effroi, il reconnaissait honteusement avoir hurlé à s'en faire recracher les poumons tellement il avait eu peur. C'était extrêmement bien travaillé, il devait le reconnaître. Il était particulièrement admiratif des effets spéciaux au niveau de la couleur et la lumière du personnage. Ce changement l'avait terrifié et il le voyait maintenant comme une prouesse technique.

    Son malaise de troublait et il ne voulait pas en être la cause. Il sentait ses yeux piquer son dos et retint une envie nerveuse de lui demander si tout aller bien. Arès reporta son attention pour grappiller avec avidité toutes les images possible du secret de fonctionnement d'un pareil lieu. Révélant avec une jouissance enfantine les dessous du monstre qu'il avait réussi à le glacer d'horreur et le faire crier comme s'il allait y restait. Alors qu'il en était rien, et que tout n'était que supercherie et super atmosphère lugubre, et super effets. Des toiles en fibre blanchâtre pendait suspendue par touffes à des crochets, les yeux luisant dans l'obscurité se révélaient être des boules verdâtres avec un point noir au milieu, les cris de chauves-souris et les hurlements d'agonie sortaient de hauts parleurs disposés un peu par tout, même dans le capot du fiacre, pour faire plus vrai. Différents panneaux coulissant se dévoilaient, les ventilateurs cachés derrières des draps blancs montraient leur visage, les monstres articulé livraient leur ossature de ferraille et de moteurs, les griffes lacérant les fines parois de l'habitacle se trouvèrent être de simples tiges rigides placées au bons endroits.

    Les cris affolés des passagers situés un peu plus loin s'étaient majoritairement transformé en discussion amusées, mais parfois des tirades agacées qui s'adressaient aux responsable de la panne se démarquaient. Il pensa à Felice qui lui reprochait de l'avoir abandonné plus tôt dans la soirée et se promit de lui faire la même remarque. Une phrase chuchoté à demi-mots à côté de lui le fit réagir brusquement.

    « Il faut que je sorte… »

    Le pauvre avait vraiment pas l'air bien, Arès avait rayé l'option de la gène, était-il claustrophobe ? Manègedécouvertàlavuedetousphobe ? Il ne savait pas comment réagir et priait pour ne pas avoir à retenir un homme qui tenterait de s'échapper du manège. Coincé comme ils l'étaient il ne pouvait pas espérer débloquer la barrière de sécurité qui était bloquée au dessus de leur genoux. Mais dans un accès de panique il ne fallait pas sous-estimer les capacité de quelqu'un à devenir contorsionniste amateur.

    « Mais non,vous inquiétez pas, ils ont dit que ça allait bientôt remarcher ! Ou mieux, on vas venir se faire libérer par des jolies mécaniciennes ! »

    L'alcool y était peut être pour quelque chose. Il n'avait pas bu plus de trois bières mais la tension que dégageait l'inconnu, ajouté au stress et à la peur des instants précédents l'avait un peu mis sur les nerfs. Ne savant pas comment s'occuper il tenta de se tordre pour enlever les restes de liquide fluorescent sur sa peau et ses cheveux. Sans remarquer la teinte progressive que prenait les alentours, et qui était certainement pas d'origine naturelle. Il songea même un instant à y goutter mais une voix un peu plus enjouée leur annonça que le problème technique venait d'être réparé et qu'il n'allait pas tarder à redémarrer. Des « hourra » et des remarques acerbes fusèrent. Le noir revint et après quelques vibrations, le manège se remit en marche progressivement.
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L'enfer est au coin de la rue. { ARES bouge tes fesses 83 }

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