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 Noemi Garaffa [Howl]

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Noemi Garaffa [Howl]

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LOCALISATION : Milan
HOBBIES : La musique

MessageSujet: Noemi Garaffa [Howl]   Jeu 13 Oct - 18:16

La vostra identità
NOM; Garaffa.
PRÉNOM; Noemi.
SURNOM; Nono, sans doute.
SEXE; Féminin.
DATE DE NAISSANCE; 04 Mai 2009.
LIEU DE NAISSANCE; Rome.
SITUATION SOCIALE; Célibataire.
MÉTIER; Année sabbatique avant d’entamer ses études. Ou la belle excuse d'une joueuse qui n'en a aucune idée et qui attend d'avoir l'Inspiration divine.
NATIONALITÉ;Italienne.



la vostra vita

"... L'amour fou ça dure qu'un temps, et c'est pas long, un temps."

« L’ambiance était chaude, enfumée, bruyante. Des centaines de voix s’exclamaient, interrogeaient, s’enthousiasmaient, commentaient, sur un fond sonore que certains auraient qualifiés de musical, s’ils avaient eu la capacité de dissocier le tapage du martèlement de la batterie et du cri des instruments. C’était un vacarme désordonné, mais il avait quelque chose de réconfortant. J’étais ravie. C’était là que j’avais voulu me trouver ce soir, dans la chaleur des corps entassés, du décor vieux pub et du répertoire classique mais rassurant du groupe qui jouait sur une scène que je ne pouvais pas voir. Comme tous les samedis soirs, le Pierrot était plein à craquer et les serveurs rivalisaient de souplesse et d’ingéniosité pour apporter à destination les bocks de bière intacts à leurs clients. Ca pouvait paraitre stupide, mais si vous, vous aussi, passiez le plus clair de votre temps dans une immense maison blanche et silencieuse, vous auriez été content de respirer l’air vicié de la pièce. En plus, j’avais beaucoup ri quelques minutes auparavant, à mon arrivée. Comme le Pierrot était un bar situé en sous-sol, il fallait bien évidemment emprunter un escalier étroit pour y accéder. Dans ma condition, ça n’avait été possible que portée par Stefano, le petit ami de Carolina, tandis que mon fauteuil suivait entre les mains expertes de mon amie. J’avais retenu un éclat moqueur devant les yeux médusés du videur puis du type responsable de la penderie. Je m’en fous, j’avais donné mes deux euros, j’étais tout à fait dans le droit d’entrer et de me payer un verre si j’en avais envie. Carolina nous avait dégoté une petite table à l’ombre d’un pilier, pas loin du billard. La niche était un peu à l’écart, ce qui faisait que c’était le seul endroit des deux grandes pièces où je pouvais caser ce damné machin qui me suivait partout. Maintenant, je sirotais mon cocktail en tentant d’entretenir une conversation avec mes amis, en ignorant superbement Gabriele dans un coin de ma tête. Parce qu’il n’était pas là, et que j’en avais rien à faire de son avis.

Mon humeur déchanta un peu quand ma tablée se leva et m’adressa un sourire d’excuse. Tu comprends, on va voir la scène, mais il y a beaucoup trop de monde là-bas, vaut mieux que tu restes là, on arrivera pas à passer cette fois-ci. Désolé, ça te gêne pas, hein ? On revient vite. A plus !

Bien sûr que non, ça ne me gênait pas, répondis-je dans mon plus gracieux sourire, sourire qui s’effaça plus vite qu’un carreau de chocolat sous le regard gourmand de Carolina. Quel bande de crétins, ceux-là. C’est sûr qu’on s’éclatait totalement, cloué dans son fauteuil dans la pénombre d’un alcôve. Enfin, ce n’était pas comme si j’en avais pas l’habitude.

J’avais cinq ans quand ma motricité dégénéra progressivement et que le médecin annonça à mes parents que j’allais passer le reste de ma vie assise, sans espoir de traitement. C’était pour des raisons chimiques très compliquées, avec des noms encore plus tarabiscotés que je n’avais pas retenu. J’avais juste retenu le fait que je serais toujours immobile, et que cette capacité que j’avais acquis au terme de nombreux mois d’efforts dans ma petite enfance allait s’envoler. Bien sûr, à l’époque, j’étais trop petite pour m’en inquiéter vraiment. Ca n’avait pas l’air drôle, mais je pense que je n’avais pas vraiment compris ce qui m’attendait. Toute une vie, c’est vraiment long. Enfin. Par contre, j’avais très vite pigé ce que cette situation pouvait m’apporter d’un point de vue positif. Mes parents qui culpabilisaient. La maîtresse qui était plus gentille avec moi que les autres. Je n’avais qu’à faire mon regard de biche, l’œil un peu humide, et j’obtenais tout ce que je désirais : du chocolat, une sortie, un câlin… Des vêtements, mon propre piano, du cinéma tous les vendredis… Sécher les cours, garder mon aide-soignant favori, avoir mon studio… Que cela soit avec la famille, les amis ou les étrangers, c’était du pareil au même ; on ne pouvait rien me refuser. Je devais vraiment être trop triste !

D’un côté, je me servais de ce pouvoir outrageusement. De l’autre, en vieillissant, j’étais partagée entre le dégoût et la colère devant cette hypocrisie écœurante qu’on m’étalait. La pauvre petite, comme elle doit être malheureuse ! J’avais très vite commencé à tester, pour voir où se situaient mes limites. Et il n’y en avait pas. Je pouvais être odieuse, insultante, personne n’avait le droit de me dire quoi que ce soit. Et s’ils s’y essayaient, je rétorquais, indignée : « T’es aveugle ou quoi ? Je suis paralysée ! ». Et ce bélier vocal enfonçait toutes les portes.

Devant mes parents, je me retenais. Je m’efforçais d’être toujours leur charmante petite Noemi, avec son visage si doux, son sourire malicieux, ses yeux pétillants, sa naïveté et sa fraîcheur. Je préférais que mes proches me voient comme quelqu’un d’adorable. C’était plus facile à manipuler, ensuite. Et puis, comme ça, j’étais protégée contre les aléas de ma vie, quand ça me chantait. Par contre, avec les inconnus, je suis une vraie peste. Et je le sais. Tout est bon pour que je les fusille du regard, pour que je les heurte d’une pique acide. Ils me traitaient comme un poids mort ? Je suis une handicapée, que diable ! Ils me traitaient comme une handicapée ? Je suis aussi capable que tout le monde ! Petite, Maman me surnommait tendrement son « petit chat ». Moi, aujourd’hui, je me considérais plutôt comme une tigresse. Très indépendante. Ils auraient dû le savoir, que je ne resterais pas éternellement la fillette enjouée que j’étais. Que peu à peu, cette saloperie allait bouffer toute ma substance, toute ma réserve de patience et de bienveillance. Qu’il ne resterait plus qu’une amertume tellement saisissante que j’avais l’impression, parfois, d’être desséchée.

Enfin, je n’étais pas que ça. Je considérais même que mon désir de me débrouiller toujours toute seule était plutôt une qualité. Et puis, ça m’avait forgé le caractère : je n’étais pas une pleurnicharde toujours en demande. J’avais toujours dû fournir trois fois plus d’efforts que les autres pour arriver au même résultat. Eux, à dix-huit ans, ils avaient déjà une vie toute tracée, juste en se contentant d’aller en cours. Plein d’amis, des rêves dans la tête, une vie à brûler par les deux bouts. Moi, pas. A six ans, pour me distraire, ma mère m’avait inscrite aux cours de solfège et de piano. J’y mettais tout mon cœur, docilement. Après quatre ans de pratique, je m’étais mise au violon. J’aurais pu me rebeller contre ce loisir contraignant, que je n’avais pas vraiment choisi. Mais non ; la musique et les instruments, ça m’avait toujours radoucie. C’était efficace. Quand je jouais, j’oubliais cette saleté dans le bas de mon dos qui ne voulait pas fonctionner. Les notes m’emportaient, complètement, et des fois, quand je fermais les yeux, je me voyais debout sur le pont d’un grand bateau de croisière à la Titanic. Et j’étais debout, en robe de soirée bleu nuit, et la musique grandiose comme celle d’une fin de film se mêlait à l’éclat des vagues. Aujourd’hui, après des années d’efforts, je pouvais jouer de pas mal d’instruments, même si ceux de prédilection était le piano et le violon, mes premiers. Tout ce qui était cuivres, c’était plus difficile, parce que je manquais d’air et qu’il aurait fallut que je sois debout, pour ça. L’autre truc que j’aime bien, c’est me baigner. C’est toujours humiliant de devoir se faire plonger dans un bassin comme un bébé. Mais une fois dedans, tout va bien. Je me sens plus légère, mon corps m’obéit mieux, mes jambes sont portées par la poussée d’Archimède. Je m’accroche au bord et je me laisse flotter, en laissant traîner mes cheveux mi-longs dans l’eau, comme une méduse rousse. Des fois, Gabriele me rejoint et je m’accroche à ses épaules. Je sais que ça lui tire tout le cou en arrière et que c’est fatigant, parce que je n’ai plus huit ans et une trentaine de kilos, mais il me promène jusqu’à ce que je me lasse. Gabriele a toujours été trop gentil.

Gabriele est mon infirmier. Maman l’a engagé quand j’avais huit ans. Lui, il en avait vingt-deux, il avait à peine fini son école. C’était son premier vrai boulot, et il ne voulait pas travailler dans un hôpital ou une clinique. Son petit frère a des problèmes : il a toujours été habitué à s’occuper des malades plus ou moins rétifs. Moi, rétive, à l’époque, je ne l‘étais pas du tout. Pas encore. Imaginez ! Comment peut réagir une petite fille de huit ans quand on lui présente un beau jeune homme aux cheveux gris blonds, les yeux verts, plus doux qu’un agneau et à son entier service ? Bah, forcément. Elle en tombe raide dingue. Si c’était l’époque de mes premières crises de colère spectaculaires, une apparition de mon ange gardien me douchait immédiatement. J’étais follement amoureuse. C’est passé. Ca n’a pas été facile, mais c’est passé.

Quand on a huit ans, on trouve ça mignon, attendrissant. On se prend vite au jeu du grand frère pas si grand frère que ça. On fait des sourires, on accepte de jouer, on plaisante. Quand j’ai cessée d’être une mioche pour devenir lentement ado, c’était moins drôle. J’ai eu plusieurs fois le droit au discours clair et net à ce sujet. Mais je n’y pouvais rien, ça me rongeait, je l’idolâtrais tout le temps. J’avais besoin d’être à côté de lui, je voulais attirer son attention, je me fais coquette. Je suppose que c’est ça qui m’a passé l’envie d’être une souillon à quatre roues pour le restant de mes jours. Je faisais des efforts, je me maquillais, je souriais, tout ça. Sans trop me faire des idées, parce qu’il avait quatorze ans de plus que moi et que je n’étais jamais qu’une handicapée. Ce qui signifie que je suis invisible aux yeux des garçons. Je traduis. Sauf des tarés, hein. Et pourtant. Un soir, quand j’étais dans la grande pièce au parquet, celle avec le piano à queue, qui brille lorsque le soleil de l’été se couche derrière les immenses fenêtres, je n’avais pas supporté le SMS de sa première petite amie. Première depuis cinq ans. Je lui prenais tout son temps, et loin de culpabiliser, j’en étais fière. Mais depuis quelque temps, je sentais bien que Gabriele était fatigué. Qu’il me fuyait un peu, qu’il laissait plus de tâches à Lucia, l’aide-soignante. Mais je n’aurais jamais cru qu’il irait voir ailleurs, qu’il rencontrerait pour de vrai une fille et qu’il sortirait avec elle. Et qu’il ne me le dise pas. Il avait laissé son portable sur le piano, et il s’était absenté, alors je l’avais attrapé, j’avais ouvert, j’avais fouillé et j’avais lu, les petits messages d’amour, les rendez-vous, la tendresse dégoulinante qui me faisait vomir. De toute ma vie, je crois que je n’avais jamais ressentie une haine aussi forte. Elle m’avait submergée, comme si on venait de verser dans mes veines non pas un poison, mais du décapant. J’avais hurlé, j’avais balancé son maudit portable par la fenêtre, à travers le carreau, pour qu’il se brise, pour casser quelque chose, j’avais même tenté de renverser le piano. Mes parents n’avaient pas compris. Gabriele, si, bien sûr. Mais au lieu de s’énerver à son tour, ou de prendre la fuite, il était venu me voir. J’avais fait ma fière, mais il suffisait de plonger mes yeux dans ses iris de bronze pour savoir que je lui pardonnerai tout, toute la vie.

Comme si c’était à moi de pardonner quelque chose. Oh, mais j’en étais convaincue. Je suis très douée pour ce qui est de m’auto-persuader.

Bon, mais c’est passé. L’autre fille aussi, au bout de quelques mois. Je n’avais pas trop le moral, mais ça me rendait juste plus piquante avec les autres, plus agressive. A quatorze ans, comme je faisais ma crise d’adolescente rebelle, mes parents ont envisager de changer mon entourage, à commencer par Lucia et Gabriele. Bien sûr, c’était hors de question, alors j’avais fait trembler le coin de mes lèvres, j’avais pris ma voix cassée, j’avais supplié. Et comme d’habitude, mon père a écouté.

C’est un homme important, mon père. Il est un des patrons d’une grosse entreprise dont les différentes branches sont dans les secteurs de pointe ; la pharmacie, la technologie de pointe. Et du coup, il s’est toujours beaucoup investi dans la ville de Milan, aussi. Nous y avons déménagés quand j’avais deux ans. Je ne me souviens pas vraiment de Rome, Rome l’ancienne, Rome la dépassée, Rome la laissée sur le côté. Papa est quelqu’un d’influent. Il est sans cesse invité à des soirées avec le maire ou je sais plus quel autre type en costume. On aurait pu croire que du coup, il ne se serait pas occupé de moi, mais il a toujours tout assumé. Le travail, sa famille. Quand j’avais six ans, on a quitté la vieille maison en plein centre-ville, celle historique, pour se déplacer en banlieue résidentielle, là où on fait des grosses villas sans étages et sans escaliers, et de larges couloirs carrelés. Du coup, mes parents se tapent cinquante minutes de voiture pour aller au boulot, mais moi j’ai la vie plus facile. Maman… Maman est une femme qui vieillit bien, épouse attentionnée, elle aussi bosse en entreprise, à un poste important. Je n’ai pas de frères et sœurs. J’aurais pu en avoir, mais mes parents ont fait une croix dessus quand ils ont appris ce que j’avais. Ca leur donnait suffisamment à s’occuper et je suppose qu’ils ne voulaient pas refaire une bêtise en donnant naissance à un bébé qui aurait le même problème que moi. Des fois, ça me manque, mais de l’autre, je crois que je n’aurais pas supporté d’en avoir. Je pense qu’on ne se serait pas entendu.

A la place, j’ai eu des chats, des chiens, des hamsters, des lapins, un grand jardin avec des haies et des routes dallées. Un petit kiosque au centre, avec une fontaine assez kitsch, mais c’est sympa de manger à côté l’été.

Je reposais mon verre, vidé d’un trait à la paille. Un type debout juste à côté me fixait, avec l’expression coincée du gars qui essaye d’avoir l’air politiquement correct quand tout le pousse à avoir la bouchée bée et la mine plus ou moqueuse.

- Tu veux mon fauteuil ? lançais-je agressivement à son égard.

Il secoua la tête et bredouilla des excuses. Je m’en moquais. C’était un imbécile, comme tous les autres.

- Au lieu de me dévisager, rends-toi utile. Fais moi sortir dehors, ordonnais-je.

Bien sûr, il n’avait pas d’autres solutions que de m’obéir, parce que sinon il serait passé pour un affreux salaud discriminant les pauvres invalides. J’aurais pu sortir moi-même ; ce n’était pas pour rien que mes parents avaient dépensés une fortune dans cette merveille technologique électrique. Mais j’avais la flemme, et il y avait trop de monde. Le mec se farcit la tâche ingrate de demander aux autres de se pousser jusqu’à me faire passer par derrière, sur un parking avec un vieux grillage moche. Je lui taxai une cigarette, puis le libérai, en restant seule dans la fraîcheur du mois de mai et le silence relatif d’une ville à minuit.

Je ne fume pas vraiment. Juste une de temps en temps, comme ce soir, parce que l’ambiance s’y prêtait. Je tombe toujours sur des crétins comme l’autre type, quand c’était pas des hommes au regard méprisant ou vaguement pris de pitié. Dans mon état, je savais pertinemment que j’allais finir célibataire, vieille fille et que plus le temps passerait, plus le peu d’attraits que j’avais allaient s’envoler comme la fumée de ma cigarette. Pourtant, par rapport à d’autres, je ne m’en suis pas trop mal tirée. A part les poids morts, je suis plutôt jolie. Mignonne, en fait, à défaut d’être belle. J’ai un minois d’un agréable ovale, flanqué d’un bout de nez en trompette, et une petite bouche bien dessinée qui se prête au sourire. Ce que je préfére, comme beaucoup de filles, ce sont mes yeux bleus-verts comme l’océan, mes pommettes un peu rougies par le froid. Le Ciel m’a faite rousse, couleur assez dénigrée à plus ou moins toutes les époques. Mais qu’importe, j’ai des cheveux faciles à vivre, lisses, effilés, que pour l’heure je porte courts et dégradés. Ma stature n’a pas trop d’importance, vu que je ne peux pas marcher, mais je suis plutôt du genre menue, avec mon mètre soixante six et mon appétit de moineau. De toute façon, mon corps est plus ou moins noyé sous les vêtements. Surtout mes jambes, en fait. Je ne suis pas du genre à porter un slim pour faire ressortir leur maigreur dramatique. C’est pour ça que depuis ma tendre enfance, j’ai toujours préféré les joggings ou les pantalons flottants en lin. Maintenant, la raison est un peu différente : c’est pour montrer à mes parents que je n’ai pas changée. Pour le reste, je suis une adepte des tenues pratiques et confortables, avec des sweats sportifs, des capuches molletonnées, des tee-shirts faciles à passer. Je n’ai jamais porté de jupes ou de robes. De toute façon, handicap ou pas, je pense que j’aurais toujours été un garçon manqué.

Je suivais la fumée de mes expirations du regard. Les volutes évanescentes montaient vers le ciel étoilé avant de s’évanouir. Mon regard se posa sur la Lune, une lune banale, ni ronde, ni en croissant, d’un jaune terne. J’avais connue des plus belles soirées. En fermant les yeux, je me souvenais de celle que j’avais passée deux ans auparavant, près du petit kiosque dont je faisais mention tout à l’heure.

Si je m’étais éloignée là-bas, c’est que, comme très souvent, j’étais furieuse. Triste. La journée aurait du être bien, pourtant. Il avait fait assez chaud pour que j’aille me baigner dans la piscine, et j’avais passé de longues heures à faire de la pâtisserie avec Gabriele, parce que c’était son anniversaire le lendemain. Un nombre bien rond, un nombre que je détestais, un nombre qui soulignait clairement le fossé qui existait entre moi et lui. Trente ans. Je me demandais ce qu’il faisait toujours là, et s’il n’avait jamais eu l’envie d’aller voir ailleurs. Ca devait être relativement barbant de s’occuper depuis huit ans de la même fille. Ceci dit, je ne doute pas que le job était extrêmement bien payé et c’était sûrement plus commode pour lui de rester avec moi au lieu de démissionner pour se trouver un nouveau patient. Et puis, je suppose qu’il m’aimait bien. En fait, je n’avais pas résister à poser la question, sur le ton de la plaisanterie, comme si je me moquais des idées que j’avais eu au collège. Ce n’était pas une interrogation déplacée, dans la mesure où nous étions très proches et que de toutes façons, il n’y avait pas une pensée que je gardais pour moi. Il connaissait mon mauvais caractère, mon côté manipulateur et complaisant avec les autres, mon goût pour les touches ivoires du piano, le fait que je détestais aller en cours mais que je n’y allais que pour montrer que je n’avais pas peur du regard des élèves, mon irritation face à ma mère un peu trop couveuse, mon film préféré, que je ne me lassais jamais de voir, les vêtements que j’avais envie d’acheter, ma haine à la vue des trucs squelettiques et blancs qui me servaient de guiboles, mon envie de visiter les Etats-Unis, tous ce genre de trucs. Et pour moi, il était comme mon violon, et je savais comment le blesser, comment le réconforter et comment le faire sourire.

Jamais je ne lui aurais demandé s’il comptait passer toute sa vie à s’occuper de moi. Trop peur de la réponse. Mais là, j’avais juste tendu une perche. « On fait tout ensemble, pas vrai ? ». Il avait sourit, enlevé la farine que j’avais sur la joue –ce qui m’avait fait froncer le nez- et il avait dit : « C’est normal, tu es comme ma petite sœur ». J’avais gloussé. Au fond, j’étais triste. C’était bien beau d’être sa meilleure amie, sa jeune meilleure amie, mais j’aurais voulu être plus.

Alors, le soir venu, je songeai à ma condition, à l’écart de la vie de fin de journée qui avait envahie la maison. Maman faisant de la soupe, Papa mettant le couvert en écoutant les infos, le chat qui râlait parce qu’il s’ennuyait et exigeait plus de caresses. Ils me croyaient dans ma chambre, plantée devant une série à l’eau de rose. Non, j’étais face à la fontaine, je n’avais pas faim et je méditais, avec cette sensation de vide au creux de la poitrine, cette lassitude qui vous prend et qui fait comme un minuscule trou noir. Minuscule, mais aspirant tout. Je savais que j’étais sotte. Et je me disais que j’allais sûrement passer toute ma vie comme ça. Sympa pour les amis, mais jamais plus. On ne faisait rien de plus avec une fille comme moi. Juste rigoler. Et se fatiguer de mes plaintes continuelles, qu’elles soient prononcées à voix forte, ou bien d’une façon sourde et informulée. Je crois que je ne m’étais jamais sentie aussi seule de la vie. En fait, je ne savais pas trop ce que je voulais, si c’était juste être normale, ou bien être capable de plaire, ou les deux, ou peut-être voulais-je juste que Gabriele m’aime autant que je l’aimais, et qu’il n’aille jamais voir ailleurs. Peut-être que je voulais montrer à tout le monde que je n’avais pas besoin d’eux, que j’étais forte, que je pouvais obtenir tout ce que je désirais. Peut-être que oui, je souhaitais seulement avoir tout ce dont j’avais envie, des jambes qui marchent, des jolies choses, le garçon que je choisirais, tout ça à la fois.

Toujours est-il que la Lune était pleine et que j’avais entendu parler des légendes qui courraient dessus. Et de la même façon que je pouvais murmurer trois fois le nom d’une sanglante apparition devant un miroir, par jeu, par défi, je l’avais enjointe, de mon ton bougon, autoritaire, de m’aider si seulement elle était fichue de le faire, au lieu de rester ronde, moqueuse, suspendue au ciel. J’avais ricané. Je savais depuis mes cinq ans que les bonnes fées n’existaient pas, et qu’il n’y avait personne là-haut pour se soucier de moi, et que tout ça c’était des blagues pour les naïfs et ceux qui croyaient au Père-Noël.

Mais ce fut au moment où mon rire s’étranglait que j’entendis du bruit derrière moi et que je me retournais. C’était Gabriele, qui devait me chercher, mais je n’avais pas envie de le voir. J’avais envie qu’on me fiche la paix et qu’on me laisse pleurer dans mon coin, en bonne geignarde que j’étais. J’allais l’envoyer promener par un de ses éclats de rage dont j’avais le secret quand j’ai remarqué que je m’étais trompée. Ce n’était pas lui. Parce que même avec la lumière lunaire baignant le jardin, c’était impossible qu’il ait les cheveux aussi gris que la personne devant moi les avaient. Je le connaissais trop bien. Mais c’était la seule différence, parce que tout était pareil ; les iris bronze, le sourire patient, la coiffure un peu ancienne, la chemise quotidienne.

Ca ne s’est pas vraiment passé, ensuite, comme je l’avais exceptée. J’étais partagée entre l’épouvante, l’incrédulité, l’impatience, la curiosité. Je n’y avais pas vraiment cru, ne serait-ce qu’une seconde. Et pourtant, c’était la seule explication possible. La Lune avait répondu à mon vœu. Howl m’a dit beaucoup de choses. J’ai surtout retenu qu’il ne resterait pas vraiment. Et ce que j’allais avoir. Là encore, je n’y croyais pas. Ceci dit, lorsqu’on est une sorte d’étoile, ça ne doit pas être des masses compliqué. Il m’a expliqué que ça serait progressif, que ça ne marcherait pas toujours, que ça serait fatigant, patati, patata. Et puis il m’a demandé si j’étais d’accord, et j’ai juste répondu oui ; je le voulais vraiment. Je me fichais des conséquences. Je m’en fiche toujours.

Quand je me suis laissée embrassée, j’avais vaguement conscience de faire quelque chose de mal, comme dans tous ces films où un mec lambda pactise avec un démon trop gentil pour être sincère et se fait bouffer/emporter/détruire à la fin, que le mec le sait, mais qu’il ne peut pas s’empêcher de le faire. C’était trop beau pour être vrai. Mais je n’ai pas pu y réfléchir plus longtemps, parce que quand ses lèvre se sont posées sur les miennes, on a dérobé mon cœur. Pour toujours.

Howl ne m’avait plus jamais quitté après ça, même si je ne le voyais jamais. Il s’était glissé dans mon portable, cet objet moderne que les gens conservent toujours sur eux. Et il avait tenu sa promesse.

Ce fut très progressif. Tout d’abord, les orteils. C’était une semaine plus tard, j’écoutais un morceau de jazz et je me suis rendue compte que je pouvais battre le rythme du bout de mes pieds. J’en fus abasourdie, un mélange de joie et d’excitation. C’était un prélude qui me soufflait que bientôt, d’ici quelques mois, -quelques semaines, peut-être ?- je pourrais marcher. Combien de pauvres invalides cloués dans leurs fauteuils à roulettes en avaient rêvés, obsessionnellement ? Et ça m’arrivait à moi. Dès lors, je n’ai jamais regretté le Pacte passé avec mon Stella.

Mes parents ne pouvaient être au courant, bien sûr. Ils n’auraient pas compris. Je devais attendre d’inventer un baratin suffisamment crédible pour leur faire croire qu’un nouveau traitement m’avait guérie miraculeusement. Ou alors, je ferais un vrai-faux pèlerinage à Rome et je leur raconterais que c’était simplement l’œuvre du Ciel –ce qui n’était qu’un demi-mensonge, après tout-. Je l’ai aussi caché à Gabriele, je voulais lui faire une surprise. J’attendais de pouvoir me lever. De faire quelques pas. Plus tard, une fois rôdée, j’aurais appris la danse. N’importe laquelle.

Au bout d’un certain nombre de mois et de pénibles efforts, chaque nuit, je pus enfin abandonner ce cercueil roulant qui avait été le mien. J’avais demandé à mes parents de me payer un studio en centre-ville, pour être plus proche de mes amis. La vérité, c’est qu’une fois là-bas, je pouvais me promener dans ma cuisine, pieds nus, sans faire avaler son bulletin de naissance à un membre de ma famille. C’est un pouvoir capricieux, qui ne marche pas toujours, et qui m’abandonne parfois sous le coup de l’émotion. Ce qui est certain, c’est qu’il ne fonctionne jamais si la Lune ne s’est pas levée dans son ciel sombre et si je n’ai pas mon portable sur moi. Pratique, hein ? La surprise sous l’appétissant gâteau. Qu’est ce que je peux bien en avoir à faire, de marcher quand tout le monde dort ? Mais bon. J’en étais tellement soulagée que j’ai changé mon emploi du temps. Je suis devenu un être plus nocturne, quelqu’un qui passait ses nuits debout et qui dormait cinq ou six heures le matin. Je dois sans cesse faire attention, parce que personne n’est au courant, à part, bien évidemment, mon ange gardien.

Je l’avais attendu un soir, chez moi, et j’étais debout en plein milieu du salon quand il avait frappé, puis ouvert la porte. Ah ça, il était estomaqué, évidemment. Mais je lui ai tout raconté, sans un mensonge –à part pour Howl, que j’ai passé sous silence-. Les rumeurs en ville, Carolina qui jurait que Fabio avait entendu Isa, la pleine lune, les étoiles, les vœux. Que j’avais essayé, et que ça avait marché. Il ne pouvait qu’y croire, puisque j’étais debout devant lui, atteignant péniblement ses épaules avec la pointe de mes cheveux. Et il a finit par le faire, bien que les premières semaines furent… très étranges.

La capacité de marcher m’a beaucoup changée, je pense. Même si ce n’était pas tout le temps, même si c’était pas garanti. Je revenais à mon fauteuil épuisée par mes courtes nuits, irritable, furieuse d’être à nouveau coincée dessus. J’avais envie de tout essayer, et d’envoyer balader ma vieille vie. Le lycée m’ennuyait terriblement. Je préférais sortir, seule, dans des endroits où aucun de mes amis se rendaient, danser, sauter, et flirter. Ca ne plaisait pas à Gabriele. Mais il savait que s’il osait me faire une remarque, je lui aurais envoyé le premier objet tombant sous ma main en pleine figure. Et comme sa franchise avait toujours été bordée d’un calme observateur, il préférait ne rien dire. De toute façon, il savait également que plus il me déconseillerait des choses, plus je le ferais. Alors, se taire, c’était une façon de ne pas aggraver les choses. Moi, j’étais toujours plus roucoulante, plus enthousiasme, plus autoritaire.

De fil en aiguille, je rencontrais des gens, qui eux ne me connaissaient que la nuit. Je leur disais que je n’étais pas en très bonne santé, que j’étais souvent malade. Comme ça, ils me fichaient la paix. Je suis devenue amie avec Marco, un jeune homme étudiant en sciences-politiques. Il avait vingt-trois ans, c’était ça qui me plaisait chez lui, je crois. Le côté plus âgé. Après, la ressemblance s’arrêtait là, parce qu’il était brun comme un corbeau. C’était un type gentil, très doux, cultivé. J’aimais bien discuter avec lui, alors, quand il m’a proposé un soir de venir chez lui, j’ai accepté. Il pensait sûrement que j’étais une pomme bien mûre qui allait tomber dans son panier. Ou pas. Peut-être qu’il était juste charmant, et qu’il m’aimait bien. En tout cas, c’est moi qui l‘avait choisi. J’avais décidé que ça serait lui, parce que c’était quelqu’un de droit, franc, et qu’il n’aurait pas fait de mal à une mouche. La première fois que sa main frôla ma gorge, j’avais frémis de tout mon être. Je m’étais laissée emportée.

Je ne l’ai jamais revu, ensuite. Jamais rappelé. Pas envie. Trop contraignant. Ca m’arrive de me demander s’il pense encore à moi. Cette expérience m’a faite mûrir, je pense. Ca m’a calmé avec mes caprices familiaux. Mais je n’arrivais pas à me débarrasser de la brûlure dans ma poitrine, encore plus devant un regard réprobateur.

Vous allez me demander, j’imagine, ce que je fichais ce soir avec mon fauteuil, alors que de toute évidence, c’était l’heure des chats gris. Eh bien, déjà, j’étais avec de vieux amis, et je pense qu’ils n’étaient pas prêts à savoir que je pouvais marcher à temps partiel. Je surfais régulièrement sur le net pour trouver une explication plausible : un nouveau traitement par le froid, n’importe quoi. Mais il n’y avait pas que ça. Depuis quelques mois, j’avais décidé d’être plus prudente avec mon pouvoir. A un grand dîner organisé par mon père, j’avais fait la potiche toute la soirée devant ses invités, à sourire poliment, à glisser une ou deux questions pertinentes. J’avais parlé à plein de monde. Mais je me souviens très bien d’une personne en particulier ; un grand monsieur en costume, avec des yeux bleus très froids. Il m’avait juste demandé si ce n’était pas trop dur, avec un léger sourire. J’avais balayé la question d’un rire léger.

Je ne m’attendais pas du tout à le retrouver des semaines plus tard en centre-ville. J’étais sortie du bar prendre un peu d’air frais, je l’avais bousculé dans la rue vide. Nos regards s’étaient rencontrés, et j’avais bien vu ses pupilles se dilater de surprise. Et sans savoir pourquoi, pour la première fois de ma vie, j’ai eu peur. Pas la peur de l’exam du lendemain, non. La vraie peur. Celle qui vous plombe l’estomac et vous fait perdre tout vos moyens. Je lui avais rendu son chapeau en marmonnant des excuses et j’avais vite filé en faisant mine que je ne le reconnaissais pas. Dès que j’eu atteint la rue suivante et que je fus certaine de ne plus être dans son champ de vision, j’ai détalé. Ventre à terre. Je n’avais jamais osé courir encore, la peur de trébucher, d’en demander trop. Mais là, j’étais terrorisée. J’ai couru jusqu’à chez moi, je me suis embarrée, et je me suis effondrée lamentablement sur le sol en tremblant. Je n’avais pas du tout une bonne impression. Et j’étais malade à l’idée qu’il demande à mon père le pourquoi du comment. D’une certaine façon, qu’il ne l’ait jamais fait, au final, était encore plus effrayant.

Depuis, je fais acte de prudence. Je ne voudrais pas que ça recommence, retomber sur lui et… je ne sais pas quoi. Je ne suis pas la seule à me méfier. Howl a dit que j’avais bien fait, et j’ai bien remarqué que lui, qui est toujours si calme, était également mal à l’aise.

Alors, ce soir, je suis sage. J’ai laissé mon portable dans mon studio, sur la table de chevet. Ca m’agace, mais comme ça, ça m’évitera la frustration de rester assise quand je pourrais me lever.

- Noemi ? Tu boudes ?

Je me tourne vers Carolina et sa grande queue-de-cheval. Je me blottis dans mon pull, je lui souris, une courbe à mi-chemin entre la douceur et la joie.

- Non, non, tout va bien. »

"Ecoute-moi rire, c'est l'heure des serments, et ça m'fait drôle, ton air grave subitement..."





un mostro ?
RANG; C
POUVOIR; Noemi a la capacité de marcher. Ca peut sembler être assez… inutile, mais pas quand on est paralysée depuis ses cinq ans.
CAMP; April.


la vostra stella !

"Si c’est pile, c’est moi qui ai tord
Si c’est face, c’est toi qui sort..."
TYPE; Voce.
NOM; Howl.
RELATION; Si au départ Noemi se méfiait d’Howl, c’était vraiment juste au début. Elle lui fait aveuglément confiance et l’écoute plus qu’elle n’écoute ses amis. Pourtant, Howl est quelqu’un d’assez discret. Quand il lui parle, c’est juste des coups de fils, des textos, de la part d’un numéro anonyme. Juste ça, mais c’est suffisant pour manipuler sa Pactisante s’il en a envie. En fait, Howl trouve cette situation très drôle. Le jour où Noemi lui reprochera tous ses conseils, il pourra lui renvoyer dans la figure que qui se ressemble s’assemble et qu’il n’a jamais fait que la même chose qu’elle-même fait avec ses proches.
EN FAIRE UN PRÉDÉFINI ? Non.


voi

Prénom ou pseudo habituel; Chapichapô.
Avatar; Dessin sur DeviantArt.
Avez-vous lu le règlement ? validé !
Comment avez-vous connu le forum ? Je ne répondrais qu’en présence de mon avocat.
Un mot à dire ? Gouziiii. Au fait, tout est dans le gros bloc, la biographie, le caractère et le physique. Pis j'ai pas encore relu, mea culpa, je fais ça dans quelques minutes.




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Livio Gianelli

livio
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MessageSujet: Re: Noemi Garaffa [Howl]   Jeu 13 Oct - 18:32

J'ADULE TON VAVA.

Maintenant que ça c'est dit, bienvenuuuue.
Encore un nouveau, encore une fille. Sérieusement, on va presque être en manque de mecs à force :D

Et je suis contente que tu sois là, parce que des nouvelles têtes ça fait tellement de bien au forum (et ça change des quadruples comptes XD).
Et je lirai plus tard ta fiche (là, j'accueille juste en faisant ma fangirl sur ton vava !)
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Leo Accettura

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MessageSujet: Re: Noemi Garaffa [Howl]   Jeu 13 Oct - 18:47

Wesh, regarde comme je valide bien 8D

Fiche Validée !






Je ne sais pas pourquoi, mais je trouve qu'elle ressemble souvent à Numa -d'ailleurs j'irai lui dire deux mots à elle aussi- Bienvenue, Leo va se faire un plaisir de jouer au chevalier servant, j'en suis persuadée. si jamais tu as un souci, ou quelque chose, n'hésite pas à me demander de l'aide, ou le reste de l'équipe, ils sont pas beaucoup occupé ce moment /je sors/ Surtout n'oublies pas de créer ta fiche de liens, on l'attend avec impatience, ainsi que de faire recenser ton avatar


_________________________________________________

J'SUIS VERT MWHAHAHAHAHAHA.
Aya Murazaki [Sky] : M'enfin, d'façon,
Léo, il fait toujours ce qu'il veut avec Aya xD
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Noemi Garaffa [Howl]

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MessageSujet: Re: Noemi Garaffa [Howl]   Jeu 13 Oct - 18:57

Merci à tous les deux! : kiss : Et je suis soulagée que mon avatar fasse un bon avatar car d'habitude je met trente ans à les choisir et là, j'ai tranché dans le vif.

Ceci dit, comme c'est une création originale, j'ai vraiment besoin de recenser mon avatar?
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Ilana E. Acciari

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MessageSujet: Re: Noemi Garaffa [Howl]   Jeu 13 Oct - 18:59

Coucou et bienvenue ^^!

Jolie fiche, j'ai aimé ! : heart :
Pour le vava, si tu as l'auteur original, on peut le mettre dans la liste ^^
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Milo Vasco

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MessageSujet: Re: Noemi Garaffa [Howl]   Jeu 13 Oct - 23:37

Bienvenue sur UA! Encore une rousse? : shock :
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Egeado A. Iannone

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MessageSujet: Re: Noemi Garaffa [Howl]   Ven 14 Oct - 1:58

Les rousses c'est le bien ! (Non Egeado tu touches pas, t'es déjà presque casé avec quelqu'un de ton âge, tu te calmes " : cry : ")
J'avoue j'aime ton vava aussi et je dois aussi lire ta fiche, et c'est aussi prévu patati patata

Mais c'est trop génial ! Plein de filles ! Ca va faire plein de copine pour Alexis ça c'est trop cool XD Plein d'occasion de cacher les yeux de Leo aussi XD Et de Milo.

*Jette des confettis devant les nouveaux membres en sautillant*

*Et retourne baver dans son coin sur le vava d'Egeado*
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Delia Fabriosa

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MessageSujet: Re: Noemi Garaffa [Howl]   Ven 14 Oct - 2:16

PAS TOUCHE GEGE ! (Ouais je dépoussière Delia pour l'occasion XD)

Et je peux même te redire bienvenue parce que tu sais pas que c'est DC ... ah ben c'est dit.
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Noemi Garaffa [Howl]

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MessageSujet: Re: Noemi Garaffa [Howl]   Ven 14 Oct - 11:47

Merci et re-merci à Livio/Delia !

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Egeado A. Iannone

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MessageSujet: Re: Noemi Garaffa [Howl]   Ven 14 Oct - 12:09

*Rampe aux pieds de Delia* Ma chériiiiie : cry :
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Delia Fabriosa

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MessageSujet: Re: Noemi Garaffa [Howl]   Ven 14 Oct - 13:10

C'est bien, sage Egeado.

(Tain les instincts de floodeuse revienne vite quand même ... MODO, virez moi XD)

Et je veux Noemi en amie. Je veux une amie fille pour Delia, je suis en désespoir de trouver donc faut que j'y réfléchisse *.*

_________________________________________________

> Les enfants commencent par aimer leurs parents ; devenus grands, ils les jugent ; quelquefois, ils leur pardonnent.
[Oscar Wilde]
Spoiler:
 
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Noemi Garaffa [Howl]

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MessageSujet: Re: Noemi Garaffa [Howl]   Ven 14 Oct - 13:14

Le flood, c'est très sain. Et j'en serais ravie, copine de rousseur!
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Livio Gianelli

livio
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MessageSujet: Re: Noemi Garaffa [Howl]   Ven 14 Oct - 15:35

(Flemme de changer de compte)

Oui, c'est sain mais il parait que c'est répréhensible. Va comprendre.

Oh yeah, j'ai lancé une mode (ou pas, je sais, vu que Delia est un peu enterrée en ce moment), on va former le clan des rousses. Sans Numa parce que Vocaloid c'est le mal xD
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Egeado A. Iannone

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MessageSujet: Re: Noemi Garaffa [Howl]   Sam 15 Oct - 7:52

Ya un moment où on va vraiment perdre la moitié des nouveaux avec tous nos comptes sérieux...
J'ai plein de rp à faiiire et j'ai surtout plein de boulot pour les couuuurs *Se jette*
On flood, on flood ! : shock :
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Noemi Garaffa [Howl]

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