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 No hope, no life, just pain and fear

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Angelo Tornioli

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MessageSujet: No hope, no life, just pain and fear   Jeu 22 Sep - 11:11

Il y avait une pièce. Petite, exigüe, sans doute pas plus de cinq mètres sur cinq. Grise, complètement dénudée, froide et inhospitalière – mais elle n’avait pas besoin d'être accueillante. Vide hormis une chaise, détail insolite dans ce lieu uniforme. Au plafond pendait une ampoule blafarde dispensant une lumière poussiéreuse. Rien de très original là-dedans ; ça n’avait pas été conçu pour l’être après tout. Encastrée dans un mur, une simple porte. Et dans l’un des angles qui y faisait face, un homme adossé contre les quérons nus. Les bras croisés contre sa poitrine, il attendait patiemment. Semblait attendre patiemment tout du moins. Seuls les doigts de sa main droite pianotant avec insistance contre son avant bras gauche trahissait cette attitude en apparence complètement calme. Ses lunettes opaques cachaient un regard qui aurait immédiatement trahi son agacement difficilement contenu sous la surface. Il détestait attendre.
Dans ces circonstances, dire que le capitaine Tornioli était de mauvaise humeur relevait du plus bel euphémisme qui soit. Il était de très mauvaise humeur. Je veux dire, il avait ses hauts et ses bas comme tout le monde – quoique chez lui c’était sans doute pire quand on voyait comment il était capable de passer d’un extrême à l’autre en moins de vingt secondes – mais là, ça n’allait vraiment pas du tout. Bien sûr il n’y avait pas qu’une seule cause à ça, plutôt un amas de merde qui s’était amoncelé tout au long de la journée et de celle d’avant, et toutes les énoncer prendrait trop de temps pour pas assez d’utilité ; seules deux importait réellement.
La première, c’est qu’il c’était fait remonter les bretelles pas Rostislav et pas qu’un peu s’il vous plaît. Ça faisait une sacrée paye qu’il n’avait pas eu l’occasion de voir monsieur le big boss dans cet état, pour ne pas dire que ça n’avait jamais été le cas. Evidemment, c’avait tout été pour sa pomme, tout ça parce que les deux hommes qu’il avait envoyé sur le terrain n’avaient pas été foutus capables d’agir à temps. De là, on arrivait à la seconde cause importante de son état actuel, celle que même un ermite sortant de sa grotte aujourd’hui n’aurait pu manquer d’apprendre puisqu’elle était sur toutes les lèvres, sur toutes les chaînes, sur tous les journaux, partout.
L’explosion de la galerie Vittorio Emmanuele II.
Mais nul besoin d’entrer dans les détails.
Tornioli, disais-je donc à l’instant, était d’une humeur particulièrement exécrable aujourd’hui. Il n’avait guère desserré les lèvres de la journée sinon pour incendier l’un de ses subordonnés, la moindre petite chose devenant alors une raison amplement valable à ses yeux pour ce faire. Le café, dont il avait parfois l’impression d’en avaler des litres et des litres à la journée tellement il était accro à ce truc, n’arrangeait pas franchement son cas. Entre deux pensées ruminées, il s’était cependant brusquement souvenu de ce stella qui avait foutu son équipe en l’air il y avait de ça quelques semaines et qu’il avait finalement réussi à choper. Une fois le petit con mis sous verrous, il ne s’était plus vraiment intéressé à lui, ayant d’autres choses beaucoup plus intéressantes à faire dans l’immédiat - comme essayer de se farcir Rhoda par exemple.
… plus sérieusement stellas comme pactisants, une fois attrapés et sauf raison particulière, étaient remis aux bons soins des scientifiques, pas à ceux des agents comme lui. Ça n’avait plus été de son ressort dès lors qu’il l’avait amené au GDP. Néanmoins, avec les évènements qui s’étaient produits la veille on pouvait sans trop de problème s’accorder sur le fait que c’était là une raison suffisamment particulière pour que la tête blonde gagne un ticket de sortie des labos. Un petit sursis avant de passer sur le billard en somme. En vérité, c’était même assez étonnant qu’il soit encore entier après ce laps de temps passé dans les entrailles du GDP. Avec les cassos’ qui y régnaient en maître, que personne n’ait songé à lui prélever un œil à des fins d’études purement scientifiques relevait d’une jolie dose de chance. Ce qui n’était pas plus mal ceci dit, car il lui serait plus facile de se concentrer sur l’interrogatoire qui l’attendait s’il n’était encore qu’en un seul morceau.
Et Angelo avait des tas de questions à lui poser.

La porte s’ouvrit en couinant des gonds et deux silhouettes se détachèrent dans son embrasure, l’une soutenant l’autre et la traînant jusqu’à la chaise avant de quitter les lieux. Angelo se décolla du mur pour faire quelques pas dans sa direction, l’observant attentivement. Le stella semblait exténué mais le capitaine n’y voyait là rien d’anormal, les cellules du GDP n’étant pas conçues pour être des lieux de plaisance après tout. Et son cas avait dû être traité de façon particulièrement rude, personne n’ayant intérêt à le voir récupérer de sa force quand on savait ce dont il était capable.
Un sourire carnassier vint se peindre sur ses lèvres alors qu’il ne le quittait pas des yeux. Une fois encore ils se retrouvaient juste tous les deux, et une fois encore il était celui qui tenait les rênes et contrôlait la situation.
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